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1285 - Carrière de la Falize

Site de Grand Intérêt Biologique (SGIB)

Synonymes :La Falize
Communes :Aywaille
Cantonnements DNF :Aywaille
Surface :22.56 ha
Coordonnées :X Lambert : 244195 - Y Lambert : 131031
Voir la carte du site (statique) ou sa localisation avec la cartographie dynamique

Intro

Brève description

La carrière de la Falize est située à Aywaille, sur le versant droit de la vallée de l'Amblève, juste à l'est du site classé de la Heid des Gattes. Elle fut ouverte en 1889 dans les affleurements psammitiques et de grès famenniens, qui ont été très largement exploités dans toute la région pour la production de moellons, pavés, dalles ornementales et matériaux concassés. Cette immense excavation, aujourd'hui abandonnée, a fait reculer le versant de la vallée, l'a découpé en une série de replats d'exploitation et a laissé dans le paysage d'énormes éboulis ainsi que des fronts de taille quasiment verticaux et instables. Actuellement, la carrière de la Falize renferme des milieux en grande partie artificiels, mais ceux-ci sont néanmoins d'une étonnante diversité et peuvent même présenter un certain intérêt. C'est en particulier le cas de la pelouse steppique colonisant les sols compactés du replat supérieur, qui constitue un type de végétation unique en Belgique où apparaît des plantes rarissimes comme l'armoise champêtre (Artemisia campestris) et le linosyris (Aster linosyris). Quelques affleurements naturels, ayant échappé à l'exploitation, portent encore de belles pelouses à fétuque des rochers siliceux (Festuca heteroptachys), comme sur la Heid des Gattes. Les fissures de ces rochers accueillent également d'intéressantes communautés de fougères dont le cétérach (Ceterach officinarum) et la doradille du nord (Asplenium septentrionale). Les différentes étapes de la colonistation végétale des éboulis sont très bien visibles dans la carrière de la Falize, ce qui lui confère un intérêt didactique. On y trouve en outre des dépressions marécageuses où la massette à feuilles étroites (Typha angustifolia) et la laîche glauque (Carex flacca) y forment des peuplements plus ou moins étendus. Ces différents biotopes constituent autant de refuges pour une faune riche et variée, dont l'un des représentants les plus prestigieux est le hibou grand-duc (Bubo bubo). On y signale aussi plusieurs espèces de reptiles dont une importante population de lézard des murailles (Podarcis muralis). Près de 140 espèces d'insectes ont été recensées à ce jour, parmi lesquelles douze papillons repris dans la liste rouge des espèces menacées en Wallonie, ainsi que diverses raretés comme le capricorne du genêt (Deilus fugax), le taupin d'Erichson (Cardiophorus erichsoni),...

Rappel : toute circulation en dehors de la voie publique requiert l'accord préalable du propriétaire ou de son délégué.

Carto

Régions naturelles

  • F0 - Condroz

Limites administratives

Ancienne(s) commune(s)SurfaceNouvelle(s) commune(s)Province(s)
Sougné-Remouchamps22.56 haAYWAILLELIEGE

Cantonnements DNF

Cantonnement(s)SurfaceDirection(s)
Aywaille22.56 haLiège

Mentions dans d'autres inventaires de sites

A compléter

Site classé

Site non classé.

Propriétaire(s)

Commune d'Aywaille.

Privé(s) Non  ONG Non  Communes Oui  Région Non  Autres publics Non

Gestionnaire

Les données biologiques sont rassemblées par Jean Fagot, Avenue de la Bovière, 7 à 4900 Spa.

