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924 - Carrière de Lives-sur-Meuse

Site de Grand Intérêt Biologique (SGIB)

Synonymes :Bois de Chetois / Bois de Chetoi / Bois de Chetois
Communes :Namur
Cantonnements DNF :Namur
Surface :9.66 ha
Coordonnées :X Lambert : 189764 - Y Lambert : 128630
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Intro

Brève description

Cette vaste carrière de calcaire, creusée dans le versant (rive droite) de la Meuse, est bien visible du viaduc de Beez. Prolongeant vers le plateau la zone des rochers de Lives-sur-Meuse (site classé et site ISIWAL 175), cette carrière s'intègre bien dans le paysage environnant, en particulier les anciens paliers d'exploitation. Son intérêt biologique, en particulier botanique, s'accroît au fil des années. Elle héberge notamment un peuplement d'Hyménoptères Aculéates intéressant (présence d'espèces sabulicoles), le Criquet à ailes bleues et la Cicindèle champêtre.

Rappel : toute circulation en dehors de la voie publique requiert l'accord préalable du propriétaire ou de son délégué.

Carto

Régions naturelles

  • E7 - Vallée de la Meuse

Limites administratives

Ancienne(s) commune(s)SurfaceNouvelle(s) commune(s)Province(s)
Lives-sur-Meuse9.66 haNAMURNAMUR

Cantonnements DNF

Cantonnement(s)SurfaceDirection(s)
Namur9.66 haNamur

Mentions dans d'autres inventaires de sites

A compléter

Site classé

Non.La carrière jouxte vers le nord le site classé en 1995 de la Roche aux Corneilles.

Propriétaire(s)

Privé(s) Oui  ONG Non  Communes Non  Région Non  Autres publics Non

Espèces

Espèces de valeur patrimoniale

TaxonStatut de protectionListe rougeStatutAnnéeRep*ProtectionSource
Animaux - Vertébrés - Oiseaux
Bubo buboOuiOuivisiteur2001A. Remacle
Falco peregrinusOuiOuivisiteur1997C. Rousseau
Falco tinnunculusOuiNonNicheur2001A. Remacle
Animaux - Vertébrés - Amphibiens
Bufo bufoOuiNonPrésent2001A. Remacle
Animaux - Vertébrés - Reptiles
Zootoca viviparaOuiNonReproducteur2001A. Remacle
Invertébrés - Insectes - Papillons diurnes
Leptidea sinapisNonNon2001A. Remacle
Melanargia galatheaNonNon2002A. Remacle
Papilio machaonNonNon1997A. Remacle
Invertébrés - Insectes - Coléoptères - Carabidés
Cicindela campestris2002A. Remacle
Invertébrés - Insectes - Orthoptères
Oedipoda caerulescensFaible nombre2001J.-P. Jacob
Phaneroptera falcataQuelques ex.2002A. Remacle
Invertébrés - Insectes - Hyménoptères
Anthidium punctatum1997A. Remacle
Colletes cuniculariusPlusieurs agrégations de nids1997A. Remacle
Osmia aurulentaDispersée1997A. Remacle
Osmia bicolorDispersée1997A. Remacle
Plantes - Plantes supérieures
Allium sphaerocephalonPan de falaise intact2002A. Remacle
Anacamptis pyramidalis2008M. Bonduelle
Anthyllis vulneraria2001A. Remacle
Catapodium rigidumRépandu à tous les niveaux2002A. Remacle
Centaurium erythraeaAbondante localement2002A. Remacle
Crepis foetidaAbondante localement2002A. Remacle
Dactylorhiza fuchsii> 700 pieds2001A. Remacle
Epipactis helleborinePeu abondant2001A. Remacle
Festuca pallensPan de falaise intact2002A. Remacle
Hieracium glaucinum2001A. Remacle
Listera ovataPeu abondant1997A. Remacle
Rosa micrantha1 pied noté2001A. Remacle

Nombre d'espèces confidentielles en plus de celles citées ci-dessus : 1

Commentaires sur la faune

Oiseaux
Bubo bubo et Falco peregrinus non nicheurs mais régulièrement observés.
Nidification de Falco tinnunculus, Corvus monedula, Columba oenas et Phoenicurus ochruros sur les falaises, ainsi que de Phoenicurus phoenicurus (espèce rare dans la région namuroise - un territoire en 1997 dans la boulaie-saulaie, habitat rarement occupé par l'espèce) et de l'avifaune arboricole banale. Observation de Picus viridis.

