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2452 - Ancien terril du Bonnet

Site de Grand Intérêt Biologique (SGIB)

Communes :Saint-Nicolas
Cantonnements DNF :Liège
Surface :6.93 ha
Coordonnées :X Lambert : 232004 - Y Lambert : 147392
Voir la carte du site (statique) ou sa localisation avec la cartographie dynamique

Intro

Brève description

Le site du Bonnet est situé dans le sillon Sambre-et-Meuse, à proximité d'une zone urbaine, dans la commune de Saint-Nicolas. Cet ancien terril arasé, d'une surface modeste (4,5 ha) est actuellement principalement voué au pâturage extensif, ce qui a favorisé l'installation d'une série d'espèces végétales pionnières thermophiles et permis d'entretenir une certaine biodiversité. Hélas, celle-ci est fortement compromise par les dépôts sauvages d'immondices et de remblais, la surfréquentation du site par les riverains, le dérangement des populations de crapauds calamites par les enfants et l'intensification du pâturage. Si une gestion ne se met pas en place rapidement, c'est un site caractérisé par une diversité remarquable, particulièrement pour les plantes, les papillons et les orthoptères, qui pourrait disparaître. De plus, le terril du Bonnet constitue un site majeur pour deux espèces en voies d'extinction: le crapaud calamite et la cotonnière naine. Plus de trente pontes de crapaud calamite (Bufo calamita) y ont été comptabilisées en 2006. Cet animal rare et protégé en Wallonie est toutefois menacé d'extinction sur le site, par disparition des zones humides et des mares temporaires. La cotonnière naine (Filago minima), petite plante annuelle, n'est quant à elle observée sur aucun autre terril liégeois.

Rappel : toute circulation en dehors de la voie publique requiert l'accord préalable du propriétaire ou de son délégué.

Carto

Régions naturelles

  • E0 - Sillon sambro-Mosan

Limites administratives

Ancienne(s) commune(s)SurfaceNouvelle(s) commune(s)Province(s)
Saint-Nicolas6.93 haSAINT-NICOLAS (partim ???)LIEGE

Cantonnements DNF

Cantonnement(s)SurfaceDirection(s)
Liège6.93 haLiège

Mentions dans d'autres inventaires de sites

A compléter

Site classé

A compléter

Propriétaire(s)

A compléter

Privé(s) Non  ONG Non  Communes Non  Région Non  Autres publics Non

Gestionnaire

Réserves Naturelles RNOB-Natagora, Rue du Wisconsin, 3, 5000 Namur.

Espèces

Espèces de valeur patrimoniale

TaxonStatut de protectionListe rougeStatutAnnéeRep*ProtectionSource
Animaux - Vertébrés - Amphibiens
Bufo calamitaOuiOuitrentaine de pontes2006Natagora - Interreg Pays des terrils
Animaux - Vertébrés - Reptiles
Anguis fragilisOuiNoncommun sur le site2006Natagora - Interreg Pays des terrils
Invertébrés - Insectes - Coléoptères - Coccinelles
Adalia bipunctata2006Natagora - Interreg Pays des terrils
Invertébrés - Insectes - Orthoptères
Oedipoda caerulescensQuelques dizaines2006Natagora - Interreg Pays des terrils
Plantes - Plantes supérieures
Epilobium lanceolatum2006Natagora - Interreg Pays des terrils
Erigeron acer2006Natagora - Interreg Pays des terrils
Filago minima2006Natagora - Interreg Pays des terrils
Galeopsis angustifolia2006Natagora - Interreg Pays des terrils
Petrorhagia prolifera2006Natagora - Interreg Pays des terrils
Potentilla argentea2006Natagora - Interreg Pays des terrils

Commentaires sur la faune

Herpétofaune (données Natagora - Interreg Pays des Terrils, 2006):
Bufo calamita, Anguis fragilis.

