Portail Wallonie.be| Portail Environnement| Fédération Wallonie-Bruxelles

442 - Noue de Floriffoux

Site de Grand Intérêt Biologique (SGIB)

Communes :Floreffe
Cantonnements DNF :Namur
Surface :10.28 ha
Coordonnées :X Lambert : 178091 - Y Lambert : 126588
Voir la carte du site (statique) ou sa localisation avec la cartographie dynamique
Rappel : toute circulation en dehors de la voie publique requiert l'accord préalable du propriétaire ou de son délégué.

Intro

Brève description

Le site de la noue de Floriffoux s'étend sur environ 10,5 ha en rive gauche de la Sambre canalisée, juste au sud du village de Floriffoux, à une dizaine de kilomètres en amont de Namur. La noue en elle-même est scindée actuellement en trois plans d'eau s'étalant le long d'une courbe de 740 m de longueur, dont la physionomie actuelle est le résultat des travaux d'aménagement successifs de la rivière réalisés au cours des deux derniers siècles. Il s'agit en effet du vestige de l'ancien méandre naturel de la Sambre, avant sa rectification définitive terminée au cours des années 1960 pour permettre la circulation de bateaux de plus fort tonnage. L'un des étangs prend place à l'est de la N958 au sein d'un espace vert traité comme parc paysager. Cette voie rapide appelée aussi chaussée de Floreffe, l'isole des deux autres plans d'eau, situés à l'ouest, entre deux prairies. Ceux-ci possèdent des berges largement arborées et sont exploités pour la pratique de la pêche à la ligne. Durant les années 1970, un quatrième étang a été creusé par un particulier encore un peu plus à l'ouest. L'ensemble du site est occupé par une mosaïque de végétations diversifiée hébergeant une riche biodiversité, avec plus de 200 espèces de plantes supérieures, 80 espèces d'oiseaux, 7 espèces d'amphibiens, 31 espèces de papillons diurnes, 27 espèces de libellules sans parler des nombreux hyménoptères, coléoptères et autres hémiptères recensés ces dernières années. Cependant, seule une toute petite partie d'à peine 1,5 ha (soit le plan d'eau principal et le petit voisin) est actuellement protégée par le statut de ZHIB et son inscription dans le réseau Natura 2000 au sein du site BE35003 dénommé «Vallée de la Sambre en aval de la confluence avec l'Orneau».

Carto

Régions naturelles

  • E4 - Basse Sambre

Limites administratives

Ancienne(s) commune(s)SurfaceNouvelle(s) commune(s)Province(s)
Floreffe6.62 haFLOREFFE (partim ???)NAMUR
Floriffoux3.66 haFLOREFFENAMUR

Cantonnements DNF

Cantonnement(s)SurfaceDirection(s)
Namur10.28 haNamur

Mentions dans d'autres inventaires de sites

A compléter

Site classé

Site non classé.

Propriétaire(s)

SPW

Privé(s) Non  ONG Non  Communes Non  Région Oui  Autres publics Non

Gestionnaire

Service public de Wallonie, Département de la Nature et des Forêts, Cantonnement de Namur, 39, avenue Reine Astrid, 5000 Namur (Tél. : 081/71.54.11 - Fax : 081/71.54.10).

Sites protégés

Code du siteNom du siteSurface
6906Noue de Floriffoux1,35 ha

Biotopes

Biotopes WalEUNIS

CodeNomReprésentativitéSurfaceSource
C1.3Eaux stagnantes eutrophesH. Baltus (2021)
C1.31Communautés benthiques des eaux eutrophesN2000
C1.33Végétation enracinée submergée des eaux eutrophesN2000
C2.1Sources et ruisseaux de sourceH. Baltus (2021)
C3.21Phragmitaies (roselières « vraies »)E. Bisteau (2007)
C3.23TyphaiesH. Baltus (2021)
D5.21eCaricaies à [Carex acutiformis]H. Baltus (2021)
E2.11aPâtures permanentes intensivesH. Baltus (2021)
E2.11baPrairies pâturées permanentes pas ou peu fertilisées (Junco-Cynosuretum)H. Baltus (2021)
E2.11bcPrairies pâturées permanentes pas ou peu fertilisées (Festuco-Cynosuretum)H. Baltus (2021)
E3.41Prairies de fauche humidesH. Baltus (2021)
E5.411Mégaphorbiaies nitrophiles et hygrophilesH. Baltus (2021)
E5.6Végétations rudéralesH. Baltus (2021)
F3.11Fourrés sur sols neutroclines à acidoclines, fraisH. Baltus (2021)
G1.41aAulnaies marécageuses sur substrat eutropheH. Baltus (2021)
G1.911Forêts feuillues sur sols pauvresH. Baltus (2021)
G1.922Tremblaies planitiaires de la zone némoraleH. Baltus (2021)
G1.9aForêts mélangées à bouleau, tremble, sorbier des oiseleurs et/ou saule marsaultH. Baltus (2021)
G1.A1daChênaies-frênaies subatlantiques neutrophiles sur sol hydromorphe (paraclimacique)H. Baltus (2021)
G1.B2Aulnaies non riveraines ni marécageusesH. Baltus (2021)
G1.C1bPeupleraies plantées en milieu marécageuxH. Baltus (2021)
G3.FbcPlantations de conifères en milieu subhumideH. Baltus (2021)
G5.1aaForêts alluviales linéaires dégradéesH. Baltus (2021)

