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310 - Vallée de la Gileppe

Site de Grand Intérêt Biologique (SGIB)

Communes :Baelen, Jalhay
Cantonnements DNF :Verviers
Surface :68.36 ha
Coordonnées :X Lambert : 267768 - Y Lambert : 139383
Voir la carte du site (statique) ou sa localisation avec Google map

Intro

Brève description

A compléter

Rappel : toute circulation en dehors de la voie publique requiert l'accord préalable du propriétaire ou de son délégué.

Carto

Régions naturelles

  • L0 - Ardenne
  • L2 - Ardenne septentrionale

Limites administratives

Ancienne(s) commune(s)SurfaceNouvelle(s) commune(s)Province(s)
Jalhay24.33 haJALHAYLIEGE
Membach44.03 haBAELENLIEGE

Cantonnements DNF

Cantonnement(s)SurfaceDirection(s)
Verviers68.36 haLiège

Mentions dans d'autres inventaires de sites

A compléter

Site classé

Site non classé.

Propriétaire(s)

Région wallonne

Privé(s) Non  ONG Non  Communes Non  Région Oui  Autres publics Non

Gestionnaire

R. Schlesinger, Feldstrasse, 53, 4701 Kettenis/Eupen. Tél. : 087/74.20.14.

Biotopes

Biotopes WalEUNIS

CodeNomReprésentativitéSurfaceSource
G1.8Chênaies acidophiles

Biotopes Corine

CodeNomReprésentativitéSurfaceSource
41.11Hêtraies à luzule

Espèces

Espèces de valeur patrimoniale

TaxonStatut de protectionListe rougeStatutAnnéeRep*ProtectionSource
Plantes - Plantes supérieures
Corrigiola litoralisAbondant sur la grève du lac1982D'Hose & De Langhe (1983)
Viola palustris
Plantes - Mousses
Sphagnum spp.

Commentaires sur la faune

Les vallées de l'Hertogenwald sont très importantes pour le pic cendré (Picus canus). En outre, on note Accipiter gentilis, Certhia familiaris, C. brachydactyla, Dryocopus martius, Loxia curvirostra.

D'énormes fourmilières sont construites deci, delà.

Commentaires sur la flore

Espèce protégée : Sphagnum div. sp.

Espèces exotiques

A compléter

Conservation

Objectifs de conservation

A compléter

Menaces

Enrésinement

Recommandations

Très grand intérêt géomorphologique. Extirpation des épicéas arrivés à maturité dans la plaine alluviale et sur les terrasses et reconstitution des groupements naturels.

Plan de gestion

A compléter

Accès du public

Accès du public sur les chemins forestiers.

Détails

Description physique

La Gileppe coule au nord et en contrebas de la Grande Fange. Elle est formée par la confluence de six ruisseaux, descendant d'une sorte d'amphitéâtre, situé au sud du Pont Noir.
Des divergences existent entre les données de la carte IGN et celles de la carte COLLARD et BRONOWSKI (1993). D'est en ouest on rencontre :

- un ruisselet sans nom qui prend naissance au sud-ouest de Drossart et qui coule sur quelques centaines de mètres parallèlement au chemin de Drossart au Pont Noir;

- un ruisselet appelé Gileppe sur la carte IGN et sans nom sur la carte COLLARD;

- un ruisseau plus long, né à la Croix Mockel appelé Gileppe par COLLARD et Ruisseau Noir ou Noir Ru sur la carte IGN. Ce ruisseau reçoit les eaux du Fossé Bouvy et les eaux de la dérivation du Fossé d'Eupen;

- un ruisseau sans nom sur la carte COLLARD, appelé Ruisseau de Place en Trou sur la carte IGN;

- un ruisseau sans nom sur la carte IGN mais appelé ruisseau de Piace à Tré sur la carte COLLARD.

Nour ferons partir le cours de la Gileppe de la source la plus méridionale, c'est-à-dire celle proche de la Croix Mockel.
A partir du Pont Noir, la direction générale de la rivière est le nord-ouest. Elle se jette dans l'anse sud du lac de la Gileppe. Du Pont Noir au lac, elle reçoit encore divers petits affluents dont le ru des Huttes qui prend naissance au sud de Hestreux.