Amphibiens et reptiles
Aucun recensement des amphibiens n'a été réalisé dans les petites zones humides. Présence de Bufo bufo.
Reproduction de Lacerta vivipara. La présence de Podarcis muralis n'a pas été prouvée.

Insectes
- Orthoptères: Phaneroptera falcata, Nemobius sylvestris et Oedipoda caerulescens.
- Lépidoptères Rhopalocères: recensement incomplet incluant deux espèces sujettes à un faible risque: Leptidea sinapis et Melanargia galathea; une espèce à la limite d'être menacée: Papilio machaon; diverses espèces non menacées: e.a. Pararge aegeria, Pyronia tithonus, Maniola jurtina, Aphantopus hyperantus, Lasiommata megera, Lycaena phlaeas, Polyommatus icarus; une espèce migratrice: Vanessa cardui.
Forte attractivité des nombreux Buddleja davidii.
- Coléoptères Cicindelinae: forte abondance de Cicindela campestris en 1997 (> 100 ex. lors d'une prospection), diminution en 2001.
- Hyménoptères Aculéates: espèces recensées (1996-2002): Andrena flavipes, A. bicolor, Anthidium punctatum (rare en Wallonie), Osmia bicolor et Osmia aurulenta (hélicicoles), Colletes cunicularius (espèce sabulicole - plusieurs agrégations de nids dans la zone sableuse de la falaise dominant le replat C et en D); Polistes sp. (guêpe sociale abondante), Ammophila sabulosa.

Commentaires sur la flore

Phanérogames (données A. Remacle, 1997-2002 et Tractebel 2003):
Acer campestre, Acer pseudoplatanus, Achillea millefolium, Acinos arvensis, Agrimonia eupatoria, Allium sphaerocephalon, Alnus glutinosa, Anacamptis pyramidalis, Anagallis arvensis, Anemone nemorosa, Anthyllis vulneraria, Arabis hirsuta, Arenaria serpyllifolia, Asplenium scolopendrium, Betula pendula, Betula pubescens, Brachypodium sylvaticum, Bromus hordeaceus, Bromus sterilis, Buddleja davidii, Calamagrostis epigejos, Campanula rotundifolia, Campanula trachelium, Cardamine pratensis, Cardaminopsis arenosa, Carex digitata, Carex flacca, Carex sylvatica, Carlina vulgaris, Carpinus betulus, Catapodium rigidum, Centaurea jacea, Centaurium erythraea, Centranthus ruber, Clematis vitalba, Clinopodium vulgare, Conyza canadensis, Cornus sanguinea, Corylus avellana, Crepis foetida, Dactylis glomerata, Dactylorhiza fuchsii, Daucus carota, Digitalis purpurea, Dipsacus fullonum, Dryopteris filix-mas, Echium vulgare, Eleocharis palustris, Epilobium hirsutum, Epipactis helleborine, Equisetum arvense, Erigeron acer, Erophila verna, Eupatorium cannabinum, Euphorbia amygdaloides, Fagus sylvatica, Festuca pallens, Festuca sp., Fragaria vesca, Fraxinus excelsior, Geranium molle, Geranium robertianum, Glechoma hederacea, Hieracium glaucinum, Hieracium lachenalii, Hieracium murorum, Hieracium pilosella, Hieracium sabaudum, Holcus lanatus, Hypericum hirsutum, Hypericum perforatum, Inula conyzae, Juncus articulatus, Juncus bufonius, Juncus conglomeratus, Juncus tenuis, Leontodon saxatilis, Leucanthemum vulgare, Ligustrum vulgare, Listera ovata, Lotus corniculatus, Lycopus europaeus, Lythrum salicaria, Matricaria dioscoidea, Melica ciliata, Melilotus albus, Minuartia hybrida, Odontites vernus, Oenothera deflexa, Ophrys apifera, Origanum vulgare, Pastinaca sativa, Phragmites australis, Picris hieracioides, Pinus sylvestris, Plantago lanceolata, Poa compressa, Populus tremula, Prunella vulgaris, Pteridium aquilinum, Quercus robur, Rosa canina, Rosa micrantha, Rumex scutatus, Salix caprea, Sambucus nigra, Sanguisorba minor, Saxifraga tridactylites, Sedum acre, Sedum album, Senecio erucifolius, Senecio inaequidens, Solidago virgaurea, Stachys officinalis, Tanacetum vulgare, Teucrium scorodonia, Trifolium campestre, Trifolium repens, Tussilago farfara, Valeriana repens, Verbascum nigrum, Verbascum thapsus, Veronica officinalis, Veronica serpyllifolia, Viburnum opulus, Viola hirta, Viola riviniana, Vulpia myuros