Espèces

Espèces de valeur patrimoniale

TaxonStatut de protectionListe rougeStatutAnnéeRep*ProtectionSource
Animaux - Vertébrés - Mammifères
Meles melesOuiNon2022H. Baltus
Micromys minutusNonNon2021H. Baltus
Muscardinus avellanariusOuiNon2021H. Baltus
Myotis daubentoniiOuiOui2021H. Baltus
Nyctalus leisleriOuiOui2021H. Baltus
Nyctalus noctulaOuiOui2012G. Raison
Pipistrellus nathusiiOuiOui2021H. Baltus
Pipistrellus pipistrellusOuiOui2021H. Baltus
Animaux - Vertébrés - Oiseaux
Acrocephalus palustrisOuiNonNicheur2019H. Baltus
Actitis hypoleucosOuiNonHalte migr.2021H. Baltus
Alcedo atthisOuiNon2022Divers obs.
Anas creccaNonOuiHalte migr. (1-5 ex.)2019H. Baltus et al.
Athene noctuaOuiNonZone de chasse2020H. Baltus
Aythya fuligulaOuiNonHivernant rég. (1-20 ex.)2021H. Baltus et al.
Dryocopus martiusOuiNon2022H. Baltus et al.
Fulica atraNonNonNicheur2022Divers obs.
Gallinula chloropusOuiNonNicheur2022Divers obs.
Luscinia svecicaOuiNonNicheur potentiel2009P. Ghysel
Motacilla cinereaOuiNon2020H. Baltus et al.
Picus viridisOuiNonNicheur2022Divers obs.
Strix alucoOuiNonNicheur2020H. Baltus
Animaux - Vertébrés - Amphibiens
Bufo bufoOuiNonRepr.2021H. Baltus
Ichthyosaura alpestrisOuiNon2021H. Baltus
Lissotriton helveticusOuiNon2021H. Baltus
Lissotriton vulgarisOuiNon2021H. Baltus
Pelophylax kl. esculentusOuiNonRepr.2021H. Baltus
Rana temporariaOuiNonRepr.2021Divers obs.
Animaux - Vertébrés - Reptiles
Anguis fragilisOuiNon2020H. Baltus
Invertébrés - Insectes - Papillons diurnes
Issoria lathoniaOuiNon2021H. Baltus
Leptidea sinapisNonNon2010H. Baltus
Melanargia galatheaNonNon2021H. Baltus
Invertébrés - Insectes - Papillons nocturnes
Aleucis distinctata2020H. Baltus
Euplagia quadripunctaria2021H. Baltus
Invertébrés - Insectes - Libellules
Libellula fulvaOuiNon2017Divers obs.
Invertébrés - Insectes - Coléoptères
Anisosticta novemdecimpunctata2007E. Bisteau, J.-Y. Baugnée
Dytiscus marginalis2021H. Baltus
Obrium cantharinum2021H. Baltus
Onthophagus medius2021H. Baltus
Platynapis luteorubra2020H. Baltus
Invertébrés - Insectes - Hyménoptères
Andrena labialis2020H. Baltus
Bombus cryptarum2015H. Baltus
Bombus ruderarius2021H. Baltus
Coelioxys aurolimbata2020H. Baltus
Eucera nigrescens2020H. Baltus
Macropis europaea2021H. Baltus
Macropis fulvipes2021H. Baltus
Nomada sexfasciata2020H. Baltus
Osmia bicolor2020H. Baltus
Plantes - Plantes supérieures
Ceratophyllum demersum2010G. Motte, X. Vandevyvre
Cuscuta europaea2007E. Bisteau, J.-Y. Baugnée
Dipsacus pilosus2018Divers obs.
Epipactis helloborine> 200 pieds2021H. Baltus, G. Raison
Rumex hydrolapathum2021Divers obs.

Commentaires sur la faune

Mammifères (données H. Baltus 2010-2021 + divers obs. 2005-2021) : Apodemus sylvaticus, Capreolus capreolus, Meles meles, Micromys minutus, Muscardinus avellanarius, Myotis daubentonii, Nyctalus leisleri, Nyctalus noctula, Ondatra zibethicus, Pipistrellus nathusii, Pipistrellus pipistrellus, Sciurus vulgaris, Sus scrofa, Talpa europaea, Vulpes vulpes.

Oiseaux (données divers obs. 2010-2021) : Accipiter nisus, Acrocephalus palustris, Acrocephalus scirpaceus, Actitis hypoleucos, Aegithalos caudatus (y compris subsp. caudatus - 2010), Alcedo atthis, Alopochen aegyptiaca, Anas crecca, Anas platyrhynchos (y compris f. domestica), Anser anser (occ.), Anser anser x Anser indicus, Anser indicus x Branta canadensis, Anser serrirostris, Apus apus, Ardea alba (occ.), Ardea cinerea, Aythya ferina, Aythya fuligula, Aythya nyroca (occ.), Branta canadensis, Branta leucopsis, Buteo buteo, Carduelis carduelis, Certhia brachydactyla, Chloris chloris, Chroicocephalus ridibundus, Coccothraustes coccothraustes, Coloeus monedula, Columba livia f. domestica, Columba palumbus, Corvus corone, Corvus frugilegus, Curruca communis, Cyanistes caeruleus, Cygnus olor (occ.), Delichon urbicum, Dendrocopos major, Dryobates minor, Dryocopus martius, Emberiza schoeniclus, Erithacus rubecula, Falco tinnunculus, Fringilla coelebs, Fringilla montifringilla (occ.), Fulica atra, Gallinula chloropus, Garrulus glandarius, Hippolais icterina (occ.), Hirundo rustica, Larus argentatus, Larus michahellis, Linaria cannabina (occ.), Luscinia megarhynchos (occ.), Luscinia svecica, Mareca strepera (occ.), Mergus merganser, Motacilla alba, Motacilla cinerea, Parus major, Passer domesticus, Phalacrocorax carbo, Phylloscopus collybita, Phylloscopus trochilus (occ.), Pica pica, Picus viridis, Poecile palustris, Prunella modularis, Regulus ignicapilla, Regulus regulus, Riparia riparia (occ.), Spinus spinus, Streptopelia decaocto, Strix aluco, Sturnus vulgaris, Sylvia atricapilla, Tachybaptus ruficollis, Tringa ochropus (occ.), Turdus iliacus, Turdus merula, Turdus philomelos, Turdus pilaris, Turdus viscivorus.

