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1664 - Rejet de Rhosnes

Site de Grand Intérêt Biologique (SGIB)

Synonymes :Le Vivier à Escanaffles
Communes :Celles, Mont-de-l'Enclus
Cantonnements DNF :Mons
Surface :13.90 ha
Coordonnées :X Lambert : 85586 - Y Lambert : 160498
Voir la carte du site (statique) ou sa localisation avec la cartographie dynamique

Intro

Brève description

Le Rejet de Rhosnes, aussi appelé Le Vivier, est une dépression marécageuse occupant la plaine de l'Escaut, au sud du village d'Escanaffles, à proximité de la Région flamande. Ce site d'une dizaine d'hectares comprend des prairies marécageuses, une roselière, des friches humides, des fourrés de saules et d'aulnes, et une plantation de peupliers récemment mise à blanc. Une particularité de l'endroit est la présence d'un réseau de nombreux fossés historiques, creusés il y a plusieurs siècles, et dont la fonction était de contrer la remontée des eaux souterraines dans le but de pouvoir exploiter les terres comme prairies de fauche, le foin ayant eu très longtemps une importance cruciale dans l'économie rurale de nos régions. A l'heure actuelle, les fossés sont colonisés par des franges de roselières et toute une série de plantes intéressantes telles que l'hottonie des marais (Hottonia palustris), la véronique à écussons (Veronica scutellata) ou encore la laiche vésiculeuse (Carex vesicaria). Les prairies marécageuses se distinguent quant à elles par l'abondance du populage des marais (Caltha palustris) qui témoigne de leur inondation prolongée. De plus, malgré le fait qu'elles aient été jusque récemment soumises à une gestion agricole conventionnelle, ces prairies sont restées remarquablement riches en espèces, avec notamment la flouve odorante (Anthoxanthum odoratum), graminée typique des praires maigres, le lychnis fleur de coucou (Lychnis flos-cuculi), la laiche distique (Carex disticha), l'achillée sternutatoire (Achillea ptarmica), le pigamon jaune (Thalictrum flavum), l'oenanthe fistuleuse (Oenanthe fistulosa), etc. Le site est également riche du point de vue faunistique, accueillant divers oiseaux nicheurs intéressants comme la gorgebleue à miroir (Luscinia svecica), la rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus), le bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus), la bouscarle de Cetti (Cettia cetti), la tourterelle des bois (Streptopelia turtur), de même que des insectes rares dans la région, entre autres le criquet ensanglanté (Stethophyma grossum), l'aromie musquée (Aromia moschata) ou le petit paon de nuit (Saturnia pavonia). Resté longtemps sans statut de protection, une partie du site (4 ha) a été acquise au printemps 2018 par l'association Natuurpunt afin d'y créer une réserve naturelle dite Le Vivier, en collaboration étroite avec Ardenne et Gaume, les Cercles des Naturalistes de Belgique et différents autres acteurs locaux.

Rappel : toute circulation en dehors de la voie publique requiert l'accord préalable du propriétaire ou de son délégué.

Carto

Régions naturelles

  • B2 - Collines hennuyères

Limites administratives

Ancienne(s) commune(s)SurfaceNouvelle(s) commune(s)Province(s)
Escanaffles13.9 haCELLESHAINAUT

Cantonnements DNF

Cantonnement(s)SurfaceDirection(s)
Mons13.9 haMons

Mentions dans d'autres inventaires de sites

A compléter

Site classé

A compléter

Propriétaire(s)

Privé(s) Oui  ONG Oui  Communes Non  Région Non  Autres publics Non

Espèces

Espèces de valeur patrimoniale

TaxonStatut de protectionListe rougeStatutAnnéeRep*ProtectionSource
Animaux - Vertébrés - Oiseaux
Acrocephalus palustrisOuiNon2-3 couples nicheurs2004M. Derume
Acrocephalus scirpaceusOuiNon2-3 couples nicheurs2004M. Derume
Anas creccaNonOuiHivernage (max. 15 ex.)2004M. Derume
Anthus spinolettaOuiNonHivernage2004M. Derume
Circus cyaneusOuiOui2004K. Scheldeman
Cuculus canorusOuiOui1 couple nicheur2004M. Derume
Emberiza schoeniclusOuiNon1-2 couples nicheurs2004M. Derume
Falco peregrinusOuiOuiMigration et hivernage2004K. Scheldeman
Gallinago gallinagoOuiOuiMigration et hivernage (jusque 100 ex.)2017K. Scheldeman, M. Derume
Luscinia svecicaOuiNonNicheur (max. 6 couples)2017K. Scheldeman, M. Derume
Lymnocryptes minimusOuiNonHivernage (max. ex.)2015Divers obs.
Rallus aquaticusOuiNonHivernage (1-2 ex.)2004M. Derume
Scolopax rusticolaNonNon2004K. Scheldeman
Animaux - Vertébrés - Amphibiens
Pelophylax kl. esculentusOuiNon2000B. Gauquie
Rana temporariaOuiNon2016B. Gauquie, K. Scheldeman
Invertébrés - Insectes - Coléoptères
Aromia moschata
Cetonia aurata
Invertébrés - Insectes - Coléoptères - Coccinelles
Anisosticta novemdecimpunctataNonNon2005M. Derume
Plantes - Plantes supérieures
Carex vesicaria2017K. Scheldeman et al.
Cuscuta europaea2013K. Scheldeman et al.
Hottonia palustris2017K. Scheldeman et al.
Oenanthe fistulosa2017K. Scheldeman et al.
Rhinanthus angustifolius2017K. Scheldeman et al.
Thalictrum flavum2017K. Scheldeman et al.
Veronica scutellata2017K. Scheldeman et al.