Espèces exotiques

Buddleja davidii, Conyza canadensis, Oenothera deflexa, Senecio inaequidens,

Conservation

Objectifs de conservation

Maintien d'une vaste carrière de calcaire qui présente un intérêt paysager et biologique évident, prolongeant, vers le plateau, la zone des rochers de Lives-sur-Meuse qui dominent la rive droite de la vallée de la Meuse (site classé de la Roche aux Corneilles et site ISIWAL). La présence de coulées et d'aires sableuses dans la partie supérieure en font un site attractif pour les insectes sabulicoles (Hyménoptères Aculéates et Cicindèles).

Menaces

- Reprise possible de l'activité extractive par la société Gralex, avec installation d'infrastructures sur le niveau inférieur du site.
- Développement important des ligneux pionniers et de divers arbustes.
- Fixation des aires sableuses entraînant la réduction et à terme la disparition des espèces sabulicoles.

Recommandations

- Si reprise d'activité il y a, cette carrière ne devrait pas être altérée car, du point de vue paysager, elle prolonge le site classé de la Roche aux Corneilles.
- Contrôle des ligneux urgent dans certaines zones à définir en fonction de la réouverture possible du site.

Plan de gestion

Sans objet.

Accès du public

Accès interdit.

Détails

Description physique

Situation générale: Cette vaste carrière creusée à flanc de coteau est localisée juste au NE du village de Lives-sur-Meuse, le long de la chaussée de Liège (N90). La partie supérieure du site jouxte la route allant de Lives à Loyers (rue de Loyers).
On y a exploité du calcaire viséen.
Description du site: Cette vaste carrière de calcaire creusée à flanc de coteau est localisée juste au NE du village de Lives-sur-Meuse, le long de la chaussée de Liège (N90). La partie supérieure du site jouxte la route allant de Lives à Loyers (rue de Loyers).
Elle peut être divisé en quatre secteurs.
- Le secteur inférieur A (niveau 0 - cote 77,5 m) est situé en partie au même niveau, en partie plus bas que la chaussée de Liège: d'anciens bâtiments occupent la partie vers la rue. Le reste du secteur consiste en un vaste terre-plein dammé et caillouteux montrant une colonisation ligneuse récente mais déjà bien amorcée, ainsi qu'une couverture herbacée de moins en moins discontinue.
- Le niveau intermédiaire B comprend une partie pierreuse en pente, parcourue par une ancienne rampe qui, au niveau d'un petit replat, rejoint l'ancien chemin (bloqué) venant de la chaussée de Liège (au km 5,85). La rampe continue à monter et atteint le palier intermédiaire (niveau 1) constitué d'une dalle en pente douce (vers le sud) encore assez dénudée. Une petite zone humide temporaire se trouve dans la partie la plus basse contre la falaise sud.
- Le niveau supérieur C est accessible à partir du palier intermédiaire par une rampe. Ce secteur, également constitué d'une dalle légèrement inclinée, forme un vaste replat (niveau 2 - cote 121,5 m) qui se prolonge vers l'ouest en une bande étroite le long de la falaise sud. La végétation herbacée y est un peu plus abondante, profitant des fissures de la roche; des ligneux croissent surtout sur les bordures et en particulier le long de la falaise sud où se trouve une zone humide de plus de 3 ares, asséchée en été.
- Le secteur supérieur D (cote maximale: 161 m), au-dessus de la falaise supérieure, consiste en une vaste étendue assez arborée à la topographie irrégulière, facilement accessible par un ancien chemin (barré) partant de la route Lives-sur-Meuse - Loyers. Ce secteur est en relation avec les parties supérieures de la carrière voisine du bois de Chetoi (Na/474/14). Plusieurs aires sont nettement sableuses et sont souvent reliées aux coulées de sable de la falaise.
La dénivellation globale entre les niveaux A et D avoisine les 85 m; les falaises sont en général très irrégulières et montrent d'abondantes plages terreuses et plusieurs coulées sableuses bien visibles de loin, qui confèrent au site un aspect particulièrement esthétique, comme c'est également le cas à la carrière de Bossimé ou des Grands Malades toute proche (Na/478/09).
Fréquentation du site: Probablement faible (panneaux d'interdiction).
Présence de déchets: Site très propre.
Environnement du site: Village de Lives-sur-Meuse au SW; Meuse et chaussée de Liège (N90) à l'ouest; bois de Chetoi et bois de Lives ailleurs. Au NE, l'autre carrière du bois de Chetoi (Na/474/14) jouxte le site. La route Lives-sur-Meuse - Loyers longe la bordure sud de la carrière. Une partie des rochers de Lives se trouve près de la carrière, entre sa bordure NW et la chaussée de Liège (site classé de la Roche aux Corneilles et site ISIWAL 175).