Reptiles (données H. Baltus + divers obs. 2010-2021): Anguis fragilis, Trachemys scripta.

Amphibiens (données H. Baltus + divers obs. 2010-2021): Bufo bufo, Ichthyosaura alpestris, Lissotriton helveticus, Lissotriton vulgaris, Pelophylax kl. esculentus, Pelophylax ridibundus, Rana temporaria.

Libellules (données divers obs. 2005-2021) : Aeshna cyanea, Aeshna grandis, Aeshna mixta, Anax imperator, Calopteryx splendens, Calopteryx virgo, Coenagrion puella, Cordulia aenea, Crocothemis erythraea, Enallagma cyathigerum, Erythromma lindenii, Erythromma najas, Erythromma viridulum, Ischnura elegans, Lestes sponsa, Lestes viridis, Libellula depressa, Libellula fulva, Libellula quadrimaculata, Orthetrum cancellatum, Platycnemis pennipes, Pyrrhosoma nymphula, Somatochlora metallica, Sympetrum fonscolombii, Sympetrum sanguineum, Sympetrum striolatum, Sympetrum vulgatum.

Papillons diurnes (données divers obs. 2005-2021) : Aglais urticae, Anthocharis cardamines, Aphantopus hyperantus, Araschnia levana, Aricia agestis, Brenthis daphne (2019), Carcharodus alceae, Celastrina argiolus, Coenonympha pamphilus, Gonepteryx rhamni, Inachis io, Issoria lathonia, Lasiommata megera, Leptidea sinapis s.l., Lycaena phlaeas, Maniola jurtina, Melanargia galathea, Ochlodes sylvanus, Papilio machaon, Pararge aegeria, Pieris brassicae, Pieris mannii (2021), Pieris napi, Pieris rapae, Polygonia c-album, Polyommatus icarus, Pyronia tithonus, Thecla betulae, Thymelicus lineola, Vanessa atalanta, Vanessa cardui.

Orthoptères (données H. Baltus et al. 2005-2021) : Chorthippus biguttulus, Chorthippus brunneus, Chorthippus parallelus, Chrysochraon dispar, Leptophyes punctatissima, Meconema thalassinum, Phaneroptera falcata, Pholidoptera griseoaptera, Tetrix subulata, Tetrix undulata, Tettigonia viridissima.

Hyménoptères (données H. Baltus et al. 2005-2021) : Andrena bicolor, Andrena cineraria, Andrena clarkella, Andrena dorsata, Andrena flavipes, Andrena fulva, Andrena fulvago, Andrena gravida, Andrena haemorrhoa, Andrena labialis, Andrena labiata, Andrena nitida, Andrena rosae, Andrena scotica, Andrena vaga, Andrena ventralis, Anthidium manicatum, Anthophora plumipes, Anthophora quadrimaculata, Apis mellifera, Arge cyanocrocea, Bombus cryptarum, Bombus hortorum, Bombus hypnorum, Bombus lapidarius, Bombus lucorum, Bombus pascuorum, Bombus pratorum, Bombus ruderarius, Bombus terrestris, Bombus vestalis, Cerceris quinquefasciata, Cerceris rybyensis, Chelostoma florisomne, Coelioxys aurolimbatus, Colletes daviesanus, Colletes hederae, Corynis crassicornis, Cynips quercusfolii, Diphyus quadripunctorius, Dolerus vestigialis, Eucera nigrescens, Formica fusca, Halictus scabiosae, Halictus tumulorum, Heriades truncorum, Hylaeus communis, Hylaeus hyalinatus, Lasius flavus, Lasius niger, Lestica clypeata, Macrophya alboannulata, Macrophya annulata, Macrophya montana, Macrophya rufipes, Macrophya sanguinolenta, Macropis europaea, Macropis fulvipes, Megachile centuncularis, Megachile ericetorum, Megachile willughbiella, Melitta nigricans, Myrmica rubra, Nomada bifasciata, Nomada fabriciana, Nomada facilis, Nomada flava, Nomada flavoguttata, Nomada fucata, Nomada goodeniana, Nomada lathburiana, Nomada leucophthalma, Nomada panzeri, Nomada ruficornis, Nomada sexfasciata, Nomada signata, Nomada zonata, Osmia bicolor, Osmia bicornis (= rufa), Osmia caerulescens, Osmia cornuta, Osmia leaiana, Pamphilius sylvaticus, Polistes dominula, Stelis punctulatissima, Tenthredo scrophulariae, Tenthredo atra, Tenthredo koehleri, Tenthredo mesomela, Vespa crabro, Vespula vulgaris, Xylocopa violacea.

