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Inventaire des Sites de Grand Intérêt Biologique


- Dernière modification du programme : 18/03/2009 - SPW/DGARNE/DEMNA/DNE. Dernière mise à jour des données le 08/10/2009

1. Critères de recherche :


2. Fiche détaillée correspondant au SGIB :

Haie Gabaux, Trou des Gattes et Crestia (Doische)

Coordonnées géographiques :

  • Liste des appelations :

    • Haie Gabaux, Trou des Gattes et Crestia (Doische)

  • Ancienne(s) commune(s), nouvelle(s) commune(s) et province(s)

    • Doische - DOISCHE (Namur)

  • Cantonnement : Viroinval

  • Planches IGN : 58/2

  • X Lambert : 176711 - Y Lambert : 93035

    Voir la carte du site (statique) ou sa localisation avec Google map !

Mentions dans d'autres inventaires de sites :

  • CORINE : 0 - N'est pas un site CORINE

  • ISIWAL : 0 - N'est pas un site ISIWAL

  • ZHIB : 0 - N'est pas une ZHIB ou une CSIS officielle

Statuts de protection :

  • Statut de la Loi de la Conservation de la Nature :

    Code LCNNom de la réserveType de réservePromoteur
    0     

  • ZPS : Entre Sambre-et-Meuse

  • Arrêté de classement : Non

  • Statuts au plan de secteur : Philippeville-Couvin (A.R. du 24/04/1980) : zone forestière d'intérêt paysager.

  • Tutelles internationales : Non

Brève description :

    Inclus entièrement dans le Bois des Fagnes, au nord du village de Doische, le site comprend une partie privée gérée en faveur de la biodiversité (Haie Gabaux), et un pré communal pâturé par des chevaux (Le Crestia). On y rencontre une chênaie-charmaie famennienne traversée de layons, chemins et clairières, des fourrés d'epineux, des prés du Molinion, des cariçaies, un groupement d'ornière riche en espèces rares, ... Une énorme population de succise des prés (Succisa pratensis) existe dans le pré communal. La flore comprend diverses espèces remarquables telles que le silaüs des prés (Silaum silaus), l'orchis tacheté (Dactylorhiza maculata), la laîche puce (Carex pulicaris), etc. L'intérêt entomologique de l'ensemble est exceptionnel, à l'instar du site voisin du Baquet.

Liste des habitats :

    CodeNom françaisSurfaceReprésentativitéProtection
    22.3233Communautés d'herbes naines des sols détrempés - /CORINE/ ? A 92/43/CEE I non-prioritaire
    31.812Fourrés à prunellier et troène - /CORINE/ ? ? Non
    31.87Clairières forestières - /CORINE/ ? ? Non
    37.217Prés à jonc épars - /CORINE/ ? ? Non
    37.312Prés à molinie acidophiles - /CORINE/ 4.0000 % A 92/43/CEE I non-prioritaire
    38.1Pâtures mésophiles - /CORINE/ ? ? Non
    41.25Chênaies-charmaies famenniennes - /CORINE/ ? A Non
    E5.22Ourlets forestiers mésophiles - // ? A

Liste disponible des espèces protégées, menacées et ou intéressantes :
Objectifs de conservation :

    Site en grande partie privé géré en faveur de la biodiversité, et notamment des papillons diurnes. Le pré communal est pâturé par des chevaux en tenant compte de la présence d'espèces animales vulnérables (papillons en particulier).

Dispositif de surveillance :

    La partie privée est gérée et surveillée par le propriétaire Jean Delacre. Le pré communal (Crestia) est sous la surveillance du Cantonnement DNF de Viroinval.

Accès au public et informations :

    Accès interdit.

Références ou résumé du plan de gestion éventuel :

    Le site est repris dans l'inventaire Natura 2000. Le site est géré depuis plusieurs années en faveur de la biodiversité par le propriétaire. Les layons forestiers ont été élargis de manière à les rendre plus accueillants pour les papillons. De plus, les coupes annuelles dans le taillis permettent la création de clairières favorables à la faune et à la flore. Le pré communal est pâturé plus ou moins extensivement par des chevaux. Ce mode de gestion ne semble pas néfaste pour l'instant.

Menaces sur le site :

    Aucune menace particulière.

