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Epidémie de grippe aviaire

Depuis plusieurs semaines, le virus de la grippe aviaire se propage à travers l'Europe et des centaines de cas ont déjà été signalés.

En Belgique, depuis la mi-novembre, des cas ont été détectés tant chez les oiseaux sauvages qu'au sein d'exploitations avicoles, y compris chez des particuliers détenant quelques volailles. Pour faire face à cette épidémie, des mesures spéciales s'appliquent aux volailles et aux oiseaux vivant en captivité sur tout le territoire belge. De plus, des programmes de surveillance ont été instaurés auprès des exploitations avicoles.

Quel est l'impact sanitaire de la grippe aviaire pour les oiseaux et l'homme ?

Actuellement, des oiseaux migrateurs, provenant de régions où des foyers de grippe aviaire avaient été identifiés cet été, se déplacent en grand nombre vers l'Europe occidentale ; et certains d'entre eux propagent le virus à notre avifaune et à nos volailles. Il existe différents variants du virus de la grippe aviaire ; certains variants ont peu d'effet sur les oiseaux sauvages, mais sont désastreux pour les volailles. Cet automne, un variant hautement contagieux et dangereux (H5N8) circule et les oiseaux sauvages sont affectés.

Les risques d'épidémies majeures avec le virus H5N8 sont considérablement plus élevés pour les volailles que pour les oiseaux sauvages, en raison de leur immunité limitée et des densités élevées de volailles au sein des exploitations avicoles. Par conséquent, des restrictions strictes sont imposées aux volailles et aux éleveurs d'oiseaux domestiques.

L'influenza aviaire est une zoonose et peut donc être transmise à l'homme. Cette transmission se produit principalement lors d'un contact rapproché avec les oiseaux infectés ou leurs excrétions. Aucun cas humain n'a à ce jour été détecté dans les foyers en Belgique et le risque de transmission aux humains reste très faible. Par principe de précaution, il est recommandé d'éviter tout contact rapproché avec des oiseaux sauvages blessés ou des dépouilles d'oiseaux.

Pourquoi existe-t-il une surveillance renforcée des mortalités d'oiseaux sauvages ?

Pour suivre l'évolution de l'épidémie actuelle et pour évaluer le risque d'émergence d'un variant du virus de la grippe aviaire qui pourrait être transmis à l'homme, les États membres de l'Union européenne ont décidé de poursuivre la surveillance de la grippe aviaire auprès des oiseaux sauvages et des volailles et d'appliquer des mesures de biosécurité renforcées. De plus, les données de séquençage du génome viral des souches du virus de la grippe aviaire sont partagées afin de permettre une détection rapide de l'émergence de nouveaux virus ou de mutations génétiques ayant des propriétés pertinentes pour la santé animale et publique.

C'est dans ce cadre de vigilance accrue que les autorités wallonnes, en concertation avec les autorités fédérales, ont décidé d'activer le système de surveillance des mortalités des oiseaux sauvages. Chaque oiseau sauvage trouvé mort n'est évidemment pas suspect de grippe aviaire. Les oiseaux aquatiques (tels que les cygnes, les oies et les canards) et les rapaces sont des groupes à risque particulièrement élevé. Pour réaliser une surveillance la plus objective possible et pour éviter de surcharger le réseau de collecte géré par le Département de la Nature et des Forêts (DNF) et le laboratoire national de référence de la grippe aviaire (Sciensano), des critères de sélection des oiseaux testés ont été définis au sein d'un groupe d'experts désignés par l'AFSCA.

Que faire lors d'une découverte d'oiseaux sauvages morts, malades ou blessés ?

Soyez vigilant lorsque vous trouvez des oiseaux morts, malades ou blessés, et par précaution portez des gants jetables et un masque buccal.

Ne ramassez pas un oiseau mort si vous n'avez pas à le faire, surtout sans gants et masque buccal. Toute personne ayant manipulé un oiseau mort suspect de grippe aviaire doit éviter tout contact avec des volailles ou des oiseaux domestiques dans les 2 jours suivant les manipulations. Dans le cas où vous trouvez des oiseaux morts, veuillez contacter soit le numéro de téléphone gratuit 1718 (SOS Environnement Nature) qui est géré par le SPW.

Au cas où vous trouveriez des oiseaux présentant des troubles nerveux, veuillez contacter le numéro de téléphone gratuit 1718 (SOS Environnement Nature). Les cygnes en particulier semblent souvent présenter des troubles nerveux en cas d'infection.

Quelles sont les recommandations en termes de nourrissage des oiseaux sauvages ?

Le nourrissage des oiseaux sauvages est toujours possible, mais si vous ou vos voisins ont un poulailler dans le jardin, évitez d'attirer un grand nombre d'oiseaux en limitant la quantité d'aliment distribué dans le jardin et en préférant plutôt des silos d'alimentation, des cordons d'arachides et des boules de graisse. Changez également l'eau très régulièrement. Nettoyez régulièrement la zone d'alimentation.

 

 

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