Hémiptères (données J.-Y. Baugnée 2007; H. Baltus et al. 2016-2021) : Acanthosoma haemorrhoidale, Adelphocoris lineolatus, Adelphocoris quadripunctatus, Aelia acuminata, Agnocoris reclairei, Allygus mixtus, Amblytylus nasutus, Aneurus avenius, Anthocoris nemorum, Aphanus rolandri, Aphis fabae, Aphis urticata, Aphrophora alni, Aphrophora salicina, Apolygus spinolae, Aquarius paludum, Aradus depressus, Arocephalus longiceps, Arthaldeus pascuellus, Asiraca clavicornis, Baeopelma foersteri, Beosus maritimus, Blepharidopterus angulatus, Brachycarenus tigrinus, Brachynotocoris puncticornis, Campyloneura virgula, Capsus ater, Cardiastethus fasciiventris, Carpocoris fuscispinus, Carpocoris purpureipennis, Cercopis vulnerata, Cicadella viridis, Closterotomus norwegicus, Coreus marginatus, Coriomeris denticulatus, Corizus hyoscyami, Cryptomyzus ribis, Cryptosiphum artemisiae, Deraeocoris flavilinea, Deraeocoris lutescens, Deraeocoris ruber, Dicyphus epilobii, Dolycoris baccarum, Drymus ryeii, Elasmostethus interstinctus, Elasmucha grisea, Emblethis denticollis, Eupterycyba jucunda, Eupteryx atropunctata, Eupteryx aurata, Eupteryx urticae, Europiella artemisiae, Eurydema oleracea, Eurydema ornata, Eurygaster testudinaria, Euscelis incisus, Evacanthus interruptus, Eysarcoris aeneus, Eysarcoris venustissimus, Fieberiella florii, Gerris lacustris, Graphosoma lineatum, Heterogaster urticae, Heterotoma planicornis, Himacerus apterus, Himacerus mirmicoides, Hydrometra stagnorum, Idiocerus stigmaticalis, Issus coleoptratus, Kleidocerys privignus, Kleidocerys resedae, Ledra aurita, Legnotus limbosus, Liocoris tripustulatus, Lygus pratensis, Lygus rugulipennis, Megalocoleus tanaceti, Mermitelocerus schmidtii, Nabis brevis, Nabis limbatus, Nabis rugosus, Notostira elongata, Oncotylus punctipes, Oncotylus viridiflavus, Orthocephalus coriaceus, Orthops basalis, Orthops campestris, Palomena prasina, Pantilius tunicatus, Pentatoma rufipes, Peribalus strictus, Peritrechus geniculatus, Philaenus spumarius, Physatocheila dumetorum, Phytocoris tiliae, Phytocoris varipes, Picromerus bidens, Pilophorus clavatus, Plagiognathus arbustorum, Polymerus nigrita, Psammotettix confinis, Psylla alni, Pyrrhocoris apterus, Reduvius personatus, Rhaphigaster nebulosa, Rhopalus maculatus, Rhopalus subrufus, Rhyparochromus vulgaris, Scolopostethus thomsoni, Sigara lateralis, Sigara striata, Stenocranus minutus, Stenodema laevigata, Stenotus binotatus, Stictopleurus abutilon, Stictopleurus punctatonervosus, Stygnocoris fuligineus, Syromastus rhombeus, Taphropeltus contractus, Trapezonotus dispar, Trioza urticae, Troilus luridus, Zygina lunaris, Zyginidia scutellaris.

Coléoptères (données J.-Y. Baugnée 2007; H. Baltus et al. 2016-2021) : Adalia bipunctata, Adalia decempunctata, Agabus bipustulatus, Agapanthia cardui, Agapanthia villosoviridescens, Agelastica alni, Agriotes lineatus, Agrypnus murina, Amphimallon solstitiale, Anaspis maculata, Anchomenus dorsalis, Anisosticta novemdecimpunctata, Anthaxia nitidula, Anthocomus fasciatus, Anthonomus rectirostris, Anthrenus pimpinellae, Anthrenus verbasci, Aphidecta obliterata, Archarius salicivorus, Athous bicolor, Axinotarsus ruficollis, Betulapion simile, Brachypera (= Hypera) zoilus, Bradybatus fallax, Bruchidius villosus, Bruchus rufipes, Byturus ochraceus, Calvia quatuordecimguttata, Cantharis cryptica, Cantharis decipiens, Cantharis fusca, Cantharis pallida, Cantharis pellucida, Cantharis rufa, Cassida stigmatica, Cassida vibex, Cetonia aurata, Chrysolina fastuosa, Chrysolina haemoptera, Chrysolina herbacea, Chrysolina coerulans, Chrysomela vigintipunctata, Cicindela campestris, Clytus arietis, Coccidula rufa, Coccinella septempunctata, Crepidodera aurata, Cryptocephalus moraei, Curculio nucum, Denticollis linearis, Diachromus germanus, Dorcus parallelipipedus, Dytiscus marginalis, Emus hirtus, Exochomus quadripustulatus, Grammoptera ruficornis, Halyzia sedecimguttata, Harmonia axyridis, Harmonia quadripunctata, Henosepilachna argus, Ips typographus, Leptura quadrifasciata, Longitarsus dorsalis, Malachius bipustulatus, Malthinus seriepunctatus, Melolontha melolontha, Mononychus punctumalbum, Obrium brunneum, Obrium cantharinum, Oedemera lurida, Oedemera nobilis, Oedemera virescens, Oenopia conglobata, Ontholestes murinus, Onthophagus medius, Paederus littoralis, Paracorymbia fulva, Phyllobius argentatus, Phyllobius oblongus, Phyllobius pomaceus, Phyllobius pyri, Platynaspis luteorubra, Polydrusus impressifrons, Propylea quatuordecimpunctata, Pseudovadonia livida, Psyllobora vigintiduopunctata, Pyrochroa coccinea, Pyrochroa serraticornis, Rhagium mordax, Rhagonycha fulva, Rhizotrogus aestivus, Rhopalapion longirostre, Rhyzobius litura, Rutpela maculata, Sphaeridium bipustulatum, Stenagostus rhombeus, Stenopterus rufus, Stenurella melanura, Stictoleptura rubra, Tatianaerhynchites aequatus, Trachys minutus, Trichius gallicus, Tychius picirostris, Tytthaspis sedecimpunctata, Valgus hemipterus, Vibidia duodecimguttata.

Mollusques (données H. Baltus et al. 2007-2021) : Alinda biplicata, Ambigolimax valentianus (= Lehmannia valentiana), Cepaea hortensis, Cepaea nemoralis, Clausilia bidentata, Cornu aspersum, Deroceras reticulatum, Fruticicola fruticum, Lauria cylindracea, Oxychilus draparnaudi, Succinea putris, Trochulus hispidus.

