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338 - Hohnbach ou Lontzenerbach

Site de Grand Intérêt Biologique (SGIB)

Communes :Kelmis, Lontzen
Cantonnements DNF :Eupen
Surface :15.72 ha
Coordonnées :X Lambert : 265185 - Y Lambert : 154958
Voir la carte du site (statique) ou sa localisation avec Google map

Intro

Brève description

A compléter

Rappel : toute circulation en dehors de la voie publique requiert l'accord préalable du propriétaire ou de son délégué.

Carto

Régions naturelles

  • F6 - Entre-Vesdre-et-Meuse

Limites administratives

Ancienne(s) commune(s)SurfaceNouvelle(s) commune(s)Province(s)
Hergenrath4.64 haKELMIS-LA CALAMINELIEGE
Lontzen2.73 haLONTZENLIEGE
Neu-Moresnet8.35 haKELMIS-LA CALAMINELIEGE

Cantonnements DNF

Cantonnement(s)SurfaceDirection(s)
Eupen15.72 haMalmédy

Mentions dans d'autres inventaires de sites

A compléter

Site classé

La vallée du Lontzenerbach est un site classé depuis le 30 décembre 1983.

Propriétaire(s)

Privé(s) Oui  ONG Non  Communes Non  Région Non  Autres publics Non

Espèces

Espèces de valeur patrimoniale

TaxonStatut de protectionListe rougeStatutAnnéeRep*ProtectionSource
Animaux - Vertébrés - Mammifères
Myotis nattereriOuiOui2005
Nyctalus leisleriOuiOui2005
Plantes - Plantes supérieures
Carex paniculata
Carex umbrosaB
Cochlearia pyrenaicaA
Gagea lutea
Geum rivale
Hordelymus europaeusAbondant2006AV. Fiévet
Listera ovata2001Section Orchidées d'Europe
Orchis mascula2001Section Orchidées d'Europe
Ulmus laevisB

Commentaires sur la faune

Données à compléter.

Commentaires sur la flore

Espèces protégées : Listera ovata, Orchis mascula.
Espèces intéressantes : Cochlearia pyrenaica, Hordelymus europaeus, Gagea lutea, Carex umbrosa, Ulmus laevis.

Espèces exotiques

A compléter

Conservation

Objectifs de conservation

A compléter

Menaces

Recherche de minéraux, feux, piétinement de la halde calaminaire.

Recommandations

A compléter

Plan de gestion

A compléter

Accès du public

Ni chasse, ni pêche.
Accès limité aux chemins.

Détails

Description physique

Le Hohnbach ou Lontzenerbach est un affluent de la Gueule qui s'inscrit en partie dans des calcaires dinantiens en partie dolomitisés. Toute la région comporte des gîtes métallifères riches en minerai de plomb, fer et surtout de zinc (la calamine qui a donné son nom aux terrains dits "calaminaires"). Ces gîtes ont été exploités parfois depuis des centaines d'années et une industrie métallurgique très importante s'est installée dans la région jusqu'à épuisement des gisements et filons. Les résidus de cette industrie (scories, déchets, etc.) forment les haldes calaminaires dont l'intérêt biologique est très grand.

Description biologique

La partie intéressante de la vallée du Hohnbach (ou Lontzenerbach) est principalement forestière. Le site a été étudié d'un point de vue phytosociologique par DUVIGNEAUD et al. (1979) et BONGERS & GOVERS (1985), notamment. Dans la plaine alluviale, les groupements forestiers sont peu étendus. On y relève néanmoins, outre quelques peupleraies et pessières:

- une frênaie-aulnaie à stellaire déjà décrite par NOIRFALISE en 1961. De magnifiques exemplaires du rare Ulmus laevis s'y développent;

- une aulnaie à Cirsium oleraceum;

- une frênaie à Carex spp.

Sur les versants, on note les groupements suivants:

- une chênaie-charmaie calcicole à primevère dans laquelle on note Carpinus betulus, Acer pseudoplatanus, Fraxinus excelsior, Acer campestre, Primula veris, Orchis mascula, Mercurialis perennis, Narcissus pseudonarcissus et le rare Carex umbrosa;

- une variante fraîche de cette chênaie-charmaie à primevère;

- une chênaie-charmaie neutrophile à Carex sylvatica, Brachypodium sylvaticum, Stachys sylvatica, Deschampsia cespitosa, Festuca gigantea, Athyrium filix-femina, Senecio ovatus,... avec une variante fraîche à Primula elatior, Allium ursinum, etc.;

- une chênaie silicicole à Betula pendula, B. pubescens, Sambucus racemosa, Frangula alnus, Pteridium aquilinum, Lonicera periclymenum, Luzula pilosa, L. sylvatica, Teucrium scorodonia, etc. Localement, le bas du versant est colonisé par Festuca altissima;

Le long de la berge du ruisseau, une flore riche et diversifiée se développe. Un relevé linéaire permet de noter entre autres Frangula alnus, Viburnum opulus, Ribes rubrum, Humulus lupulus, Carex pendula, C. paniculata, Geum rivale, Crepis paludosa, Stellaria nemorum subsp. nemorum, Solanum dulcamara, Persicaria bistorta, Filipendula ulmaria, Cirsium oleraceum, Iris pseudacorus, Angelica sylvestris, Phalaris arundinacea,...