Description biologique

Le site a fait l'objet d'une première prospection par A. REMACLE et J.-P. JACOB en 1997-1998, suivit par d'autres visites en 2001-2002:
Dans le secteur A, de jeunes ligneux pionniers se développent en nombre dans le fond dammé et caillouteux: Betula pendula, Salix caprea, Populus tremula, Buddleja davidii,... La végétation herbacée, encore discontinue, s'est fortement développée depuis 1997: Arenaria serpyllifolia, Rumex scutatus, Hypericum perforatum, Erophila verna, Anagallis arvensis, Sedum album, Sedum acre, Fragaria vesca, Melilotus albus, Lythrum salicaria (dans zone moins sèche avec Lycopus europaeus), Oenothera deflexa, Daucus carota, Centaurium erythraea, Echium vulgare, Origanum vulgare, Teucrium scorodonia, Prunella vulgaris, Verbascum thapsus, V. nigrum, Carlina vulgaris, Leontodon saxatilis (abondant), Solidago virgaurea, Leucanthemum vulgare, Achillea millefolium, Picris hieracioides, diverses graminées parmi lesquelles Poa compressa, Vulpia myuros, Catapodium rigidum (assez abondant), Calamagrostis epigejos, Dactylis glomerata et Holcus lanatus, etc.
La pente pierreuse entre A et le replat de B, traversée par un chemin, est abondamment colonisée par Buddleja davidii; on y retrouve plus ou moins les mêmes plantes qu'en A, avec davantage de Carlina vulgaris et Campanula trachelium, Valeriana repens, ... A l'intersection du chemin avec celui venant directement de la chaussée de Liège se trouve une petite falaise qui correspond probablement à un lambeau de rocher intact; la végétation y est plus intéressante que sur les autres falaises: Festuca pallens, Allium sphaerocephalon, Centranthus ruber, Sedum album, avec Clematis vitalba, Betula pendula, Rosa canina, Cornus sanguinea, Quercus robur, etc.
Les replats de B et C, ainsi que le pied du pan de falaise intact, présentent une strate herbacée discontinue assez semblable, composée d'un large spectre spécifique. On y trouve principalement des espèces des pelouses sèches et des falaises rocheuses, des espèces à affinités forestières et des espèces pionnières des milieux anthropiques: Rumex scutatus, Hypericum perforatum, Erophila verna, Arabis hirsuta, Cardaminopsis arenosa, Sedum album (abondant), Sedum acre, Saxifraga tridactylites, Sanguisorba minor (talus), Daucus carota, Pastinaca sativa, Centaurium erythraea, Echium vulgare, Origanum vulgare, Teucrium scorodonia, Campanula trachelium, Dipsacus fullonum, Leontodon saxatilis, Crepis foetida, Erigeron acer, Hieracium murorum, H. glaucinum, H. lachenalii, H. sabaudum, H. pilosella, Senecio inaequidens, S. erucifolius, Solidago virgaurea, Tussilago farfara, Tanacetum vulgare, Leucanthemum vulgare, Picris hieracioides, Inula conyzae, Eupatorium cannabinum, Carex sylvatica, les graminées Vulpia myuros, Catapodium rigidum (présent un peu partout), Melica ciliata (de plus en plus abondante dans les fissures des replats en dalle), Poa compressa, Festuca sp., Brachypodium sylvaticum, Allium sphaerocephalon (quelques plants au pied du pan rocheux intact), etc.
Dans les zones plus humides au pied de la falaise sud s'observent davantage de ligneux (e.a. Salix div. sp.) et quelques espèces herbacées des lieux humides: Epilobium hirsutum, Lythrum salicaria, Lycopus europaeus, Eleocharis palustris, Juncus div. sp., Dactylorhiza fuchsii (> 700 pieds en C), une espèce de bryophyte.
Le secteur D présente des zones encore assez ouvertes à côté de zones plus arborées et même très arborées vers la carrière voisine: Betula pendula, Salix caprea, Fraxinus excelsior, Cornus sanguinea, Ligustrum vulgare, Buddleja davidii, Rosa canina, Rosa micrantha (un pied vu), ainsi que Clematis vitalba et Rubus sp. A côté de bryophytes et de lichens (cfr genre Cladonia), la végétation herbacée comprend surtout des espèces de pelouses sèches, des plantes forestières et de lisières, ainsi que des plantes pionnières des milieux perturbés: e.a. Anemone nemorosa, Arenaria serpyllifolia, Hypericum hirsutum, Viola hirta, Viola riviniana, Erophila