Commentaires sur la flore

Plantes supérieures (données divers obs. 2007-2021): Acer campestre, Acer platanoides, Acer pseudoplatanus, Achillea millefolium, Achillea ptarmica, Acorus calamus, Adoxa moschatellina, Agrostis capillaris, Ajuga reptans, Alisma plantago-aquatica, Alliaria petiolata, Alnus glutinosa, Alopecurus pratensis, Angelica archangelica, Angelica sylvestris, Anisantha sterilis (= Bromus sterilis), Anthoxanthum odoratum, Anthriscus sylvestris, Arrhenatherum elatius, Artemisia vulgaris, Arum maculatum, Asplenium scolopendrium, Athyrium filix-femina, Bellis perennis, Betula pendula, Bromus hordeaceus, Bryonia dioica, Callitriche sp., Capsella bursa-pastoris, Cardamine hirsuta, Cardamine pratensis, Carex acutiformis, Carex hirta, Carex otrubae (= cuprina), Carex pendula, Carpinus betulus, Castanea sativa, Centaurea jacea, Cerastium fontanum, Ceratophyllum demersum, Chelidonium majus, Chenopodium album, Cirsium arvense, Cirsium palustre, Cirsium vulgare, Clematis vitalba, Convolvulus arvensis, Convolvulus sepium (= Calystegia sepium), Cornus sanguinea, Corylus avellana, Crataegus laevigata, Crataegus monogyna, Crepis biennis, Crepis capillaris, Cuscuta europaea, Cymbalaria muralis, Cytisus scoparius, Dactylis glomerata, Daucus carota, Dipsacus fullonum, Dipsacus pilosus, Dryopteris carthusiana, Dryopteris filix-mas, Epilobium ciliatum, Epilobium hirsutum, Epipactis helleborine, Equisetum arvense, Equisetum palustre, Eupatorium cannabinum, Euphorbia peplus, Fagus sylvatica, Fallopia japonica, Ficaria verna (= Ranunculus ficaria), Filipendula ulmaria, Fragaria vesca, Fraxinus excelsior, Galanthus nivalis, Galeopsis tetrahit, Galium aparine, Galium mollugo, Geranium dissectum, Geranium purpureum, Geranium robertianum, Geum urbanum, Glechoma hederacea, Hedera helix, Heracleum sphondylium, Holcus lanatus, Humulus lupulus, Hydrocotyle ranunculoides, Hylotelephium telephium (= Sedum telephium), Hypericum maculatum, Hypericum perforatum, Hypochaeris radicata, Ilex aquifolium, Iris pseudacorus, Jacobaea vulgaris (= Senecio jacobaea), Juglans regia, Juncus effusus, Juncus inflexus, Lactuca serriola, Lamium album, Lamium galeobdolon, Lamium purpureum, Lapsana communis, Lemna minor, Leucanthemum vulgare, Linaria vulgaris, Lolium perenne, Lonicera periclymenum, Lotus corniculatus, Luzula campestris, Lycopus europaeus, Lysimachia vulgaris, Lythrum salicaria, Malva moschata, Malva sylvestris, Mentha aquatica, Mercurialis annua, Myosotis arvensis, Myriophyllum spicatum, Nymphaea alba (planté?), Origanum vulgare, Papaver rhoeas, Persicaria amphibia, Persicaria hydropiper, Petasites hybridus, Phalaris arundinacea, Phragmites australis, Picea abies, Picris hieracioides, Pimpinella saxifraga, Plantago lanceolata, Plantago major, Poa annua, Poa pratensis, Poa trivialis, Polygonum aviculare, Populus tremula, Populus x canadensis, Populus x canescens, Potamogeton crispus, Potentilla sterilis, Prunella vulgaris, Prunus avium, Prunus spinosa, Quercus robur, Ranunculus acris, Ranunculus repens, Reseda lutea, Reseda luteola, Rhus typhina, Ribes rubrum, Rubus caesius, Rumex acetosa, Rumex conglomeratus, Rumex crispus, Rumex obtusifolius, Salix alba, Salix caprea, Salix x sepulcralis, Sambucus nigra, Scrophularia auriculata, Scutellaria galericulata, Sedum album, Sedum rupestre, Senecio vulgaris, Silene dioica, Silene latifolia subsp. alba, Sisymbrium officinale, Solanum dulcamara, Solanum nigrum, Sonchus asper, Sonchus oleraceus, Sorbus aucuparia, Stachys palustris, Stachys sylvatica, Stellaria aquatica (= Myosoton aquaticum), Stellaria graminea, Stellaria holostea, Stellaria media, Symphytum officinale, Tanacetum vulgare, Taraxacum officinale s.l., Tilia cordata, Torilis japonica, Tragopogon pratensis, Trifolium hybridum, Trifolium pratense, Trifolium repens, Typha angustifolia, Typha latifolia, Urtica dioica, Valeriana officinalis, Verbascum thapsus, Verbena officinalis, Veronica arvensis, Veronica chamaedrys, Veronica hederifolia s.l., Veronica persica, Veronica serpyllifolia, Viburnum lantana (planté), Viburnum opulus, Vicia cracca, Vicia hirsuta, Vicia sativa, Vicia sepium, Vinca minor, Viscum album.

Espèces exotiques

Plantes: Acorus calamus, Castanea sativa, Elodea nuttallii, Epilobium ciliatum, Fallopia japonica, Hydrocotyle ranunculoides (H. Baltus 2020), Juglans regia, Picea abies, Populus x canadensis, Rhus typhina, Veronica persica.

Animaux: Alopochen aegyptiaca, Apis mellifera, Branta canadensis, Harmonia axyridis, Homo sapiens, Hypophthalmichthys nobilis, Ondatra zibethicus, Orconectes (= Faxonius) limosus, Pelophylax ridibundus, Procambarus clarkii, Trachemys scripta.

Conservation

Objectifs de conservation

Conservation d'une zone humide de grand intérêt biologique et hydrogéographique (bras-mort).

Menaces

Eutrophisation des étangs. Envahissement de la renouée du Japon.

Recommandations

Le statut de protection, actuellement limité aux deux plans d'eau à l'ouest de la Chaussée de Floreffe (ZHIB), devrait être étendu à l'ensemble du site!

Plan de gestion

Pas de plan de gestion disponible.

Accès du public

Accès libre. Les deux étangs à l'ouest de la route sont dévolus à la pratique de la pêche.

