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1134 - Basse Wimbe

Site de Grand Intérêt Biologique (SGIB)

Synonymes :Basse-Wimbe / Prés d'Hodrimont
Communes :Rochefort
Cantonnements DNF :Rochefort
Surface :333.14 ha
Coordonnées :X Lambert : 204358 - Y Lambert : 91929
Voir la carte du site (statique) ou sa localisation avec Google map

Intro

Brève description

Le site assez étendu se localise au centre de la dépression schisteuse de la Famenne, entre les villages de Villers-sur-Lesse, Lessive et Ave-et-Auffe. Le paysage est très ouvert avec çà et là quelques lambeaux forestiers. Comme ailleurs en Famenne, la végétation des prairies a été profondément altérée par les opérations de remembrement, drainage et amélioration des herbages. Certaines prairies ont toutefois conservé quelques espèces typiques des anciens prés de fauche sur schistes comme la colchique (Colchicum autumnale), la succise des prés (Succisa pratensis), le silaüs des prés (Silaum silaus) ou encore la rare ophioglosse (Ophioglossum vulgatum). De manière à restaurer la flore originelle des prairies pauvres, la gestion pratiquée est la fauche tardive sans apport d'engrais, ou parfois le pâturage extensif par des bovins. Quelques boisements de chênes sur calcaire avec le cornouiller mâle (Cornus mas), le bois-gentil (Daphne mezereum), l'alisier (Sorbus torminalis) et même le genévrier (Juniperus communis) sont traités en réserve intégrale. L'avifaune des bocages est bien représentée avec le rossignol (Luscinia megarhynchos), l'hypolaïs polyglotte (Hippolais polyglotta), le tarier pâtre (Saxicola torquata), ... Dans les bois, on note entre autre le pic mar (Dendrocopos medius), le pic épeichette (Dendrocopos minor), le hibou moyen-duc (Asio otus). Le râle des genêts (Crex crex) a été observé dans les prés de fauche. L'entomofaune est très diversifiée.

Rappel : toute circulation en dehors de la voie publique requiert l'accord préalable du propriétaire ou de son délégué.

Carto

Régions naturelles

  • J0 - Famenne

Limites administratives

Ancienne(s) commune(s)SurfaceNouvelle(s) commune(s)Province(s)
Ave-et-Auffe48.88 haROCHEFORTNAMUR
Lessive59.42 haROCHEFORTNAMUR
Villers-sur-Lesse224.84 haROCHEFORTNAMUR

Cantonnements DNF

Cantonnement(s)SurfaceDirection(s)
Rochefort333.14 haDinant

Mentions dans d'autres inventaires de sites

A compléter

Site classé

A compléter

Propriétaire(s)

A compléter

Privé(s) Non  ONG Non  Communes Non  Région Non  Autres publics Non

Gestionnaire

Stéphane TOMBEUR, 95 rue Baronne Lemonier, 5580 Lavaux-Ste.-Anne (tél. 084 - 387 054).

Sites protégés

Code du siteNom du siteSurface
6717Basse Wimbe26,44 ha
RNOB_006Basse Wimbe

Biotopes

Biotopes WalEUNIS

CodeNomReprésentativitéSurfaceSource
G3.FPlantations de conifères

Espèces

Espèces de valeur patrimoniale

TaxonStatut de protectionListe rougeStatutAnnéeRep*ProtectionSource
Animaux - Vertébrés - Mammifères
Meles melesOuiNon
Muscardinus avellanariusOuiNon
Animaux - Vertébrés - Oiseaux
Accipiter gentilisOuiNonNicheur probable
Alauda arvensisOuiNon
Anthus trivialisOuiNon
Asio otusOuiNon
Crex crexOuiOuiNicheur2000M. Paquay
Dendrocopos minorOuiNon
Emberiza citrinellaOuiNon
Hippolais polyglottaOuiNon
Lanius collurioOuiNonNicheur
Lanius excubitorOuiOui
Pernis apivorusOuiNon
Saxicola torquatusOuiNon
Sylvia currucaOuiNon
Invertébrés - Insectes - Papillons diurnes
Argynnis paphiaNonNon
Limenitis camillaNonNon
Melanargia galatheaNonNon
Melitaea diaminaNonNon
Invertébrés - Insectes - Libellules
Coenagrion mercurialeOuiOui2000M. Paquay
Plantes - Plantes supérieures
Daphne mezereum
Juniperus communis
Lathyrus nissolia2013M. Paquay
Ophioglossum vulgatum
Orchis mascula
Orchis morio
Platanthera chlorantha
Pyrus pyraster
Silaum silaus
Succisa pratensis