Espèces invasives ou susceptibles de l'être :

    Juncus tenuis, Quercus rubra

Recommandations :

    Veiller à maintenir une gestion relativement extensive de la prairie enclavée (prendre contact avec le propriétaire).

Milieu physique :

    Le Bois des Fagnes fait partie d'une longue bande forestière couvrant la dépression de Fagne-Famenne qui s'étire grossièrement dans la direction est-ouest, de part et d'autre de la Meuse, entre le Condroz au nord et la Calestienne au sud. En comparaison avec cette dernière région collinéenne, le relief est très doux, avec une altitude moyenne de 190 m. Le site est traversé par trois ruisselets à débit intermittent dépendant du ruisseau de la Joncquière (bassin hydrographique de la Meuse).

    Le socle géologique est constitué de roches primaires du Dévonien supérieur. La majeure partie de la propriété repose sur des schistes de l'étage famennien (Fa) : assise de Mariembourg formée de schistes souvent violacés à psammites (Falb) et assise de Senzeille formée de schistes généralement verdâtres, souvent noduleux (Fala). Dans le nord du site apparaît également l'étage frasnien caractérisé par des schistes fréquemment noduleux (Frlm).

    Les schistes famenniens ont généralement engendré des sols argileux, lourds et superficiels, souvent très rétentifs en eau. Il se forme par temps humide une nappe perchée plus ou moins temporaire et percolant lentement. Cette nappe indiquant un drainage défectueux explique que les sols de la Fagne-Famenne sont presque exclusivement voués à la forêt et aux prairies. Par ailleurs, ces argiles s'assèchent très vite et sont susceptibles de se crevasser lors des étés secs.

    Dans le site considéré ici, on rencontre des sols limoneux fortement gleyifiés à profil non défini et substrat schisteux situé à faible profondeur (fAxh), des sols fortements gleyifiés sur matériaux limoneux (Ahp), des sols argileux fortement gleyifiés à profil non défini (Ehx), des sols argileux modérément gleyifiés à horizon B structural (Edb), des sols limoneux à horizon B structural et charge schisteuse (Gbbf), et enfin des sols limoneux peu caillouteux modérément gléyifiés à horizon B structural (Gdb). Le type dominant est toutefois un sol brun acide (Edb).

    Le climat régional, de type tempéré humide, est davantage sous influence atlantique que la Famenne située à l'est de la Meuse. La température moyenne annuelle est de 8,6°C et les précipitations moyennes annuelles sont de 781 litres/mètre carré. Il gèle en moyenne pendant 94 jours par an (données IRM).

    Pour des données plus précises, on se référera aux travaux de AVRIL (1984 et 1990) et de DELACRE & DELACRE (2004).

Milieu biologique :

    J. DELACRE & F. DELACRE (2004) et observations ultérieures (O. ROBERFROID, JY BAUGNEE et al., 2007) :

    La plus grande partie du site est actuellement couverte par une végétation forestière traitée essentiellement en taillis sous futaie. Un réseau de layons ainsi que quelques clairières sont entretenus en faveur de la biodiversité. A l'ouest, s'étend une prairie communale par des chevaux. L'ensemble fait partie intégrante d'un massif forestier plus vaste connu sous le nom de "Bois des Fagnes".

    La végétation dominante est représentée par la chênaie-charmaie à stellaire (Stellario-Carpinetum). Elle est dominée par Quercus robur qui est accompagné de Quercus petraea, Carpinus betulus, Corylus avellana, Acer pseudoplatanus, Betula pendula, Fagus sylvatica (rare), Populus tremula, Sorbus aucuparia, Frangula alnus, etc. On trouve également des épineux banals comme Prunus spinosa et Crataegus monogyna, mais également, beaucoup plus dispersés, Malus sylvestris subsp. sylvestris et Sorbus torminalis. La strate herbacée du sous-bois est caractérisée par la présence de Stellaria holostea et d'Anemone nemorosa, avec localement l'apparition d'espèces transgressives du Quercion, comme Holcus mollis, Convallaria majalis, etc.

    A divers emplacements, la présence de Carex flacca marque la sous-association de la chênaie-charmaie famennienne (Stellario-Carpinetum-Caricetum) occupant les sols lourds les plus fortement rétentifs.