verna, Arabis hirsuta, Cardamine pratensis, Cardaminopsis arenosa, Sedum album, Sedum acre, Sanguisorba minor, Fragaria vesca, Agrimonia eupatoria, Lotus corniculatus, Euphorbia amygdaloides, Geranium robertianum, Centaurium erythraea, Echium vulgare, Origanum vulgare, Clinopodium vulgare, Teucrium scorodonia, Prunella vulgaris, Acinos arvensis, Glechoma hederacea, Stachys officinalis, Veronica officinalis, V. serpyllifolia, Digitalis purpurea, Valeriana repens, Dipsacus fullonum, Leucanthemum vulgare, Hieracium div. sp. (dont H. glaucinum), Carlina vulgaris, Tussilago farfara, Erigeron acer, Picris hieracioides, Conyza canadensis, Solidago virgaurea, diverses graminées dont Poa compressa, Calamagrostis epigejos et Catapodium rigidum, Carex sylvatica, C. flacca, C. digitata, les orchidées Listera ovata (quelques hampes florales), Epipactis helleborine (peu abondant) et Dactylorhiza fuchsii (60-70 hampes à un endroit et pieds épars ailleurs), les fougères Pteridium aquilinum et Dryopteris filix-mas, etc.
Une synthèse des données biologiques a été de nouveau réalisée en 2008 (M. BONDUELLE), sur base d'inventaires plus récents.
La Carrière de Lives comprend plusieurs paliers, sur une dénivellation de près de 85 m, séparés par des falaises ou par des rampes aux pentes plus douces, permettant de distinguer quatre secteurs:
Le secteur A :
Situé à l'ouest de la carrière, ce secteur est au même niveau que la N90 (chaussée de Liège) et une vaste partie excavée est même en dessous de ce niveau. Ce secteur est séparé de la N90 par la présence d'un talus arboré. Quelques anciens bâtiments sont également situés à l'entrée. Cette zone est en cours de recolonisation par une végétation ligneuse et la couverture herbacée, apparentée aux pelouses calcaires, y est discontinue.
La partie située la plus à l'ouest, donnant sur la N90, présente de vastes dalles pierreuses, mais surtout des dalles de béton et de macadam, où se développent une végétation apparentée à l'Alysso-Sedion albi. Cette zone est encadrée par une falaise au sud et un haut talus abrupt à l'ouest. La recolonisation ligneuse y est plus prononcée, et la strate herbacée plus continue. Au pied de la falaise se rencontrent des pelouses où plusieurs pieds d'Orchis tacheté des bois (Dactylorhiza fuchsii) se développent. Ailleurs, la végétation est plus rudérale, avec de nombreuses espèces du Artemisieta vulgaris.
Le plancher de la carrière présente de vastes zones de gravier ou de macadam dépourvues de toute végétation, alternant avec une recolonisation ligneuse dense. La strate herbacée y est discontinue. Dans les zones où celle-ci est plus développée se rencontre également l'Orchis tacheté des bois. La partie située au pied de la falaise, au sud, présente des milieux plus frais et humides, et la végétation y est plus développée et plus diversifiée. Par endroits se rencontrent des éboulis rocheux et des tas de graviers colonisés par l'Oseille ronde. Les éboulis calcaires à Oseille ronde constituent des habitats 92/43/CEE I non-prioritaire (code Corine 61.3122, code Natura 2000 8160).
Cette zone est délimitée au nord-ouest par l'extrémité ouest du site Natura 2000 ' Vallée de la Meuse de Dave à Marche-les-Dames). Il s'agit d'un talus d'isolement créé entre la carrière et la N90. Du côté de la carrière, il est doublé par un chemin herbeux.
Le secteur B :
Il s'agit du niveau intermédiaire menant au palier supérieur via une rampe. Même si le secteur comprend de nombreuses parties pierreuses en pente, quelques pentes douces et replats sont présents. Par rapport au secteur A, cette partie présente une végétation herbacée plus développée, notamment le long du chemin le parcourant, et une plus grande richesse floristique. Un pied d'Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis) y a notamment été rencontré. Une petite zone humide temporaire se rencontre contre la falaise au sud, dans la partie la plus basse. D'une manière générale, le pied de la falaise est plus frais et humide, avec une végétation plus développée et plus diversifiée, notamment concernant les espèces ligneuses. La falaise est également progressivement colonisée par les ligneux et diverses espèces herbacées. Les dalles pierreuses de ce secteur sont colonisées par les orpins. Comme dans l'ensemble de la carrière, la colonisation ligneuse progresse dans ce secteur, limitant ainsi, à terme, la diversité des habitats présents, et des espèces rencontrées. Le Buddleya y est bien présent, voire abondant par endroits.