Espèces

Espèces de valeur patrimoniale

TaxonStatut de protectionListe rougeStatutAnnéeRep*ProtectionSource
Animaux - Vertébrés - Oiseaux
Bubo buboOuiOuiNicheur
Corvus monedulaOuiNonNicheur
Phoenicurus phoenicurusOuiNon2000E. Graitson
Animaux - Vertébrés - Reptiles
Anguis fragilisOuiNonE. Graitson
Coronella austriacaOuiOui2008E. Graitson, M. Gramberg
Natrix natrixOuiOuiE. Graitson
Podarcis muralisOuiNonAbondant2000E. Graitson
Invertébrés - Insectes - Papillons diurnes
Brenthis inoNonNon1997J. Chapelle
Callophrys rubiNonNon1997J. Chapelle
Erynnis tagesNonNon1997J. Chapelle
Lasiommata maeraNonOui1997J. Chapelle
Leptidea sinapisNonNon1997J. Chapelle
Lycaena tityrusNonNon1997J. Chapelle
Melanargia galatheaNonNon1997J. Chapelle
Nymphalis polychlorosNonNon1997J. Chapelle
Pyrgus malvaeNonOui1997J. Chapelle
Satyrium pruniNonNon1997J. Chapelle
Spialia sertoriusNonNon1997J. Chapelle
Invertébrés - Insectes - Papillons nocturnes
Euplagia quadripunctaria1997J. Chapelle
Invertébrés - Insectes - Coléoptères - Cérambycidés
Deilus fugax1997J. Chapelle
Invertébrés - Insectes - Coléoptères - Coccinelles
Coccinella quinquepunctata2 ex.1999G.T. Coccinula (obs. J.Y. Baugnée)
Hippodamia variegata1 ex.1999G.T. Coccinula (obs. J.Y. Baugnée)
Invertébrés - Insectes - Orthoptères
Chorthippus vagans2006C. et S. Devillers
Invertébrés - Insectes - Hyménoptères
Anthidium punctatum1 ex.2000R. Litt
Anthophora retusa1 ex.1999R. Litt
Colletes similis1 ex.1998R. Litt
Corynis crassicornis5 ex.1998R. Litt
Hylaeus difformis1 ex.2000R. Litt
Hylaeus nigritus1998R. Litt
Osmia aurulenta1 ex.2000R. Litt
Plantes - Plantes supérieures
Artemisia campestrisDuvigneaud & Saintenoy-Simon (1988)
Asplenium adiantum-nigrumDuvigneaud & Saintenoy-Simon (1988)
Asplenium septentrionaleDuvigneaud & Saintenoy-Simon (1988)
Aster linosyrisDuvigneaud & Saintenoy-Simon (1988)
Centaurium erythraeaDuvigneaud & Saintenoy-Simon (1988)
Ceterach officinarumDuvigneaud & Saintenoy-Simon (1988)
Coincya cheiranthosDuvigneaud & Saintenoy-Simon (1988)
Crepis foetidaDuvigneaud & Saintenoy-Simon (1988)
Dianthus armeriaDuvigneaud & Saintenoy-Simon (1988)
Festuca heteropachysDuvigneaud & Saintenoy-Simon (1988)
Fragaria viridisDuvigneaud & Saintenoy-Simon (1988)
Lychnis viscariaDuvigneaud & Saintenoy-Simon (1988)
Melica ciliataDuvigneaud & Saintenoy-Simon (1988)
Ophrys apifera2000 pieds1996AJ. Berteau et al.
Vincetoxicum hirundinariaDuvigneaud & Saintenoy-Simon (1988)