Avifaune (données Natagora - Interreg Pays des Terrils, 2006):
Accenteur mouchet, Chardonneret élégant, Corneille noire, Etourneau sansonnet, Fauvette à tête noire, Fauvette grisette, Martinet noir, Merle noir, Mésange bleue, Mésange charbonnière, Moineau domestique, Pic épeiche, Pie bavarde, Pigeon ramier, Pinson des arbres, Pouillot fitis, Pouillot véloce, Rougegorge familier, Rousserolle verderolle, Tourterelle turque, Troglodyte mignon.

Coccinelles (données Natagora - Interreg Pays des Terrils, 2006):
Adalia bipunctata, Chelichorus remipustulatus, Coccinella septempunctata, Harmonia axyridis, Hippodamia variegata, Propylea quatuordecimpunctata, Psyllobora vigintiduopunctata

Papillons (données Natagora - Interreg Pays des Terrils, 2006):
Carcharodus alceae, Celastrina argiolus, Coenonympha pamphilus, Colias crocea, Colias hyale, Cyaniris semiargus, Erynnis tages, Inachis io, Leptidea sinapis, Lysandra coridon (?), Maniola jurtina, Melanargia galathea, Papilio machaon, Pieris brassicae, Pieris napi, Pieris rapae, Polygonia c-album, Polyommatus icarus, Thymelicus sylvestris, Vanessa atalanta, Vanessa cardui.

Orthoptères (données Natagora - Interreg Pays des Terrils, 2006):
Chorthippus biguttulus, Chorthippus brunneus, Chorthippus parallelus, Chrysochraon dispar, Metrioptera bicolor, Oedipoda caerulescens, Omocestus rufipes, Phaneroptera falcata, Pholidoptera griseoaptera, Tetrix undulata

Autres (données Natagora - Interreg Pays des Terrils, 2006):
Quarantaine de mousses dont Campylopus introflexus; Corizus hyoscyami.

Commentaires sur la flore

Phanérogames (données Natagora - Interreg Pays des Terrils, 2006):
Acer pseudoplatanus, Achillea millefolium, Agrimonia eupatoria, Agrostis capillaris, Agrostis stolonifera, Ajuga reptans, Anthriscus sylvestris, Aquilegia vulgaris, Arctium sp., Arenaria serpyllifolia, Arrhenatherum elatius, Artemisia vulgaris, Avenula pubescens, Bellis perennis, Berteroa incana, Betula pendula, Brachypodium sylvaticum, Bromus hordeaceus, Buddleja davidii, Calamagrostis epigejos, Calystegia sepium, Campanula rapunculus, Campanula rotundifolia, Capsella bursa-pastoris, Cardamine hirsuta, Carduus crispus, Carex hirta, Carlina vulgaris, Castanea sativa, Centaurea gr. jacea, Cerastium fontanum vulgare, Cerastium pumilum, Chaenorrhinum minus, Chaerophyllum temulum, Chenopodium album, Cirsium arvense, Cirsium vulgare, Clematis vitalba, Convolvulus arvensis, Conyza canadensis, Cornus sanguinea, Corylus avellana, Cotoneaster horizontalis, Crataegus monogyna, Crepis capillaris, Cynosorus cristatus, Cytisus scoparius, Dactylis glomerata, Daucus carota, Digitalis purpurea, Digitaria sanguinalis, Dipsacus fullonum, Dryopteris filix-mas, Echium vulgare, Elymus repens, Epilobium lanceolatum, Epilobium sp., Equisetum arvense, Erigeron acer, Erigeron annuus, Erophilia verna, Eupatorium cannabinum, Festuca pratensis, Festuca rubra, Festuca sp., Filago minima, Fraxinus excelsior, Galeopsis angustifolia, Galium aparine, Geranium dissectum, Geranium molle, Geranium pusillum, Geranium pyrenaicum, Geum urbanum, Glechoma hederacea, Hedera helix, Herniaria glabra, Hieracium bauhinii, Hieracium lachenalii, Hieracium pilosella, Hieracium piloselloides, Hieracium sabaudum, Hieracium x brachiatum, Holcus lanatus, Hypericum perforatum, Hypochaeris radicata, Inula conyzae, Juglans regia, Lactuca serriola, Lamium album, Lamium purpureum, Lapsana communis, Lathyrus latifolius, Leontodon autumnalis, Leontodon saxatile, Lepidium campestre, Lepidium ruderale, Leucanthemum vulgare, Linaria vulgaris, Lolium sp., Lotus corniculatus, Malus sylvestris mitis, Malva moschata, Matricaria discoidea, Matricaria maritima inodora, Medicago lupulina, Melilotus officinalis, Myosotis arvensis, Origanum vulgare, Papaver dubium, Pastinaca sativa sativa/urens, Petrorhagia prolifera, Picris hieracioides, Pinus sylvestris, Plantago lanceolata, Plantago major, Poa annua, Poa compressa, Poa nemoralis, Poa pratensis, Poa pratensis angustifolia, Polygonium aviculare, Populus sp., Populus tremula, Potentilla anserina, Potentilla argentea, Potentilla intermedia, Potentilla norvegica, Potentilla reptans, Prunus avium, Prunus spinosa, Quercus robur, Ranunculus bulbosus, Ranunculus repens, Reseda lutea, Reseda luteola, Robinia pseudoacacia, Rorippa palustris, Rosa canina, Rubus sp., Rumex acetosella, Rumex obtusifolius, Salix sp., Sambucus nigra, Senecio inaequidens, Senecio jacobaea, Senecio vulgaris
Silene vulgaris, Sisymbrium officinale, Solidago canadensis, Sonchus asper, Tanacetum parthenium
Tanacetum vulgare, Taraxacum sp., Thlaspi sp., Torilis japonica, Tragopogon pratensis, Trifolium arvense, Trifolium campestre, Trifolium dubium, Trifolium pratense, Trifolium repens, Trisetum flavescens, Tussilago farfara, Urtica dioica, Verbascum densiflorum, Verbascum thapsus, Verbena officinalis, Veronica arvensis, Veronica persica, Veronica serpyllifolia, Vicia cracca, Vicia hirsuta, Vicia sativa, Vicia sepium, Viola sp., Vulpia myuros