Commentaires sur la faune

Mammifères (d'après JL. Gathoye, 1998):
La plaine herbeuse est régulièrement fréquentée par certains mammifères : le hérisson d'Europe (Erinaceus europaeus), la taupe commune (Talpa europaea),le lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus), le lièvre d'Europe (Lepus europaeus), le muscardin (Muscardinus avellanarius), le renard vulgaire (Vulpes vulpes), le blaireau (Meles meles), l'hermine (Mustela erminea), la fouine (Martes foina), le sanglier (Sus scrofa), le cerf élaphe (Cervus elaphus), le daim d'Europe (Dama dama) et le chevreuil (Capreolus capreolus).

Avifaune du site (d'après JL. Gathoye, 1998):
Parmi les espèces bien représentées dans la plaine de la Basse Wimbe, citons le pigeon ramier (Columba palumbus), l'alouette des champs (Alauda arvensis), le pipit des arbres (Anthus trivialis), le troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes), le merle noir (Turdus merula), la fauvette des jardins (Sylvia borin), la fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla), la mésange charbonnière (Parus major), le pinson des arbres (Fringilla coelebs) ou le bruant jaune (Emberiza citrinella).
Quelques données supplémentaires récentes complétant celles de l'Atlas sont à épingler (données de Stéphane TOMBEUR, 1998) : le hibou moyen-duc (Asio otus), nicheur certain, la bondrée apivore (Pernis apivorus), nicheuse probable, le pic mar (Dendrocopos medius), nicheur possible, le pic épeichette (Dendrocopos minor), nicheur certain, le pic noir (Dryocopus martius), nicheur possible, l'autour des palombes (Accipiter gentilis), nicheur probable, le traquet pâtre (Saxicola torquata), nicheur certain, et la buse pattue (Buteo lagopus), de passage. A cela, ajoutons la présence toute proche du grand corbeau (Corvus corax), entendu en juillet 1998 dans le Bois de Jawet, au NO de la Wimbe.
Le bocage et ses éléments structuraux sont essentiels à des espèces comme le rossignol philomèle, le traquet pâtre (Saxicola torquata), la locustelle tachetée (Locustella naevia), l'hypolaïs polyglotte (Hippolais polyglotta), la fauvette babillarde (Sylvia curruca), la fauvette grisette (Sylvia communis), la fauvette des jardins, la pie-grièche écorcheur (Lanius collurio), la pie-grièche grise (Lanius excubitor) ou le bruant jaune (Emberiza citrinella).
Depuis 1990, le site dela Basse Wimbe est annuellement occupé par 1 à 4 chanteurs du râle des genêts (Crex crex) !

Lépidoptères (d'après J.-L. Gathoye, 1998) : l'hespérie de la houlque (Thymelicus sylvestris), le petit Sylvain (Limenitis camilla), le tabac d'Espagne (Argynnis paphia), le damier noir (Melitaea diamina), le demi-deuil (Melanargia galathea), l'amaryllis (Pyronia tithonus) et la turquoise (Adscita statices) fréquentent le site.

Odonates : on note la présence d'une espèce très rare et menacée, Coenagrion mercuriale, qui occupe les fossés et les drains des prairies envahis par la végétation paludicole (Berula, etc.). En 2000, la population comptait plus de 70 individus (M. Paquay).

Commentaires sur la flore

Espèces protégées : Daphne mezereum, Juniperus communis, Orchis mascula, Orchis morio, Platanthera chlorantha.
Espèces rares ou indicatrices : Eleocharis palustris, Ophioglossum vulgatum, Colchicum autumnale, Pyrus pyraster, Scutellaria galericulata, Selinum carvifolia, Silaum silaus, Sorbus torminalis, Succisa pratensis, etc.(d'après J.-L. Gathoye, 1998).

Espèces exotiques

A compléter

Conservation

Objectifs de conservation

Protection d'un ensemble paysager de grand intérêt botanique, entomologique et ornithologique, représentatif de la Famenne Belge : prés de fauche et prairies maigres, haies, zones humides et boisements semi-ouverts. Le site est de toute première importance pour la nidification du râle des genêts en Belgique.