Commentaires sur la faune

La faune entomologique est étudiée depuis quelques années par plusieurs entomologistes, sous l'impulsion de J. Fagot. Plusieurs espèces très rares, notamment, ont été recensées à ce jour.
- Hétéroptères : 15 espèces parmi lesquelles on peut citer Miris striatus, Graphosoma lineatum, Enoplops scapha, ...
- Homoptères : 3 espèces, dont la cicadelle peu commune Penthimia nigra.
- Lépidoptères rhopalocères : 26 espèces dont les plus intéressantes sont Brenthis ino, Callophrys rubi, Lycaena tityrus, Erynnis tages, Lasiommata maera, Nymphalis polychloros, Satyrium pruni et Spialia sertorius (observateur : J. Chapelle).
- Lépidoptères hétérocères : 6 espèces parmi lesquelles Callimorpha quadripunctaria, Thyris fenestrella et Zygaena meliloti.
- Hyménoptères aculéates : 59 espèces recensées, dont plusieurs très rares.
- Coleoptères : plus de 70 espèces appartenant à des familles variées; les espèces les plus remarquables sont Anthribus albinus (Anthribidae), Deilus fugax, Oberea linearis et Saperda carcharias (Cerambycidae), Smaragdina aurita (Chrysomelidae), Cardiophorus erichsoni (Elateridae).

Les reptiles sont représentés par le Lézard des murailles (Lacerta muralis), la Couleuvre coronelle (Coronella austriaca), la Couleuvre à collier (Natrix natrix) et l'Orvet (Anguis fragilis).

L'avifaune comprend plus particulièrement le Hibou grand-duc (Bubo bubo), le Choucas des tours (Corvus monedula) et le Rouge-queue à front blanc (Phoenicurus phoenicurus).

Commentaires sur la flore

La flore est moins riche que la Heid des Gattes toute proche, mais elle comprend néanmoins plusieurs espèces exceptionnelles. La célèbre joubarbe d'Aywaille, Sempervivum funckii var. aqualiense, semble quant à elle absente dans le périmètre de la carrière.
Espèces protégées : Artemisia campestris, Centaurium erythraea, Lychnis viscaria, Ophrys apifera.
Autres espèces intéressantes : Asplenium adiantum-nigrum, Asplenium septentrionale, Ceterach officinarum, Aster linosyris, Coincya cheiranthos, Crepis foetida, Dianthus armeria, Festuca heteropachys, Fragaria viridis, Melica ciliata, Carlina vulgaris subsp. intermedia, Typha angustifolia, Hieracium bauhinii, Hieracium piloselloides, Carduus nutans, Vincetoxicum hirundinaria, Vulpia myuros, Apera interrupta, ...

Espèces exotiques

A compléter

Conservation

Objectifs de conservation

Conservation des différents types de milieux présents et de la flore et la faune associées, et en particulier de la pelouse 'steppique' à Aster linosyris et Artemisia campestris (unique en Belgique !).

Menaces

- Zone de campement pour les scouts.
- Piétinements.
- Décharge sauvage.
- Exploitation des éboulis par les carriers.

Recommandations

Le classement en réserve de la carrière permettrait de créer un bloc d'ensemble avec le site protégé de la Heid des Gattes toute proche. À l'intérieur de la carrière, il y a lieu d'empêcher plus particulièrement le piétinement des pelouses steppiques.

Plan de gestion

A compléter

Accès du public

Propriété communale interdite d'accès (danger d'éboulement !).

Détails

Description physique

La carrière de la Falize s'étend sur près de 800 m de long et 450 m de large. Elle a été ouverte dès 1889 pour la production de pavés, moellons et dalles ornementales, dans les affleurements famenniens qui constituent le rebord méridional du synclinal de Comblain-au-Pont, dont la falaise de la Heid des Gattes représente un des ultimes témoins régionaux.

Du sud vers le nord se succèdent des bancs de macignos noduleux (partie supérieure de l'assise d'Esneux) puis des psammites en gros bancs généralement dépourvus d'intercalations schisteuses (assise de Montfort). À côté d'affleurements nettement siliceux, apparaissent des faciès plus ou moins calcarifères. L'hétérogénéité de la roche est étonnante: ainsi voisinent des psammites siliceux ou légèrement calcarifères, des macignos riches en CaCO3, des schistes...

Actuellement, la carrière de la Falize est désaffectée et présente une physionomie très accidentée avec fronts d'exploitation se présentant comme des falaises verticales, paliers horizontaux d'évacuation des roches, accumulations d'éboulis, et de-ci de-là des ilôts rocheux épargnés (d'après SAINTENOY et DUVIGNEAUD, 1989).

