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577 - Bois d'Antoing

Site de Grand Intérêt Biologique (SGIB)

Communes :Frasnes-lez-Anvaing
Cantonnements DNF :Mons
Surface :70.07 ha
Coordonnées :X Lambert : 98787 - Y Lambert : 155211
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Intro

Brève description

A compléter

Rappel : toute circulation en dehors de la voie publique requiert l'accord préalable du propriétaire ou de son délégué.

Carto

Régions naturelles

  • B0 - Région limoneuse hennuyère
  • B2 - Collines hennuyères

Limites administratives

Ancienne(s) commune(s)SurfaceNouvelle(s) commune(s)Province(s)
Frasnes-lez-Buissenal70.07 haFRASNES-LEZ-ANVAINGHAINAUT

Cantonnements DNF

Cantonnement(s)SurfaceDirection(s)
Mons70.07 haMons

Mentions dans d'autres inventaires de sites

A compléter

Site classé

Site non classé.

Propriétaire(s)

Privé(s) Oui  ONG Non  Communes Non  Région Non  Autres publics Non

Biotopes

Espèces

Espèces de valeur patrimoniale

Commentaires sur la faune

Un remarquable massif boisé de cette étendue constitue une zone-refuge irremplaçable pour la faune de la région. La proximité des autres collines boisées de la région accentue l'intérêt du site. La densité de rapaces diurnes y est remarquable comparativement aux régions de plaine avoisinantes. La prolifération saisonnière de micromammifères se manifeste par des invasions d'oiseaux de proie : 19 Buses variables ont été observées planant ensemble au dessus du bois d'Hubermont. La Buse variable (Buteo buteo), l'Epervier d'Europe (Accipiter nisus) et le Faucon crécerelle (Falco tinnunculus) comptent chacun plusieurs couples nicheurs sur le site. Nicheurs aussi, la Bondrée apivore (Pernis apivorus) et, la perle du site, un couple d'Autours des palombes (Accipiter gentilis), le plus occidental de Wallonie.
Le Milan royal (Milvus milvus) est observé tous les mois de l'année, mais en passage seulement.
Le Hibou moyen-duc (Asio otus) et la Chouette hulotte (Strix aluco) sont communs. La Chouette chevêche (Athene noctua) se cantonne dans les campagnes avoisinantes.
Comme petites espèces sylvicoles nichant sur le site, citons la Sittelle torchepot (Sitta europaea), le Pouillot siffleur (Philloscopus sibilatrix), le Pic épeichette (Dendrocops minor) avec 1 à 2 couples, le Pic vert (Picus viridis), le Roitelet huppé (Regulus regulus), le Rouge-queue à front blanc (Phoenicurus phoenicurus) avec au moins 2 couples , les Mésanges noires (Parus ater), nonnette (Parus palustris), boréale (Parus montanus) et à longue queue (Aegithalos caudatus), le Gros-bec casse-noyaux (Coccothraustes coccothraustes). Le site présente d'excellents arguments pour accueillir le Pic noir (Dryocopus martius).
Plus vers les lisières du bois nichent également : l'Hypolais ictérine (Hyppolais icterina), la Rousserolle verderolle (Acrocephalus palustris), le Pipit des arbres (Anthus trivialis), le Gobe-mouches gris (Muscicapa striata), le Loriot (Oriolus oriolus), le Coucou (Cuculus canorus), le Bruant jaune (Emberiza citrinella)...
A la mauvaise saison affluent certains hivernants : le Bec-croisé des sapins (Loxia curvirostra), le Tarin des aulnes (Carduelis spinus) et le Bouvreuil pivoine (Pyrrhula pyrrhula) .
Quant à l'herpétofaune, les biotopes favorables à la reproduction des espèces régionales se comptent à profusion. Est donc suspectée la présence de la salamandre terrestre (Salamandra salamandra), du triton alpestre (Triturus alpestris), du triton palmé (Triturus helveticus), du triton crêté (Triturus cristatus), du triton vulgaire (Triturus vulgaris), de la grenouille rousse (Rana temporaria) et de l'orvet (Anguis fragilis).

Commentaires sur la flore

Données à compléter.