Détails

Description physique

La noue de Floriffoux s'étend en rive gauche de la Sambre canalisée, à 10 km en amont de la ville de Namur. Elle représente en fait le vestige de l'ancien cours de la Sambre avant sa canalisation au cours du 19ème siècle puis sa rectification définitive durant les années 1960. Elle est formée de deux parties séparées par la N958, voie rapide appelée aussi Chaussée de Floreffe qui joint le centre de Floriffoux à la N90, de l'autre côté de la Sambre.

La partie principale s'étale à l'ouest de la N958 et est composée de deux plans d'eau: l'un de forme vaguement triangulaire, assez petit (env. 100 x 37 m pour 0,36 ha), situé le plus près de la route mais aussi le plus éloigné de la Sambre (140 m); et le second beaucoup plus allongé (305 x 40 m pour 1,1 ha) et se rapprochant progressivement de la Sambre par son extrémité ouest (distante d'à peine 30 m de berge à berge). Les deux étangs sont séparés par une digue herbeuse d'une quinzaine de mètres de large. Leurs berges sont largement occupées par une végétation arborée mais ont été aménagées localement pour la pratique de la pêche à la ligne, l'étang principal gardant néanmoins un caractère assez «sauvage».

Un troisième plan d'eau a été creusé après les années 1970, dans le prolongement de l'étang principal, à 150 m de sa pointe ouest, dans la prairie alluviale qui était encore à l'époque largement dépourvue de colonisations ligneuses. De forme rectangulaire, il mesure 90 m sur 20 m pour une surface d'env. 0,16 ha. Encore plus en amont, en direction du Mauditienne, la banquette alluviale se rétrécit et prend un caractère plus forestier avec aussi quelques plantations de peupliers.

La partie située à l'est de la chaussée, au pied du château de Dorlodot, est comprise entre la Sambre (au sud), la rue Sous la Ville (au nord) et le zoning industriel de Floriffoux (à l'est). Il s'agit d'une zone d'espace vert d'env. 2,5 ha traitée comme parc paysager en termes de gestion avec des étendues de gazon, des massifs arbustifs et autres éléments arborés. Aménagée sur d'anciens remblais, elle comprend un étang de forme irrégulière étiré dans l'axe nord-sud, d'une longueur max. de 175 m pour une surface d'env. 0,45 ha.

Le site se trouve à 85-86 m d'altitude. Du point de vue géologique, il repose sur des alluvions de la Sambre lors de sa traversée des schistes et grès du Houiller (Bassin de Namur).

L'environnement est constitué de prairies (en particulier au nord et au sud du plan d'eau principal), de jardins privatifs et de zones urbanisées et industrielles.

Description biologique

Le site de la noue de Floriffoux s'étend sur environ 10,5 ha en rive gauche de la Sambre canalisée, juste au sud de Floriffoux. La noue en elle-même, c'est-à-dire le bras mort, s'étale sur 740 m et est scindée en trois parties par des digues. Elle est entourée de prairies alluviales. Un petit plan d'eau plus isolé existe un peu plus en amont, dans une zone davantage boisée. La noue de Floriffoux est reprise comme zone centrale au PCDN de Floreffe (DELALIEUX & LEHANE, 2014). Du point de vue statut de protection, seul le plan d'eau principal et le petit étang annexe, à l'ouest de la N958, sont classés comme ZHIB et repris également dans le réseau Natura 2000.

Flore et végétation

La flore locale est d'une richesse assez moyenne avec environ 210 espèces de plantes vasculaires recensées entre 2005 et 2021 sur une surface de 10 ha (noue et zones environnantes, y compris la berge gauche de la Sambre), avec une faible proportion d'espèces patrimoniales.

Dans les années 1990, la végétation a été décrite comme suit par J. Saintenoy-Simon (données non publiées):

1) dans la partie aval de la noue on note:
- dans l'eau libre, un groupement à Potamogeton crispus;
- sur les vases, un Bidention potentiel;
- dans les zones d'atterrissement: une ceinture à Rumex hydrolapathum, une ceinture à Typha latifolia, un groupement à Petasites hybridus, des massifs de Fallopia japonica, des ronciers à Rubus caesius, une aulnaie fragmentaire, un bosquet nitrophile.

2) les berges montrent des espèces de mégaphorbiaies, de roselières, de l'aulnaie, etc. On note Filipendula ulmaria, Eupatorium cannabinum, Epilobium hirsutum, Angelica sylvestris, Symphytum officinale, Lycopus europaeus, Tanacetum vulgare, Rumex obtusifolius subsp. transiens, Iris pseudacorus, Solanum dulcamara, Mentha aquatica, Humulus lupulus, etc., ainsi que quelques arbres et arbustes : Alnus glutinosa, Fraxinus excelsior, Acer pseudoplatanus, Crataegus monogyna, Sambucus nigra, Prunus spinosa, Salix x rubens, ...

3) l'étang de pêche est longé par une galerie de saules et d'aulnes d'intérêt paysager, entre lesquels poussent pratiquement les mêmes espèces que dans la partie aval. En outre on observe Acorus calamus, Rumex conglomeratus, Carex cuprina, Equisetum palustre, Alisma plantago-aquatica, Scrophularia auriculata, Lythrum salicaria, Juncus effusus, Juncus inflexus, Phalaris arundinacea, Calystegia sepium, etc.

Le paysage est encore fort beau, malgré la proximité du parc industriel de la Basse-Sambre.

Selon des observations partielles de E. Bisteau et J.-Y. Baugnée (août 2007) et données ultérieures:

- l'étang à l'est de la route de Floriffoux, de forme très irrégulière, est situé dans une zone entretenue comme parc. On y observe des plantations de diverses essences ornementales et de larges portions sont occupées par du gazon régulièrement tondu. Les bords du plan d'eau sont en revanche laissés à leur évolution et présentent une végétation spontanée assez diversifiée: roselière à Phragmites australis (nord de l'étang), groupement à Petasites hybridus (déversoir), roselière fragmentaire à Typha latifolia, frange rivulaire à Lythrum salicaria, Iris pseudacorus, Carex cuprina, etc., ronciers et groupement de friche à Tanacetum vulgare, Achillea millefolium, Dactylis glomerata, etc. L'eau ne semble pas de très bonne qualité ! Les alentours accueillent une population d'Epipactis helleborine.