Menaces

Aucune menace particulière ne pèse actuellement sur ce site.

Recommandations

- agrandissement et consolidation de la réserve naturelle par l'acquisition de parcelles supplémentaires ;
- développement et recherche de nouveaux partenariats pour la gestion d'une partie de la réserve naturelle par le pâturage extensif.

Plan de gestion

La gestion conservatoire de la réserve naturelle de la Plaine de la Basse Wimbe visera :

- à conserver le caractère ouvert des prairies de la réserve;
- à conserver ou restaurer la végétation semi-naturelle caractéristique de Famenne;
- à favoriser le maintien et la restauration des zones humides;
- à conserver (restaurer) les haies limitantes;

- à favoriser les espèces animales dépendant des prairies semi-naturelles, par exemple en maintenant des zones-refuge là où cela est possible.


Les principales techniques utilisées sont :
- le déboisement : abattages de certains arbres (épicéas notamment...) en fonction du plan de gestion établi;
- le débroussaillement (coupes d'arbustes et de rejets de ligneux);
- la fauche manuelle ou mécanique (faux, barre faucheuse ou débroussailleuse) avec ou sans reprise de la jonchée, entre le 1er juillet et le 1er décembre. Des essais de fauchage printanier pourront être mis en oeuvre;
- le pâturage extensif par les moutons, les bovins ou les équins, à des périodes modulées en fonction des floraisons et des biocycles d'Invertébrés;

- le creusement de points d'eau ou de fossés aveugles;
- la plantation de haies.

Des contrats d'entreprise ont été établis entre les Réserves Naturelles RNOB et différents agriculteurs de la région en vue d'assurer la gestion de la réserve naturelle par la fauche. Les conventions ayant une durée limitée, il sera dès lors toujours possible de modifier la gestion afin de rencontrer plus encore les objectifs en question, comme, notamment, la mise en place de zones-refuge fonctionnelles.

Seules les parcelles récemment débarrassées de leurs épicéas ainsi que les parcelles forestières ne font pas l'objet d'un contrat d'entreprise.

Une série de mares ont été creusées sur les terrains de la réserve naturelle afin de favoriser l'installation du triton crêté (Triturus cristatus) sur le site.

Accès du public

L'accès au public de la réserve naturelle sera limité dans le cadre de visites guidées, lors des chantiers de gestion ou toute autre activité organisée dans le site et avalisée par la commission de gestion.

Les véhicules motorisés et vélos tout terrain ne seront pas admis dans la réserve, à l'exception des engins agricoles et autres destinés à la gestion du site (fauche, débroussaillage, ...).

Les études scientifiques seront suscitées et menées après accord de la commission de gestion.

Pour des motifs de sécurité publique, de protection d'espèces ou de travaux de gestion, la commission de gestion peut interdire temporairement certains accès.

Le site est facilement visible à partir d'un parking aménagé le long de la route entre Génimont et Lessive. Le public y est informé à l'aide de panneaux didactiques placés par Réserves Naturelles RNOB. Un dépliant d'information sur la réserve naturelle RNOB a été édité.

Détails

Description physique

La réserve naturelle de la Basse Wimbe est localisée au centre de la dépression de la Basse Famenne ou Famenne schisteuse (district phytogéographique mosan). La réserve est composée d'une série de prairies et de bois, s'étendant depuis le NE du hameau de Génimont jusqu'au S de la Station des Télécommunications de Lessive, au centre du triangle formé par les villages de Lavaux-Sainte-Anne, Ave-et-Auffe et Lessive.

Le site est limité au N par le Bois de la Héronnerie (au SE duquel s'est implanté le Centre des Télécommunications de Lessive), et au S, par les collines calcaires de la Calestienne. Vers l'O et le NO, s'étendent de vastes surfaces herbagères au centre desquelles coule la Wimbe. La route entre Eprave et Ave-et-Auffe limite la partie orientale du site.

Le site adopte un profil topographique régulier : les zones les plus élevées culminent à une altitude d'environ 175 m, et les plus basses, à une altitude d'environ 150 m. Depuis la route entre Lavaux-Sainte-Anne et Lessive, les terrains ont ainsi un dénivelé de plus ou moins 25 m, jusqu'à la Wimbe ou le Bois de la Héronnerie.