Espèces exotiques

Senecio inaequidens, Cotoneaster horizontalis, Berteroa incana, Conyza canadensis, Solidago canadensis, Buddleja davidii, Harmonia axyridis, Campylopus introflexus, Erigeron annuus, Lepidium ruderale, Matricaria discoidea, Hieracium bauhinii, Potentilla intermedia, Potentilla norvegica, Robinia pseudoacacia.

Conservation

Objectifs de conservation

A compléter

Menaces

'- Remblais sauvages
- Dépôts d'immondices sauvages
- Surfréquentation du site par les enfants ('jeu' de capture des crapauds calamites) et les riverains
- Intensification du pâturage'

Recommandations

Une gestion urgente et prioritaire pour la sauvegarde de Bufo calamita sur ce site est souhaitée si l'on souhaite sauver l'espèce.

Plan de gestion

Afin de conserver et de favoriser le développement de la biodiversité sur ce terril, les principales mesures recommandées sont :
1. recréation d'une zone humide et de complexes de mares temporaires indispensables à la reproduction du crapaud calamite ;
2. élimination et interdiction des remblais de terre argileuse altérant l'originalité du site (pâture sur schiste) ;
3. protection et conservation de la population de la cotonnière naine (Filago minima) ;
4. gestion conservatoire des pâtures par le maintien du pâturage extensif par les chevaux, les moutons et les chèvres. La réalisation d'une convention entre la commune et le berger italien qui circule le site serait des plus judicieuse afin d'avoir la maîtrise des modalités de pâturage (période, charges…) ;
5. nettoyage et élimination des décharges d'immondices sauvages sur les flancs du terril ;
6. sensibilisation et éducation des riverains et des enfants du coin afin de respecter le site et particulièrement l'herpétofaune activement pourchassée sur le site ;
7. gestion du chenal longeant la boulaie à l'est du site afin de conserver des abris propices à l'orvet (pose de poutres ou de tôles ondulées) ;
8. gestion conservatoire des fourrés afin de conserver le faciès type en éliminant ponctuellement les grands arbres et en rafraîchissant les milieux par débroussaillage.