- le plan d'eau rectangulaire situé immédiatement à l'ouest de N958 est exploité pour la pêche à la ligne. Les berges sont verticales et la végétation herbacée est assez réduite, avec Acorus calamus, Iris pseudacorus, Scutellaria galericulata, Scrophularia auriculata, Typha latifolia, Urtica dioica, Lythrum salicaria, Fallopia japonica (peu), etc. La strate arborée comprend notamment Alnus glutinosa et Salix alba. Des herbiers aquatiques sont présents: ils sont formés par Myriophyllum spicatum, Nymphaea alba (peut-être planté?), Callitriche sp., Potamogeton crispus, Ceratophyllum demersum, Elodea nuttallii.

Les prairies qui environnent les plans d'eau ainsi que les parties boisées n'ont guère été étudiées dans le passé du point de vue botanique. En revanche, depuis une dizaine d'années, de très nombreuses observations ont été recueillies par un naturaliste local (H. Baltus) qui sont consultables sur le portail Observations.be (géré par Natagora). Au total, plus de 1000 espèces tant végétales qu'animales ont été recensées sur le site, dont un certain nombre à haute valeur patrimoniale, ce qui justifierait d'ailleurs amplement un statut de protection étendu à l'ensemble du périmètre du SGIB!

Une petite parcelle privée située en bordure de la mare ouest renferme une végétation particulièrement intéressante pour la région: il s'agit d'une prairie pâturée par un poney, reposant sur des argiles lourdes (sol très sec en été et très humide en hiver), et accueillant une flore diversifiée en dicotylées dont Centaurea jacea, Leucanthemum vulgare, Pimpinella saxifraga, Lotus corniculatus, Hypericum maculatum, Hypericum perforatum, Trifolium pratense, Achillea millefolium, Heracleum sphondylium, Stellaria graminea, Plantago lanceolata, etc. Ce type d'habitat, probablement très rare dans la vallée de la Sambre, correspond aux «prairies pâturées permanentes pas ou peu fertilisées (Festuco-Cynosuretum)». L'entomofaune de cette pâture maigre est également fort intéressante (cf ci-après).

Intérêt faunistique de la noue de Floriffoux

L'intérêt faunistique de la noue et des environs est bien documenté, notamment au point de vue ornithologique (nombreuses données disponibles sur Observations.be e.a.), mammalogique et entomologique.

Ainsi, pas moins de 80 espèces d'oiseaux ont été recensées dans les limites du site au cours de la dernière décennie (2010-2021). Les oiseaux d'eau sont bien représentés tout au long de l'année, mais généralement en faibles densités. Le canard colvert (Anas platyrhynchos) est le principal anatidé sauvage nicheur et celui qui est le plus souvent noté durant toute l'année. Le fuligule morillon (Aythya fuligula) est le second canard le plus noté (entre 1 et 20 ex.), mais il ne semble pas nicher localement. Les autres anatidés sont plus rares et apparaissent surtout durant la mauvaise saison: c'est le cas du harle bièvre (Mergus merganser), de la sarcelle d'hiver (Anas crecca) ou encore de la fuligule milouin (Aythya ferina).

Parmi les autres oiseaux d'eau, figurent des espèces fréquentes dans la vallée de la Sambre, en particulier la gallinule poule-d'eau (Gallinula chloropus) et la foulque macroule (Fulica atra), nicheuses locales, et le grand cormoran (Phalacrocorax carbo) qui utilise le site comme reposoir ou zone de pêche. Le martin-pêcheur d'Europe (Alcedo atthis) est souvent aperçu tout au long de l'année mais sa reproduction est difficile à établir. En revanche, les grèbes sont globalement rares avec une seule espèce signalée, le grèbe castagneux (Tachybaptus ruficollis), observé par individus isolés hivernants. Le héron cendré (Ardea cinerea) recherche sa nourriture en toutes saisons au bord des plans d'eau et dans les prairies environnantes. Le chevalier guignette (Actitis hypoleucos) est le limicole le plus fréquemment observé en halte migratoire et plus occasionnellement en dehors de ces périodes. Les laridés sont essentiellement représentés par la mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus), commune dans la vallée de la Sambre mais non nicheuse et stationnant ici pour chercher de la nourriture. Le site accueille plus occasionnellement l'un ou l'autre hôte beaucoup plus rare, comme l'oie de la toundra (Anser serrirostris) en janvier 2011, et le fuligule nyroca (Aythya nyroca) en février 2018.

Les parties plus forestières du site héberge plusieurs espèces de picidés, les plus communs étant le pic épeiche (Dendrocopos major) et le pic vert (Picus viridis). Plus occasionnel, le spectaculaire pic noir (Dryocopus martius) est observé de temps à autre à la recherche de nourriture, étant nicheur dans les massifs forestiers avoisinants.

Le roitelet huppé (Regulus regulus), le chardonneret élégant (Carduelis carduelis), la mésange à longue queue (Aegithalos caudatus) et, en hiver, le tarin des aulnes (Spinus spinus), comptent parmi les passereaux régulièrement aperçus dans les fourrés, les haies et les zones plus arborées. La rousserolle verderolle (Acrocephalus palustris) a niché quasi chaque année, au moins jusqu'en 2019. Le rossignol philomèle (Luscinia megarhynchos), traditionnellement bien présent en Basse Sambre, n'est ici qu'occasionnel. Les roselières n'étant pas suffisamment développées, les passereaux paludicoles sont peu présents et si des cantonnements ont déjà été constatés, la nidification n'a pas été forcément prouvée. C'est le cas par exemple de la rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus) contactée seulement à trois reprises en mai 2010-2011, du bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus) surtout noté en hiver, ou encore de la gorgebleue à miroir (Luscinia svecica) signalé seulement une fois début mai 2009.