Cette partie de la Famenne, installée sur des argiles lourdes peu perméables (résultant de l'altération des schistes frasniens, plus rarement famenniens), est essentiellement à vocation herbagère. Le paysage y est très ouvert, seulement interrompu par quelques lambeaux forestiers, dont plusieurs petites plantations de conifères. Ici, comme ailleurs en Famenne, la végétation a été plus ou moins profondément altérée par des opérations de remembrement, de drainage et d'amélioration des herbages.

La plaine de la Basse Wimbe est entièrement incluse dans la Zone de Protection Spéciale 'Lesse et Lomme' désignée par le Gouvernement wallon en novembre 1987, en exécution de l'article 4 de la Directive Européenne 79/409.

Description biologique

En fonction des espèces recensées dans les diverses prairies en réserve, il est possible de reconnaître la présence de certains groupes socio-écologiques.

La classe des Molinio-Arrhenatheretea, regroupant des prairies fauchées et/ou pâturées, fertilisées ou non, sur sols moyennement frais à très humides, comprend des espèces à large répartition, ubiquistes comme la fétuque rouge (Festuca rubra), la houlque laineuse (Holcus lanatus), le plantain lancéolé (Plantago lanceolata)...

Deux ordres sont bien représentés. L'Arrhenatherion elatioris se rencontre dans les prairies grasses, en général fauchées, régulièrement entretenues et amendées, sur des sols fertiles riches en éléments minéraux, moyennement secs à moyennement humides. Les espèces qui en font typiquement partie sont par exemple : le fromental (Arrhenatherum elatius), le crépis des prés (Crepis biennis), la berce commune (Heracleum sphondylium), l'avoine dorée (Trisetum flavescens)... Le vulpin des prés (Alopecurus pratensis), omniprésent, fait partie aussi de cet ordre. Son abondance est à mettre en relation avec l'importance d'azote disponible dans le sol. La végétation des prairies au lieu-dit 'Elly' sont représentatives de cet ordre. L'Arrhenatherion est aussi particulièrement développé dans les prairie situées au lieu-dit 'Justice'.

Le Cynosurion s.l., quant à lui, concerne des prairies pâturées régulièrement entretenues et fertilisées. La présence d'espèces de cet ordre est la conséquence d'épisodes plus ou moins prolongés de pâturage : pâturage du regain ou pâturage permanent. La crételle (Cynosurus cristatus), le ray-grass commun (Lolium perenne), la fléole des prés (Phleum pratense) ou le trèfle blanc (Trifolium repens) en sont caractéristiques. Le Cynosurion est spécialement développé dans les prairies au lieu-dit 'Derrière le Bois' à Lessive, régulièrement pâturées.

L'ordre des Brometalia erecti est très faiblement représenté (pelouses et steppes sur sols calcimorphes, moyennement humides à secs, non amendés, pauvres en azote minéral). Les zones en haut de pente, plus sèches, en abritent quelques éléments épars. La gestion devrait mener à terme au développement de cette végétation à cet endroit.

Les espèces mésophiles des ourlets forestiers (lisières des bois et des taillis) appartenant aux Origanetalia sont tout aussi peu fréquentes.

Les espèces des Molinietalia caeruleae étaient sans doute jadis beaucoup plus abondantes, avant le développement des pratiques de drainage et de fertilisation. Les prairies hygrophiles semi-naturelles de fauche, non amendées ni fertilisées, sur sols à niveau phréatique élevé au moins une partie de l'année (alternance sec-humide), ne sont guère plus présentes qu'à l'état de fragments. Ces groupements sont écologiquement les plus précieux. A défaut d'en posséder des surfaces significatives dans la réserve naturelle de la Basse Wimbe, on peut espérer que la gestion mise en oeuvre sera favorable à la restauration de ces milieux. Ce groupement est toutefois sensible aux apports de phosphore, et l'on sait combien est lente l'élimination de cet élément. Mentionnons pour le Molinion caeruleae quelques rares colchiques (Colchicum autumnale) ainsi que ophioglosse vulgaire (Ophioglossum vulgatum), orchis bouffon (Orchis morio) et silaüs des prés (Silaum silaus), disséminés surtout dans les prairies au lieu-dit 'Dri le Plantis d'Elly'.

Les zones de prairies mouilleuses inondées en hiver sur sols assez riches en éléments biogènes, mésotrophes à eutrophes, plus ou moins amendés, où se concentrent les espèces du Calthion palustris, sont rares. Elles ne concernent que quelques drains suffisamment profonds, gorgés d'eau en hiver ('Hambay', 'Drie le Plantis d'Elly').