Description biologique

Contrairement à la falaise naturelle de la Heid des Gattes, on rencontre dans la carrière de la Falize des milieux en grande partie artificiels, qui ne sont néanmoins pas dénués d'intérêt autant d'un point de vue scientifique que pédagogique. Ainsi, on peut y trouver des zones très contrastées, telles par exemple la pelouse steppique unique en Belgique qui se développe sur le palier supérieur, les éboulis à végétation pionnière ou encore les dépressions marécageuses. D'autre part, la carrière abrite encore un ilôt de rochers psammitiques naturels qui ont échappés à l'exploitation et sont couverts de pelouses xériques. Les différents milieux rencontrés sont décrits succintement ci-dessous (d'après SAINTENOY et DUVIGNEAUD, 1989):

1- Les affleurements psammitiques subsistant portent une végétation diversifiée assez semblable à celle de la Heid des Gattes. On y rencontre l'association des rochers calcaires à Ceterach officinarum, l'association des rochers siliceux à Asplenium septentrionale et A. adiantum-nigrum, le groupement à Polypodium vulgare, un groupement ouvert à Sedum album, etc. En outre, la pelouse à Festuca heteropachys y est particulièrement développée. Il s'agit d'une zone relativement accessible et donc d'intérêt didactique;

2- Le replat supérieur est colonisé localement par une pelouse ouverte sur substrat artificiel relativement récent, qui évolue très peu du fait de la nature compacte du sol et du pâturage régulier par des chèvres sauvages. Il s'agit d'une pelouse 'steppique' unique en Belgique, très proche de l'association à Festuca heteropachys des falaises siliceuses et fort pauvre en espèces annuelles; elle renferme des espèces du Koelerio-Phleion phleoidis dont Festuca heteropachys, Artemisia campestris, Carlina vulgaris, Aster linosyris, Lychnis viscaria, des espèces de sols compacts comme Carex flacca et Leontodon autumnalis, des espèces calcicoles thermophiles telles que Echium vulgare, Sanguisorba minor, Helianthemum nummularium, Origanum vulgare, Fragaria viridis, et des espèces de friches dont Galium mollugo, Plantago lanceolata, Lotus corniculatus, Hieracium bauhinii, H. piloselloides, Inula conyzae, etc.;

3- Les fronts d'exploitation de la carrière, formés de roches récemment mises à jour, portent une maigre végétation pionnière à Carex flacca, Tussilago farfara,...en particulier au niveau de suintements;

4- Quelques zones marécageuses se sont formées sur les anciens paliers d'exploitation. Selon la profondeur de l'eau et le degré d'inondation, on observe deux types de colonisation végétale : une typhaie fragmentaire à Typha angustifolia, et une formation à Carex flacca accompagné de C. demissa ainsi que de diverses mousses (Philonitis fontana,...);

5- Les éboulis instables sont colonisés en premier lieu par un groupement à Rumex scutatus, auquel succède une colonisation préforestière dûe à Clematis vitalba; ces zones accueillent également des espèces comme Hieracium bauhinii, Helleborus foetidus, Melica ciliata, Carduus nutans, Vincetoxicum hirundinaria,.... La forêt est annoncée par plusieurs essences pionnières: Salix caprea, S. purpurea et Betula pendula;

6- Les replats schisteux et les éboulis portent des pelouses ouvertes à Sedum album, Erophila verna subsp. verna, Cerastium pumilum subsp. pallens, etc. ainsi que des pelouses à Vulpia myuros, Crepis polymorpha, Crepis foetida, Minuartia hybrida, Arenaria serpyllifolia, Poa compressa, Apera interrupta (pelouses du Thero-Airion fragmentaires);

7- À l'est de la carrière est présent, le long des sentiers, un groupement assez clairsemé à Potentilla argentea, Dianthus armeria,...