Des suintements abritent Chrysosplenium oppositifolium, Caltha palustris, Nasturtium microphyllum, Veronica beccabunga, entre autre.

Des roselières à Phragmites australis, des magnocariçaies à Carex acutiformis et à Carex paniculata occupent de vastes superficies sous couvert forestier.

Le vallon est longé par une ancienne voie de chemin de fer vicinale dont le fossé est partiellement inondé par des suintements. A ces endroits, se développent des colonies de Cochleria pyrenaica dont c'est l'unique localité connue en Belgique. Cette espèce s'avance également dans un groupement de plaine alluviale très marécageuse à Carex acutiformis, Equisetum telmateia, Eupatorium cannabinum, Persicaria bistorta, Colchicum autumnale, Solanum dulcamara, Silene dioica, Cirsium oleraceum, etc.

Une halde calaminaire existe au sud du site, au lieu-dit "Schmalgraf". Elle montre un groupement à Molinia caerulea, Succisa pratensis, Potentilla erecta, Frangula alnus,... et une végétation typique de pelouse calaminaire avec Festuca ovina subsp. guestfalica, Viola calaminaria, Silene vulgaris subsp. vulgaris var. humilis, Thlaspi caerulescens subsp. calaminare accompagnés de Luzula multiflora, Campanula rotundifolia, Rumex acetosa, etc.

Au même endroit, à proximité immédiate de la pelouse calaminaire, s'étend une mare d'environ 0,2 ha dont la végétation a été étudiée lors d'une excursion de l'Amicale Européenne de Floristique en 1997 (SAINTENOY-SIMON et DUVIGNEAUD, 1998) et ensuite en 1999 par D. ERTZ. La mare est entourée de grands saules (Salix alba) et d'une étroite bande boisée dans sa périphérie orientale. La végétation aquatique est composée principalement d'une typhaie à Typha latifolia et on observe également Alisma plantago-aquatica, Cirsium palustre, Bidens frondosa, Cardamine flexuosa, Filipendula ulmaria, Glyceria fluitans, Glyceria notata, Galium palustre subsp. palustre, Lychnis flos-cuculi, Lycopus europaeus, Equisetum fluviatile, Lemna minor, Juncus effusus, Solanum dulcamara, Carex acuta, Carex disticha, Deschampsia cespitosa, Riccia fluitans, etc. D'autres plantes, probablement introduites, ont été notées en 2000 en bordure du site: Menyanthes trifoliata, Lemna trisulca, Cyperus longus subsp. longus, Nuphar lutea (ERTZ et HAVENITH, 2001).

C'est au bord de cette mare qu'un individu isolé de sonneur à ventre jaune (Bombina variegata), espèce considérée à l'époque comme disparue de Wallonie, aurait été observé en mai 2000, mais son indigénat a été mis en doute (ERTZ et HAVENITH, 2001).

Enfin, en amont le ruisseau traverse des prairies avec en lisière des rangées de saules têtards et divers groupements dont une roselière fragmentaire à Phalaris arundinacea.

Monument naturel

Anciennes exploitations de gîtes métallifères.

Monument historique

Aucun monument.

Histoire du site

Sur la carte de Ferraris (18ème siècle), le site était occupé par des prairies humides inclues dans des bois.

L'histoire du site calaminaire du Schmalgraf a été évoquée par ERTZ et HAVENITH (2001), à l'occasion de la découverte d'un amphibien rare, le sonneur à ventre jaune (Bombina variegata).

Le site, aussi appelé  Klousterschacht  fut exploité de 1867 à 1932 par la société minière de la Vieille Montagne dont le siège se trouvait à La Calamine. Une trentaine d'ouvriers travaillaient en surface, tandis que près de 120 personnes s'activaient en sous-sol. Au total, 7 puits ont été creusés pour l'exploitation de cette mine qui atteignait une profondeur de 300 mètres. En outre, six machines à vapeur furent nécessaires pour gérer l'exhaure, laquelle, en raison de son importance, allait d'ailleurs mener à la fermeture de la mine. Le minerai était acheminé vers les usines de traitement de La Calamine via une galerie de 500 mètres de longueur ( Oskarstollen ) débouchant dans la plaine alluviale du Lontzenerbach à l'emplacement actuel de la halde calaminaire.

Divers

Sources

ZHIB

Répondants de l'information

SAINTENOY-SIMON, J. (1994); Section Orchidées d'Europe.

Date de la dernière modification de la fiche

2012-04-04