    Une végétation du Cicendion, devenue exceptionnelle en Wallonie, se rencontre très localement sur certains chemins forestiers, avec notamment Gnaphalium uliginosum, Hypericum humifusum, Isolepis setacea, Juncus tenageia, Kickxia elatine, Lythrum portula, Centaurium pulchellum, Centunculus minimus, Cicendia filiformis, Radiola linoides, ... Il s'agit d'un groupement s'installant sur des substrats oligotrophes, acides, dans des situations éclairées ou de mi-ombre, souvent sur les ornières des coupes, chemins et layons forestiers.

    Diverses plantations sont en outre visibles sous forme d'ïlots (essentiellement Picea abies, Pinus sylvestris, Larix sp., Pseudotsuga menziesii).

    Un réseau de layons forestiers, en cours d'élargissement, permettent à une flore intéressante de s'épanouir. On note plus particulièrement divers éléments du Molinion comme Carex pulicaris, Succisa pratensis, Silaum silaus, Selinum carvifolia, toutes espèces en voie de régression dans nos régions.

    Le pré communal, enclavé en forêt et situé en bordure sud-ouest de la partie privée, renferme une population exceptionnelle de Succisa pratensis. Le cortège floristique comprend Potentilla reptans, Rumex acetosa, Juncus conglomeratus, Selinum carvifolia, Silaum silaus, Achillea ptarmica, Cirsium palustre, Ranunculus repens, Potentilla anserina, Dactylorhiza majalis, Dactylorhiza maculata, Anthoxantum odoratum, Lotus pedunculatus, Ranunculus flammula, Lysimachia nummularia, Juncus effusus, etc. Il faut y souligner l'absence apparente de Molinia caerulea.

    Au sud de ce pré s'étend une cariçaie à Carex acutiformis ainsi que des jonçaies à Juncus effusus et Juncus inflexus et, ici et là, des massifs de Lycopus europaeus et Mentha arvensis. La clairière est traversée de quelques haies et présente aux lisières des fourrés de Prunus spinosa formant un bel ourlet structuré.

Monument naturel :

    A compléter

Monument historique :

    A compléter

Histoire du site :

    L'ensemble du site était, jusqu'au milieu du 19ème siècle, couvert de prairies humides et de landes à bruyère servant d'aire de pâturage pour le troupeau communal. Avec l'abandon des pratiques agropastorales, les terrains sont progressivement retournés à la forêt ou ont été replantés volontairement. A l'heure actuelle, les plus vieux arbres ne dépassent pas 125 ans.

    Depuis son achat en 1923 par Gustave DELACRE, la gestion de la propriété a été axée essentiellement sur la chasse, ce qui explique les layons tracés pour l'organisation des battues et les coupes de taillis réalisées annuellement afin d'entretenir des zones de gagnage pour le gibier.

    A partir de 1990, la gestion forestière prend une autre orientation, plus favorable à la mise en valeur du patrimoine sylvicole ainsi que pour la biodiversité locale. Durant l'hiver 2001-2002, des aménagements susceptibles de favoriser le développement d'une population d'Euphydrias aurinia (sans doute l'espèce phare du site) sont entrepris par Jean DELACRE, qui seront continués les années suivantes. L'aspect cynégétique est donc complètement délaissé.

Répondant(s) ou auteur(s) des informations :

    J. DELACRE, 5, Rue de Wayaux, B-6211 Les Bons Villers. - V. FICHEFET, Ph. GOFFART et J.-Y. BAUGNEE, Centre de Recherche de la Nature, des Forêts et du Bois, B-5030 Gembloux.

  • Liste bibliographique :


    Un seul site correspond à vos critères de recherches.

    RAPPEL : Catalogue en développement permanent, données partielles ! L'absence d'un site ne signifie pas que celui-çi soit sans intérêt !!!

    Coordination de l'inventaire : E. Bisteau et J.Y. Baugnée (e-mail : offh@mrw.wallonie.be).
    Source des informations : Description basée au départ sur le travail de Noirfalise & Saintenoy-Simon (1992) puis complétés et corrigés par les membres d'ONG naturalistes (RNOB, A&G, ...) , les biologistes du CRNFB et les contractants de conventions. Les données ont été encodées au départ par M. Dufrêne, puis par L. Wargé et J.Y Baugnée.
    Mise en forme informatique: M. Dufrêne.


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