Accès du public

Aucun aménagement n'existe actuellement sur le site mais il y a présence, en périphérie, d'une plaine de jeux, de terrains de football et d'un parcours Vita.

Détails

Description physique

Ancien terril charbonnier arasé et se présentant comme un cratère.

Description biologique

(Données provenant de Natagora - Interreg Pays des Terrils, 2006)
La Flore du Bonnet:
L'association du pâturage et des schistes pauvres permet la colonisation du site par une flore diversifiée comprenant de nombreuses espèces peu communes.
Les milieux pâturés peuvent se diviser en deux zones. La première, une vaste pâture sur sol riche (terre arable argileuse), pâturé préférentiellement par les animaux sur laquelle le tapis graminéen est bien développé. La seconde, beaucoup plus restreinte et confinée au nord du site, une pâture pionnière sur schistes, est riche en espèces pionnières peu communes ou rares.
Dans la pâture sur terre arable, on rencontre de nombreuses graminées comme le fromental (Arrhenatherum elatius), les agrostides (Agrostis sp.), les fétuques (Festuca sp.), les pâturins (Poa sp.), la crételle (Cynosorus cristatus)… De nombreuses plantes à fleurs, souvent communes et de grandes tailles, colorent cette pâture. On peut citer la carotte sauvage (Daucus carota), la vipérine (Echium vulgare), la mauve musquée (Malva moschata), la potentille ansérine (Potentille anserina), la porcelle enracinée (Hypochaeris radicata), le séneçon jacobée (Senecio jacobaea), le léontodon d'automne (Leontodon autumnalis)…
Dans la pâture sur schistes, on rencontre plutôt des petites espèces pionnières et annuelles qui tolèrent peu l'envahissement par les graminées. Parmi ces espèces, plusieurs espèces remarquables comme la carline (Carlina vulgaris), l'herniaire glabre (Herniaria glabra), l'oeillet prolifère (Petrorhagia prolifera), l'inule conyze (Inula conyzae), la potentille argentée (Potentilla argentea), la potentille norvégienne (Potentilla norvegica), la vulpie queue de rat (Vulpia myuros), l'épervière fausse piloselle (Hieracium piloselloides), l'épervière de Bauhin (Hieracium bauhinii) et son hybride Hieracium x brachiatum avec la piloselle vraie (Hieracium pilosella), le pied-de-lièvre (Trifolium arvense), l'érigéron âcre (Erigeron acer)… Mais c'est la découverte de la petite cotonnière naine (Filago minima) qui mérite une attention particulière puisque cette espèce en voie d'extinction (liste rouge des plantes menacées de Wallonie) n'avait encore jamais été signalée sur les terrils liégeois !
Ces pâtures malheureusement n'échappent pas à la colonisation par des espèces exotiques comme le séneçon du cap (Senecio inaequidens), le cotonéaster horizontal (Cotoneaster horizontalis), l'alysson blanc (Berteroa incana), la vergerette du Canada (Conyza canadensis), la verge d'or du Canada (Solidago canadensis), l'arbre aux papillons (Buddleja davidii)…
Les flancs du site sont occupés par des fourrés denses qui offrent un refuge pour les oiseaux. De nombreux ligneux caractérisent ces fourrés dont les aubépines (Crataegus monogyna), le pommier domestique (Malus sylvestris subsp. mitis), le bouleau (Betula pendula), le frêne (Fraxinus excelsior), le cornouiller sanguin (Cornus sanguinea)…
Localement, les flancs s'éclaircissent assurant le développement de pelouses et de friches. Au nord-ouest, le flanc se dégage complètement laissant apparaître la pente mobile avec des végétations pionnières.
Dans ces milieux ouverts, on observe de nombreuses plantes rencontrées dans la pâture ainsi que des espèces des lisières et des zones préforestières comme le torilis anthrisque (Torilis japonica), la digitale (Digitalis purpurea), l'eupatoire (Eupatorium cannabinum), le panais cultivé (Pastinaca sativa), le salsifis des prés (Tragopogon pratensis), la grande cardère (Dipsacus fullonum) …
