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Damier noir (Melitaea diamina)

Taxonomie

Synonymes :
Français : Damier noir, Mélitée noirâtre
Néerlandais : Woudparelmoervlinder
Anglais : False Heat Fritillary
Allemand : Silberscheckenfalter
Groupe biologique :Animaux / Invertébrés / Insectes / Papillons diurnes / Nymphalidés

Intro

Synthèse

Le Damier noir, le plus commun de nos damiers sans pour autant être très répandu, se développe surtout sur la Valériane. Il fréquente les prairies humides, tourbières, bas-marais...

Description morphologique

Le damier noir porte son nom à cause de la couleur très sombre des ailes postérieures ; les quelques rangées de petites taches fauves qui y sont présentes sont occultées à mesure qu'on se rapproche de la base des ailes. Par contre, les ailes antérieures sont foncées mais plus largement ponctuées de taches fauves. Au revers, il se caractérise par la présence de petits points noirs dans la bande brune submarginale.

Visualisation des critères permettant de différencier les 5 espèces de Damiers

Législation

Législation régionale (Conservation de la Nature)

  • Aucune réglementation

Législation régionale (Chasse et pêche)

  • Aucune réglementation

Législation fédérale

  • Aucune réglementation

Convention internationale

  • Aucune réglementation

Directives européennes

  • Aucune réglementation

Autres législations régionales

  • Aucune réglementation

Distribution

Statut de présence :Re : reproduction

Sources :Fichefet, V. et al (2008)

Indigenat :Or : indigène

Sources :Fichefet, V. et al (2008)

Type de distribution :Di : dispersée

Sources :Fichefet, V. et al (2008)

Distribution en Europe :

Surtout Europe moyenne et orientale. La Wallonie se situe en limite nord-ouest de son aire.

Distribution en Wallonie :

Melitaea diamina est le plus commun des damiers présents en Wallonie. Absent du nord du sillon sambro-mosan et du Condroz, il est relativement commun en Fagne-Famenne-Calestienne et en Lorraine, alors qu'il est un peu plus rare en Ardenne.

Carte :
carte

Ecologie

Ecologie :

L'espèce fréquente les prairies humides extensives, clairières, bordures de tourbières, bas-marais, bords de ruisseaux... Elle se développe surtout sur Valeriana repens (ponte observée en Wallonie), Valeriana dioica (ponte observée en Wallonie), Valeriana wallrothii, plus rarement Plantago spp., Persicaria bistorta, Veronica chamaedrys, Melampyrum spp. Les oeufs sont pondus en plaques (50 à 200) sous les feuilles des plantes-hôtes.

Cycle de vie : 1 génération. L'espèce vole surtout de fin mai à mi-juillet, avec un pic en juin, et hiverne au stade chenille dans des nids communautaires, par petits groupes.

Statut

Tendance

Tendance :ST : stabilité
Commentaires :

L'espèce est stable dans toutes les régions qu'elle occupe. En Lorraine, un déclin est cependant possible dans l'ouest de la région.

Son aire de répartition actuelle a perdu 40% de son aire totale (1950-2007), en raison de la disparition ancienne de populations en marge de l'aire, et notamment en Haute-Ardenne, en Fagne-Famenne, en Ardenne occidentale et en Lorraine. Avant 1950, l'espèce était également connue du sillon sambro-mosan.

Sources :Fichefet, V. et al (2008)

Liste Rouge

Espèce menacée :Non
Statut :LC : non menacée
Sources :Fichefet, V. et al (2008)

Espèce invasive

Liste :non

Biblio

Divers

Auteurs

Violaine Fichefet

Date de mise à jour / relecture de la fiche

02/08/2010