Vers l'ouest, le sentier parcourant cette zone rejoint un replat herbeux surplombé par un rocher calcaire intact, juste en marge du site Natura 2000. Il s'y développe une végétation chasmophytique calcicole, habitat protégé par la directive 92/43 CEE (habitat non prioritaire - code Corine 62.1 - code Natura 2000 8210).
De nombreuses espèces, tant ligneuses qu'herbacées, se retrouvent dans ce niveau de la carrière.
Le secteur C :
Il s'agit de deux dalles calcaire, résultant de l'extraction passée, la dalle supérieure étant bien plus vaste. Celles-ci sont légèrement inclinées vers le sud et entourées de pierriers et de falaises rocheuses.
La strate herbacée des dalles rocheuses est discontinue, généralement présente au niveau des fissures de la roche. Il s'y rencontre des espèces de l'Alysso-Sedion albi, formant des pelouses rupicoles calcaires, habitat prioritaire au sens de la directive 92/43/CE (code Corine 34.11, code Natura 2000 6110). Par endroits, la végétation herbacée rencontrée est apparentée aux pelouses calcaires, habitat prioritaire au sens de la directive 92/43/CE (code Corine 34.3, code Natura 2000 6210).
Le long de la falaise sud, l'inclinaison de la dalle permet le développement de zones humides et d'une petite mare plus ou moins asséchée en été. L'ensemble de ce secteur, notamment au pied des falaises et des zones plus humides, est envahi progressivement par la végétation ligneuse. Les replats et anfractuosités de la falaise sont également progressivement colonisés par la végétation, tant herbacée que ligneuse. Il s'y rencontre notamment l'Orchis tacheté des bois.
Le secteur D :
Ce secteur constitue une transition entre l'excavation de la carrière de Lives et la Carrière du Bois de Chetoi. L'ensemble est majoritairement arboré, parfois sur un substrat de remblai, mais plusieurs zones ouvertes, à végétation herbacée, sont également présentes.
Au niveau des zones arborées, il s'agit de boisements spontanés jeunes, dominés par le Bouleau et les Saules, comprenant des espèces calcicoles comme le Troène commun. La végétation comprend des espèces des pelouses sèches, de ourlets forestiers, mais également des espèces rudérales. L'Orchis tacheté des bois est présent sur l'ensemble de la zone.
L'extrême ouest du site englobe le talus d'isolement aménagé entre la N90 et la carrière de Lives. Il s'y développe des fourrés de recolonisation ligneuse dominés par le Bouleau (Betula pendula) et le Saule marsault (Salix caprea). La Clématite des haies (Clematis vitalba) y est abondante. Du côté de la carrière, ce talus est doublé par un chemin herbeux, sinuant au niveau de la berme surplombant le plancher de la carrière. Les espèces suivantes y ont été recensées : Centaurée jacée (Centaurea jacea), Trèfle jaune (Trifolium campestre), Trèfle rampant (Trifolium repens), Vipérine commune (Echium vulgare) ainsi qu'un pied d'Ophrys abeille (Ophrys apifera).

Monument naturel

Intérêt géologique: non traité.

Monument historique

Aucun monument.

Histoire du site

Occupation du site au 18e siècle:
Occupation du site avant exploitation:
Ancien exploitant: s.a. Gralex.
Matériau(x) extrait(s): calcaire.
Référence DPPGSS: Lives n° 1 (partie SW).
Référence de la fiche ULg (1997): 'Carrière de Lives'.
Déroulement de l'exploitation:
Autorisation:
Fin: vers 1960.
Réaffectation prévue (dans autorisation):
Réaffectation effective: laissé en l'état.

Biblio

Divers

Sources

SABLIERES

Répondants de l'information

A. REMACLE (FUSAGx)
J.-P. JACOB (AVES)