On peut citer l'existence d'un faciès à digitaire sanguine (Digitaria sanguinalis) sur le flanc nord du site qui témoigne de l'ancienne activité de combustion du terril.
Dans les cordons de boulaies, le bouleau (Betula pendula) domine la végétation. En sous-bois, peu d'espèces sont observées mais on peut citer l'ancolie (Aquilegia vulgaris), probablement échappée des jardins, l'origan (Origanum vulgare), le tussilage (Tussilago farfara) et plus rare l'épilobe lancéolé (Epilobium lanceolatum), habituellement rencontré sur les pentes mobiles.
L'Herpétofaune du Bonnet:
Une espèce d'amphibien et une espèce de reptile ont été observées sur le site.
Les amphibiens sont représentés par le crapaud calamite (Bufo calamita), espèce protégée en Wallonie, dont une trentaine de pontes ont été comptées entre mai et août 2006. Le Bonnet est le seul site du projet Pays des Terrils, avec le Gosson, où l'espèce a été observée !
Contrairement au Gosson, l'évolution actuelle du site laisse présager un avenir sombre pour cette petite population car la zone humide qui était fréquentée par l'espèce lors de la reproduction est asséchée. Il ne reste plus que quelques ornières creusées par des camions qui servent de lieux de pontes. Malheureusement, les mares de ces ornières s'assèchent très rapidement, bien avant que les têtards ne quittent l'eau !
De plus, le site est fréquenté par de nombreux enfants qui recherchent activement l'espèce en soulevant les pierres et les pneus (placés là pour créer des abris pour les crapauds) et dérangeant inutilement les crapauds.
L'orvet (Anguis fragilis) est le seul reptile observé sur le site. Ce lézard sans patte semble commun sur le site d'après les enfants qui le capturent et le ramènent parfois chez eux.
Il est probable que d'autres espèces fréquentent le site comme la grenouille rousse ou le crapaud commun ; du moins en été, qui correspond à la période de dispersion des adultes.
L'Avifaune du Bonnet:
Le terril du Bonnet abrite une vingtaine d'espèces, surtout dans les fourrés en bordure du site. En effet, la majorité du site présente un habitat ouvert qui n'est guère favorable à la nidification des oiseaux. Seules quelques espèces sont adaptées aux friches et pourraient s'y installer (tarier pâtre, alouette lulu…). Aucune de ces espèces n'a été observée en 2006 sur le Bonnet. La diminution globale de leurs populations dans les friches de la vallée de la Meuse ainsi que la fréquentation du site qui génère un dérangement pour ces espèces sont peut-être à l'origine de l'absence de l'alouette lulu et du tarier pâtre. De plus, ces espèces apprécient aussi, en général, de plus grandes superficies.
Les fourrés sont intéressants pour la présence du pouillot fitis et de la rousserolle verderolle qui sont les deux espèces remarquables pour ce site. Les pigeons ramiers, les étourneaux et les corvidés se nourrissent en bande sur le site, à la recherche de graines ou profitant de la présence de bétail pour glaner les insectes et leurs larves dérangées par les animaux. La pelouse rase est un milieu apprécié par les corvidés.
Les papillons du Bonnet:
Vingt et une espèces ont été vues sur le site dont une incertaine, le bleu nacré (Lysandra coridon). La plupart sont des espèces communes en Wallonie mais certaines d'entre elles méritent une attention particulière.
Ainsi, le demi-deuil (Melanargia galathea), le demi-argus (Cyaniris semiargus) et la grisette (Carcharodus alceae) sont des espèces peu communes fréquentant les pâtures et les pelouses thermophiles du site. Signalons, par exemple, que le Bonnet est le seul site où la grisette a été observée. De plus, l'espèce n'était pas connue dans cette localité de Belgique. Le demi-argus est ici un papillon très commun qui est observé facilement en été pendant les jours de canicules.