Commentaires sur la faune

Données à compléter.

Commentaires sur la flore

Données à compléter.

Espèces exotiques

Animaux: Alopochen aegyptiacus, Ondatra zibethicus.

Conservation

Objectifs de conservation

A compléter

Menaces

A compléter

Recommandations

A compléter

Plan de gestion

A compléter

Accès du public

A compléter

Détails

Description physique

A compléter

Description biologique

Le site du Rejet de Rhosnes n'a apparemment pas encore fait l'objet d'une étude botanique et faunistique détaillée. Des relevés préliminaires effectués en septembre 2003 (obs. J. Simar – SPW/DEMNA) ont permis de reconnaître les biotopes suivants:

- un fossé à Glyceria maxima avec Urtica dioica, Phalaris arundinacea, Solanum dulcamara, Phragmites australis, Scutellaria galericulata, ...

- un fossé inondé à Phragmites australis, Lycopus europaeus, Solanum dulcamara, Lythrum salicaria, Calystegia sepium, Epilobium palustre, Salix alba, Iris pseudacorus, Phalaris arundinacea, ...

- une prairie humide pâturée dans laquelle on trouve également une zone de source et un fossé, avec Equisetum fluviatile, Persicaria hydropiper, Persicaria lapathifolia, Juncus effusus, Juncus inflexus, Lathyrus pratensis, Ranunculus repens, Ranunculus acris, Phalaris arundinacea, Cardamine pratensis, Trifolium repens, Glyceria maxima, Plantago major, ....

- une prairie de fauche traversée par des fossés, avec Galium palustre, Lychnis flos-cuculi, Phragmites australis, Achillea ptarmica, Lythrum salicaria, Hottonia palustris, Taraxacum sp. , Myosotis cespitosa, Lysimachia nummularia, Epilobium palustre, Juncus effusus, Symphytum officinale, Ranunculus flammula, ...

- une ancienne peupleraie avec une alternance de mégaphorbiaies, fossés et roselières, avec Glyceria maxima, Solanum dulcamara, Typha angustifolia, Symphytum officinale, Persicaria lapathifolia, Epilobium hirsutum, Galeopsis tetrahit, Myosotis scorpioides, Phragmites australis, Juncus effusus, Lythrum salicaria, etc.

- un réseau de fossés, mégaphorbiaies et roselières avec Epilobium parviflorum, Myosoton aquaticum, Myosotis scorpioides, Juncus articulatus, Filipendula ulmaria, Iris pseudacorus, etc.

D'après SCHELDEMAN et al. (2019), «les prairies du Vivier sont caractérisées par la présence du populage des marais (Caltha palustris) qui témoigne d'une inondation prolongée. Malgré le fait que ces parcelles étaient jusqu'à l'année dernière soumises à une gestion agricole conventionnelle, annuellement amendées par une quantité (heureusement limitée) d'engrais, ces prairies sont restées remarquablement riches en espèces: aux côtés de la flouve odorante (Anthoxanthum odoratum), une graminée typique des praires maigres, on peut y observer entre autres le lychnis fleur de coucou (Lychnis flos-cuculi), la laiche distique (Carex disticha), l'achillée sternutatoire (Achillea ptarmica), le pigamon jaune (Thalictrum flavum), l'oenanthe fistuleuse (Oenanthe fistulosa), etc.».

D'après les mêmes auteurs, le réseau de fossés a un grand intérêt historique mais aussi botanique. On y note la présence de la laiche vésiculeuse (Carex vesicaria), de la véronique à écussons (Veronica scutellata), ainsi que de la prêle des eaux (Equisetum fluviatile) et de l'hottonie des marais (Hottonia palustris) qui confirment l'alimentation du site par les eaux des nappes phréatiques, riches en minéraux, mais pauvres en nutriments, ce qui permet de maintenir la qualité biologique de la zone humide.

Sur le plan ornithologique, le site renferme plusieurs espèces intéressantes en période de nidification: gorgebleue à miroir blanc (Luscinia svecica), coucou gris (Cuculus canorus), rousserolle verderolle (Acrocephalus palustris), rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus), bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus), tourterelle des bois (Streptopelia turtur).

Durant l'hiver ou en période de migrations, d'autres espèces  y font régulièrement halte, parfois en nombre important, comme la bécassine des marais (Gallinago gallinago), le râle d'eau (Rallus aquaticus), le pipit spioncelle (Anthus spinoletta) mais aussi quelques individus de la très discrète bécassine sourde (Lymnocryptes minimus).

Un micromammifère très discret a été noté récemment au bord d'un fossé: il s'agit de la musaraigne aquatique (Neomys fodiens).

Dans le rayon des insectes, encore très peu inventoriés à ce jour, on y a observé diverses espèces peu communes dans la région, comme la coccinelle des roseaux (Anisosticta novemdecimpunctata) (obs. M. Derume, 2005), la cétoine dorée (Cetonia aurata), l'aromie musquée (Aromia moschata), le petit paon de nuit (Saturnia pavonia), le criquet ensanglanté (Stethophyma grossum), etc.

Monument naturel

A compléter

Monument historique

A compléter

Histoire du site

A compléter

Divers

Sources

OFFH

Répondants de l'information

K. SCHELDEMAN / J. SIMAR / M. DERUME /

Date de la dernière modification de la fiche

2019-04-04