Géologie et géomorphologie : la Gileppe coule principalement dans les assises du Cambrien. Dans son cours inférieur, elle rencontre le Salmien puis l'Eodévonien. En contrebas du bois de Mofé existe un pierrier, sans doute très important jadis, dont les blocs rocheux (quartzite du Révinien) ont été exploités jadis. Le profil de la vallée montre des terrasses bien dessinées.

Description biologique

1. Au Pont Noir, site remarquable du point de vue paysager, des torrents pierreux et des combes confluent. La hêtraie domine ici. Au sol Vaccinium myrtillus, Molinia caerulea abondent. De belles accumulations de fougères occupent le pied des versants très ombragés. Dryopteris carthusiana, D. dilatata, Pteridium aquilinum, Oreopteris limbosperma, Blechnum spicant, Athyrium filix-femina y voisinent avec Calamagrostis arundinacea, Luzula sylvatica, Senecio ovatus,... et des coulées de sphaignes. Ce genre de groupement est très fréquent dans les vallées de l'Hertogenwald.
2. Comme ailleurs dans l'Hertogenwald, ce sont des pessières, des hêtraies ou hêtraies-chênaies qui occupent la banquette alluviale.
On observe dans la chênaie-hêtraie Deschampsia flexuosa 3.3, Vaccinium myrtillus 2.2, Holcus mollis 2.2, Agrostis capillaris 1.2, Carex echinata 1.2, Galium saxatile 1.2, Molinia caerulea 1.1, Pteridium aquilinum 1.2, Dryopteris carthusiana 1.2, Polygonatum verticillatum 1.1, Luzula luzuloides 1.2, Luzula sylvatica +, Teucrium scorodonia +, Calamagrostis arundinacea +, Juncus effusus +, Carex pillulifera +, C. pallescens +, Athyrium filix-femina + et des plantules de Acer pseudoplatanus, Fagus sylvatica.
Dans les zones déprimées peuvent s'établir des fragments d'aulnaies qui abritent, à côté de Pteridium aquilinum, Molinia caerulea, Luzula sylvatica qui dominent, Deschampsia cespitosa, Viola palustris, Lysimachia vulgaris, Calamagrostis canescens, cardamine amara, Ranunculus flammula, Stellaria alsine,...
Les bras temporaires hébergent Glyceria fluitans, Juncus bulbosus. De rares aulnes et érables sycomores se penchent sur la rivière. Quelques buissons de Frangula alnus, Viburnum opulus, Corylus avellana sont épars le long des berges.
3. - En aval, non loin du lac, au pied du versant exposé au sud, un suintement montre une aulnaie fragmentaire riche en Carex pendula, C. remota, Scutellaria minor, Valeriana repens, Cardamine amara, Stellaria alsine, Callitriche sp;,etc.
Plus en aval encore, une boulaie rassemble Calamagrostis arundinacea 3.3, Vaccinium myrtillus 1.2, Deschampsia cespitosa 1.2, D. flexuosa +, Luzula luzuloides +, Agrostis capillaris 1.2, Teucrium scorodonia 1.2, Convallaria majalis 1.2, Maianthemum bifolium +, Polygonatum verticillatum +, etc.
4. - Les zones exondées de l'anse sud du lac de la Gileppe montrent des populations d'Agrostis canina et de Glyceria fluitans ainsi que des éléments du Bidention (Bidens tripartita, B. frondosa, Persicaria lapathifolia). Une 'prairie' montre en outre des peuplements de Calamagrostis canescens accompagné de Scirpus sylvaticus et Lysimachia vulgaris.

Monument naturel

Lac du barrage de la Gileppe, pierrier.

Monument historique

Barrage de la Gileppe.

Histoire du site

Le barrage de la Gileppe a été construit entre 1867 et 1875 pour alimenter en eau la ville de Verviers et ses industries lainières. Déjà surhausé pendant les travaux de construction, le barrage fut encore relevé d'une vingtaine de mètres, après 1960. Sa capacité actuelle est de 26.430.000 m3. Une centrale hydro-électrique assure les besoins en électricité des installations du barrage et le surplus de sa production va au réseau de distribution. Des installations touristiques ont été construites près du barrage où se dresse le célèbre lion de F.A. Bouré.

Divers

Sources

ZHIB

Répondants de l'information

SAINTENOY-SIMON, J. (1994).