La carrière ainsi que la Heid des Gattes sont habitées par un troupeau de chèvres sauvages qui sont tout à fait indépendantes et autonomes. Enfin, on peut en outre admirer, lors de certaines années favorables, une remarquable floraison de l'orchidée Ophrys apifera (par exemple en 1996 où plus de 2000 pieds ont été comptés par J. Berteau !).

En février 2016, un lichen considéré comme disparu depuis plus d'un siècle du territoire belge, a été découvert dans le site et pour la première fois en Wallonie: il s'agit de Teloschistes chrysophthalmus, une espèce thermophile-héliophile dont la réapparition pourrait s'expliquer par la combinaison de deux facteurs: d'une part la réduction de la pollution atmosphérique acide depuis deux décennies, et d'autre part le réchauffement climatique (STECKX et CORHAY, 2016).

La faune est très riche comme le montre les recensements menés depuis plusieurs années par un groupe de naturalistes volontaires.

Monument naturel

Rochers.

Monument historique

Archéologie industrielle.

Histoire du site

Le site de la Falize avait jadis la même physionomie que la Heid des Gattes telle qu'on la connait actuellement, c'est-à-dire un coteau rocheux très escarpé fréquenté uniquement par des chèvres qui y brouttaient librement la maigre végétation.
La carrière a été ouverte dès 1889 et connu par la suite d'importantes extensions. En 1907, une autre carrière, celle de Goiveux, est exploitée plus à l'ouest. Dans les années 1940, les carriers avaient le projet d'accroître encore ces deux carrières et de les réunir en entamant ce qui subsiste de la Heid des Gattes. Actuellement, les deux sites d'exploitation sont complètement désaffectés (d'après Darimont, 1945, e.a.).

Biblio

, 1954, Le Famennien. In : Prodrome d'une description géologique de la Belgique, Vaillant-Carmanne, Liège, pp. 206-216.
, 1945, Un site biologique à protéger : la Heid des Gattes près d'Aywaille., Bulletin de la Société royale de Botanique de Belgique, 77 : 7-13.
, 1988, La Heid des Gattes à Sougné-Remouchamps (Aywaille)., Parcs nationaux, 43 : 108-126.
, 1984, Les pelouses xériques colonisant les falaises calcaires des vallées de l'Ourthe et de l'Amblève (province de Liège, Belgique). Leur importance floristique et phytogéographique., Colloques phytosociologiques, 11 : 297-309.
, 1958, Carte géologique de la Belgique. Texte explicatif de la feuille Louveigné-Spa 148., Service Géologique de la Belgique, Bruxelles, 55 pp.
, 2001, Les Hyménoptères du site de "l'ancienne carrière de la Falize" à Sougné (Remouchamps) (province de Liège)., Lambillionea, 101 (4) : 567-573.
, 1940, Les terrains carbonifères (Tournaisien et Viséen) et Dévoniens (psammites famenniens) des rives droite et gauche de l'Amblève. 57e excursion du 21 mai 1939., Lejeunia, 4 : 12-20.
, 1989, Guide botanique de la réserve de la Heid des Gattes (réserve naturelle d'Ardenne et Gaume à Aywaille)., Editeur J. Saintenoy-Simon, 58 pp.
, 2016, Teloschistes chrysophthalmus, un lichen retrouvé après plus d'un siècle en Belgique, dans la RNA de la Heid des Gattes à Aywaille, Parcs & Réserves, 71 (1): 30-33.

Divers

Sources

OFFH

Répondants de l'information

J. DUVIGNEAUD & J. SAINTENOY-SIMON (AEF); Cercle des Entomologistes Liégeois (observateurs : J. Fagot, J. Chapelle, R. Litt, M. Dethier, G. Miessen et M. Delwaide); E. Graitson & D. Ertz; J. Berteau; G.T. Coccinula.