Parmi les espèces moins communes, on peut citer le point de Hongrie (Erynnis tages), le souci (Colias crocea) et le soufré (Colias hyale).
Les espèces les plus courantes sur le site sont l'azuré de la bugrane (Polyommatus icarus), le machaon (Papilio machaon) qui fréquente les ombellifères et la piéride du navet (Pieris napi).
Certaines espèces sont observées ponctuellement ou vraiment rarement comme le robert-le-diable (Polygonia c-album) rencontré dans les fourrés, l'azuré des nerpruns (Celastrina argiolus), espèce généralement commune mais discrète, le vulcain (Vanessa atalanta) plutôt observé en automne à la recherche d'un abri pour hiberner.
Les Orthoptères du Bonnet:
Une dizaine d'espèces a été observée sur le site dont le criquet à ailes bleues (Oedipoda caerulescens), seule espèce de criquet protégée en Wallonie. On notera aussi la présence du criquet noir-ébène (Omocestus rufipes), espèce peu commune typique des milieux pauvres en végétations.
Les espèces les plus courantes sont les criquets du genre Chorthippus qui occupent tout le site. Le criquet duettiste (Chorthippus brunneus) est particulièrement abondant dans les pâtures.
Parmi les sauterelles, on peut citer la decticelle bicolore (Metrioptera bicolor) espèce peu commune et discrète. D'autres espèces de sauterelles plus communes ont été observées comme le phanéroptère commun (Phaneroptera falcata) et la decticelle cendrée (Pholidoptera griseoaptera).
On s'étonnera de ne pas trouver la grande sauterelle verte (Tettigonia viridissima) qui doit probablement fréquenter le site mais qui n'a pas été vue lors des prospections.
Le tétrix des clairières (Tetrix undulata), espèce pionnière des milieux chauds, est observé dans la pelouse sur schistes.
Les coccinelles du Bonnet:
Etonnement, le site abrite peu d'espèces de coccinelles. Seules, sept espèces ont été dénombrées. Cela ne signifie pas que d'autres espèces ne soient pas présentes. On s'étonnera ainsi de ne pas trouver sur le site, la grande coccinelle orange (Halyzia 16-guttata) ou la coccinelle à 14 points blancs (Calvia 14-guttata).
Une seule espèce est commune sur le site, il s'agit de la coccinelle à 7 points (Coccinella 7-punctata) qui est rencontrée dans tous les milieux. Les autres espèces n'ont été observées qu'en faible densité. Parmi ces espèces, on peut citer la coccinelle des friches (Hippodamia variegata), espèce des pelouses thermophiles peu commune.
La coccinelle à 2 points (Adalia 2-punctata) est également notée sur le site alors que sur beaucoup de sites du projet, elle n'a pas été observée. Cette disparition apparente de l'espèce pourrait s'expliquer par la prolifération de la coccinelle asiatique (Harmonia axyridis), espèce asiatique invasive prédatrice de nos petites coccinelles indigènes. La coccinelle asiatique est aussi observée sur le Bonnet mais en densité très faible.
On notera également la présence d'une espèce considérée comme commune mais quasi jamais observée sur les sites du projet, la coccinelle des saules (Chilocorus renipustulatus).
Autres:
Parmi les autres observations, on peut citer les mousses qui comptent 40 espèces, dont le Campylopus introflexus, mousse d'origine africaine invasive sur les terrils.
Sur les ombellifères, une punaise ressemblant au gendarme, le Corizus hyoscyami est observé.
Le renard fréquente régulièrement le site. Il est observé très souvent par les habitants jouxtant le terril.

Monument naturel

A compléter

Monument historique

A compléter

Histoire du site

Exploitation charbonnière de 1914 à 1929.

Divers

Sources

Natagora - Interreg Pays des Terrils

Répondants de l'information

P. HAUTECLAIR (Interreg Pays des Terrils - Natagora) Rue du Wisconsin, 3, 5000 Namur.