Le Filipendulion (mégaphorbiaies non ou peu exploitées, ni amendées, sur sols constamment humides à très humides, riches en azote) est visible sous la forme d'une frange étroite le long du drain au lieu-dit 'Hambay' et dans le fond plus mouilleux au 'Drie le Plantis d'Elly', récemment débarassé de ses épicéas.

Les haies le long des drains ('Elly', 'Hambay') ainsi que celles délimitant les parcelles au lieu-dit 'Drie le Plantis d'Elly' complètent le système bocager. Elles sont essentielles pour l'avifaune. Leur composition végétale est à mettre en rapport avec ce que l'on observe en lisière des forêts caducifoliées de Famenne. L'aubépine à un style (Crataegus monogyna), le prunellier (Prunus spinosa) et l'églantier commun (Rosa canina) en sont les espèces principales. Le saule marsault (Salix caprea), et le saule cendré (S. cinerea) composent la haie aux endroits les plus frais.

La petite parcelle au SO du Bois de la Héronnerie (lieu-dit 'Hambay'), acquise par les RNOB et incluse dans la réserve naturelle, est caractéristique de la chênaie-charmaie calcaire de Famenne. Parmi les espèces ligneuses du sous-bois, on distingue le cornouiller mâle (Cornus mas), l'aubépine à deux styles (Crataegus laevigata), le bois-gentil (Daphne mezereum), le genévrier commun (Juniperus communis), le poirier sauvage (Pyrus pyraster) ou l'alisier (Sorbus torminalis). Un bois analogue compose quelques petites parcelles au lieu-dit 'Elly'.

Monument naturel

Aucun monument.

Monument historique

Aucun monument.

Histoire du site

La Fagne-Famenne est une région réputée herbagère. Cette situation fait suite aux défrichements de la forêt primitive, qui était vraisemblablement composée de chênaies-charmaies, et d'aulnaies ou d'aulnaies-frênaies dans les zones les plus humides.

La nature schisteuse du sous-sol et l'abondance d'argile ont rendu les sols de cette région imperméables. Ils sont fréquemment inondés, mais subissent également de fortes sécheresses. Sur ces terres peu rentables, les cultures ont toujours été rares, et les prairies dominantes. A la fin du 18ème siècle, et au début du 19ème, il semble que des troupeaux paissaient déjà dans les prairies humides des vallées. A cette époque aussi, de vastes pâtures-sarts, provenant du défrichement de la forêt servaient de terrains de parcours pour les troupeaux de moutons. Ces endroits se sont recolonisés naturellement après l'abandon de l'élevage des moutons au 19ème siècle.

Dans le terroir bocager de la Famenne et de la Fagne, l'exploitation agricole traditionnelle (pacage extensif des troupeaux, fauches tardives...) fut responsable de la formation d'un type particulier de prairie humide, riche en succise des prés (Succisa pratensis), en sélin (Selinum carvifolia), en silaüs des prés (Silaum silaus), et en bien d'autres plantes à fleurs, graminées et laîches. Dans les fonds de vallée, d'autres végétations se sont développées, en rapport avec l'importance des dépôts d'alluvions, et des mouvements de la nappe phréatique : les mégaphorbiaies à reine-des-prés (Filipendula ulmaria), et toutes leurs variantes, entretenues le plus souvent par des fauches, plus rarement pâturées.

Mais après la deuxième guerre mondiale, l'avènement de pratiques agricoles plus modernes (utilisation de fertilisants, drainage, pâturage intensif, fauche précoce, labour, ensemencement) a progressivement transformé ces milieux. En beaucoup d'endroits, les fleurs ont même cédé leur place à la crételle (Cynosurus cristatus) et au ray-grass commun (Lolium perenne).

La carte IGN 59/2 au 1/20.000 levée en 1868 et révisée en 1924 indique que l'occupation des sols de la plaine de la Wimbe au début du siècle était très proche de ce que l'on observe actuellement. A l'époque du levé de la Carte de Ferraris (1771-1778), la zone où est aujourd'hui installée la réserve naturelle de la Basse Wimbe correspond à des 'terrains de culture'. Le Bois de la Héronnerie avait déjà sensiblement les mêmes limites.

Divers

Sources

RNOB

Répondants de l'information

Réserves Naturelles RNOB NATAGORA