Espèces exotiques

A compléter

Conservation

Objectifs de conservation

A compléter

Menaces

A compléter

Recommandations

A compléter

Plan de gestion

A compléter

Accès du public

A compléter

Détails

Description physique

Les bois d'Antoing, de Leuze et d'Hubermont forment un remarquable massif boisé réfugié sur les sols incultes d'un des sommets ( alt. max. 137 m) ceinturant Frasnes-les-Anvaing par le Nord-Est. Ces crêtes, appartenant à la chaîne des Collines, constituent une ligne de partage entre les eaux du bassin de la Dendre et celles du bassin de l'Escaut. Les sources dévallant des pentes exposées au Nord-Est alimentent les rus de Ribaucourt et d'Hubermont appartenant au bassin de la Dendre. Des pentes tournées vers le Sud-Ouest jaillissent des sources qui débouchent dans la Rone, affluent de l'Escaut.
C'est l'alternance de couches de sables filtrants et d'argiles sous-jacentes qui explique l'émergence de ces nombreuses sources. Les sommets sont couverts de sables tertiaires de l'Eocène supérieur - étage lédien - et de l'Eocène moyen - étage laekenien - : ils renferment de nombreux galets siliceux, témoins de l'origine marine de ces dépôts. Plus bas, l'étage panisélien (Eocène inférieur) présente une stratification de sables et d'argiles. La forêt couvre les versants jusqu'à la cote moyenne de 85 mètres.

Description biologique

Le plateau sablonneux des sommets et le haut des pentes sont couverts d'une magnifique hêtraie silicole (association du Fago-Quercetum) : la futaie de hêtres (Fagus sylvatica) est sporadiquement mélangée de chênes (Quercus sp.), de châtaigniers (Castanea sativa), de frênes (Fraxinus exelsior) et d'érables sycomores (Acer pseudoplatanus). Le sous-bois y est très clairsemé : du houx (Ilex aquifolium) et plus en lisière, le sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia) et le bouleau verruqueux (Betulus pendula). La flore du sous-bois est en grande partie représentée par la fougère-aigle (Pteridium aquilinum) et les ronces (Rubus sp). La germandrée scorodoine (Teucrium scorodonia), le millepertuis élégant (Hypericum pulchrum) et la myrtille (Vaccinium myrtillus) les côtoyent. Le long des chemins et des coupes forestières abonde la digitale pourpre (Digitalis purpurea), on y rencontre aussi le millepertuis couché (Hypericum humifusum). Au niveau des anciennes extractions de sable ont été plantés quelques ilôts de mélèzes (Larix decidua) et d'épiceas (Picea abies). A l'orée du bois et dans des endroits moins ombragés subsistent quelques belles plages de bruyères (Calluna vulgaris).
Sur les versants en contrebas, où la couche limoneuse devient plus épaisse, la forêt acidophile cède la place à une forêt neutrocline à humus doux : il s'agit essentiellement d'une hêtraie accompagnée de quelques lambeaux vestigiaux de chênaies. Le charme (Carpinus betulus) et le frêne commun (Fraxinus excelsior) diversifient la futaie ou enrichissent le taillis en compagnie de la viorne obier (Viburnum opulus), l'aubépine (Crataegus monogyna), du noisetier (Corylus avellana) et parfois, du néflier (Mespilus germanica). La flore y est riche de la scrofulaire noueuse (Scrophularia nodosa), la primevère élevée (Primula elatior), la circée de Paris (Circaea lutetiana), la petite pervenche (Vinca minor), la violette des bois (Viola reichenbachiana), la surelle (Oxalis acetosella) et du lamier jaune (Lamium galeobdolon). Des plages de jacinthes des bois (Hyacinthoides non-scripta) s'épanouissent par endroits.
Dans le creux des vallons, les dépôts alluvionnaires bordant les ruisselets sont couverts de taillis linéaires de l'association Carici-Fraxinetum (selon Noirfalise). Ces aulnaies-frênaies mésotrophes du bord des ruisseaux abritent une flore très riche : la laîche des bois (Carex sylvatica), la laîche espacée (Carex remota), la laîche maigre (Carex strigosa), la patience sang-de-dragon (Rumex sanguineus), les deux lysimaques (Lysimachia nummularia et nemorum), la ficaire (Ranunculus ficaria), la grande prêle (Equisetum telmateia), la canche cespiteuse (Deschampsia cespitosa), la véronique des montagnes (Veronica montana), le jonc épars (Juncus effusus), la glycérie flottante (Glyceria fluitans), la cardamine amère (Cardamine amara), la fougère femelle (Athyrium filix-femina), les deux dorines (Chrysosplenium oppositifolium et alternifolium), la fétuque géante (Festuca gigantea), le populage des marais (Caltha palustris), la balsamine des bois (Impatiens noli-tangere).....

Monument naturel

Aucun monument.

Monument historique

Aucun monument.

Histoire du site

Selon la carte Ferraris, ensemble de bois de haute futaie. Ces collines boisées et sablonneuses furent des habitats préhistoriques d'élection, de populations néolithiques notamment : de nombreux silex polis y ont été trouvés.

Divers

Sources

CRASSEN

Répondants de l'information

CRASEN (1982).