Sur le plan entomologique, relevons une richesse assez moyenne en libellules (27 espèces) et assez élevée en papillons de jour (31 espèces) vu le contexte local. Si aucune de ces espèces n'est vraiment rare à l'échelle wallonne, plusieurs méritent néanmoins d'être mises en exergue, comme la libellule fauve (Libellula fulva), le petit nacré (Issoria lathonia) ou encore le demi-deuil (Melanargia galathea). Signalons aussi de nouveaux arrivants, apparus en Région wallonne au cours des deux dernières décennies: le nacré de la ronce (Brenthis daphne) et la piéride de l'ibéride (Pieris mannii).

Les Hyménoptères, Coléoptères et Hémiptères sont bien documentés également avec l'identification de diverses espèces intéressantes. La présence de deux bourdons menacés en Belgique (selon la liste rouge de 2019) est remarquable: le bourdon cryptique (Bombus cryptarum), classé comme vulnérable, y a été vu en 2015, tandis que le bourdon rudéral (Bombus ruderarius), en danger, a été noté en 2021. A souligner en outre la présence simultanée des deux espèces de Macropèdes (Macropis europaea et M. fulvipes), abeilles solitaires liées aux lysimaques que l'on rencontre rarement ensemble dans un même site.

Outre Bombus ruderarius, la petite pâture maigre privée héberge nombre d'Hyménoptères peu communs comme Eucera nigrescens et son coucou Nomada sexfasciata, mais aussi le rare coléoptère coprophage Onthophagus medius (taxon récemment séparé de O. vacca).

Espèces exotiques

Le site est fréquenté par diverses espèces animales exotiques. Parmi les oiseaux, citons la bernache du Canada (Branta canadensis) et l'ouette (Alopochen aegyptiaca) qui peuvent constituer des troupes de plusieurs dizaines d'individus durant l'automne et l'hiver. La bernache du Canada est nicheuse locale. Des oies domestiques font également partie de cette faune bariolée, y compris des individus hybridogènes (par ex. Anser indicus x Branta canadensis, Anser anser x Anser indicus, ...).

Du côté des mammifères, la présence du rat musqué (Ondatra zibethicus) est bien visible localement, au bord des étangs et les abords de la Sambre voisine.

Parmi l'herpétofaune sont concernés la tortue de Floride (Trachemys scripta) et la grenouille rieuse (Pelophylax ridibundus).

Les invertébrés comptent également quelques espèces introduites, en particulier l'écrevisse américaine (Faxonius ou Orconectes limosus) et l'écrevisse de Louisiane (Procambarus clarkii) qui ont colonisé les différents plans d'eau. La coccinelle asiatique (Harmonia axyridis) est bien sûr présente vu que c'est actuellement la coccinelle la plus représentée sur notre territoire depuis son introduction au début des années 2000...La limace Ambigolimax valentianus a été notée sur le site en 2021 (obs. H. Baltus).

Plusieurs plantes exotiques invasives sont à surveiller également. Pour les parties terrestres, la principale est la renouée du Japon (Fallopia japonica) qui forme des massifs en plusieurs endroits du site, et dans le milieu aquatique, Elodea nuttallii.

Monument naturel

A compléter

Monument historique

Château de Floriffoux édifié au XVIIe siècle et remanié par la suite.
Ferme de la Tour datant du XVIIIe siècle.

Histoire du site

La Sambre représente une voie de migration et de circulation très ancienne. Cependant, avant sa rectification au début de l'époque contemporaine, la navigation sur cette rivière était réputée très difficile et aléatoire, à cause de son régime irrégulier, du gel fréquent de ses eaux en hiver, ses nombreux méandres, ses multiples obstacles naturels (barrages de castor e.a.) et artificiels (ponts, moulins, etc.).

Au 18ème siècle, comme l'illustre la carte de Ferraris, le cours de la Sambre semblait encore naturel et serpentait au fond d'une vallée relativement encaissée, occupée essentiellement par des prairies à foin et des cultures. Après le méandre de Floreffe, la Sambre s'écoule en direction du nord-nord/est puis effectue un virage assez brusque au niveau du village de Floriffoux avant de prendre la direction du sud-sud/est. Ce méandre étroit de Floriffoux a été recoupé durant la première moitié du 19ème siècle par un canal d'environ 500 m équipé d'une écluse (écluse n° 20).

Les travaux de rectification, effectués de 1825 à 1829, visaient principalement à réguler le régime des eaux et la vitesse du courant, et à porter le tonnage des bateaux à 300 tonnes. Peu de temps après, au début des années 1840, la vallée voit s'installer une nouvelle voie de communication, la ligne de chemin de fer 130 Charleroi-Namur, qui entraine la construction de nouveaux ponts au-dessus de la Sambre.

Suite aux inondations catastrophiques de l'hiver 1925-1926, l'Etat belge décide d'entreprendre sur la Basse-Sambre d'importants travaux dans le cadre d'un plan d'aménagement mieux adapté. Au niveau de Floreffe, le chantier commence au début des années 1960 et se terminent en 1967: la Sambre se voit alors pourvue d'un nouveau tracé plus rectiligne, abandonnant les anciens biefs et les courbes trop prononcées; un nouveau barrage-écluse est érigé un peu en aval de Floriffoux; les ponts sont reconstruits. La Sambre canalisée peut dès lors accueillir des péniches de 1350 tonnes (voir e.a. BELAYEW et al., 2015).

La physionomie actuelle de la noue de Floriffoux et du paysage environnant est donc fortement marquée par ces travaux d'aménagement successifs durant près de deux siècles.

Divers

Sources

ZHIB

Répondants de l'information

E. BISTEAU & J.-Y. BAUGNEE (SPW/DGARNE/DEMNA/DNE)

H. BALTUS (Natagora)

Date de la dernière modification de la fiche

2022-02-07