Plan Maya


Lancé en 2011, le Plan Maya a pour objectif de sauvegarder les populations d'abeilles et d'insectes butineurs en Wallonie.

Intro

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Un tiers de l'alimentation humaine et trois quarts des cultures dépendent de la pollinisation par les insectes.

A coté de l'abeille domestique bien connue, ce ne sont pas moins de 350 espèces d'abeilles sauvages et bourdons qui butinent les fleurs en Wallonie. Malheureusement les populations de ces insectes ont subi une régression inquiétante ces dernières années.

Une des principales causes de ce déclin n'est autre que la diminution des ressources alimentaires disponibles. Les abeilles ont besoin de pollen en quantité, en diversité et en qualité pour survivre.

La seule réponse que nous pouvons apporter à ce problème est de reconstituer dans nos paysages des espaces riches en plantes mellifères et dénués autant que possible de pesticides.

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Je suis citoyen

Dès 2013, la Wallonie a donné l'opportunité aux particuliers d'agir en faveur des insectes pollinisateurs dans leur propre jardin. Plus de 1000 wallons ont participé à cette initiative, rejoignez-les !

Le label « Jardin Maya » est accessible à tous, aux férus de jardinage comme aux novices.


Devenir Jardinier Maya...

Pour labelliser son jardin « Maya », le jardinier s'engage à ne plus utiliser de pesticides dans son jardin et à semer 10 m² de prés fleuris. Il formalisera cet engagement en signant la charte Maya (PDF-677 ko).

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Je suis apiculteur

apiculteur_visuelA l'heure où l'abeille est menacée, l'apiculture connaît un bel engouement. La mise en place du Plan Maya est à l'image de cet enthousiasme grandissant pour l'élevage de nos abeilles ! L'apiculture est un art qui se pratique avec passion mais aussi grâce à des connaissances scientifiques et techniques permettant un élevage de qualité.

Le Plan Maya soutient activement la recherche et le secteur apicole en Wallonie. L'accent est ainsi mis sur la formation et l'encadrement des apiculteurs. Concrètement, la Wallonie soutient les centres de formations en apiculture, appelés « ruchers-écoles ». Les formations, qui s'étalent en général sur deux ans, touchent environ 500 nouveaux candidats par an.

D'autre part, une subvention a été octroyée au CARI (Centre apicole de Recherche et d'Informations) pour l'aider à mettre en oeuvre son plan d'encadrement des apiculteurs wallons face aux nouveaux défis du secteur.

Désireux de sauter le pas ? Bénéficiez, vous aussi, de conseils de professionnels pour devenir apiculteur.

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Je suis une commune, une province

En tant que commune ou province Maya, vous vous êtes engagés à devenir des acteurs clés du plan Maya.

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Etre une commune ou une province Maya, c'est à la fois soutenir l'activité apicole sur votre territoire, maintenir et/ou restaurer un réseau d'espaces propices à la vie des insectes pollinisateurs mais aussi sensibiliser vos habitants à la problématique des insectes butineurs.

Communes et provinces Maya ont un socle commun de dispositions à mettre en place lorsqu'elles adhèrent au Plan Maya. Certaines mesures sont toutefois différentes selon le profil « Commune » ou « Province ».

Charte Commune Maya : cliquez ici (DOC-146 ko)

Charte Province Maya : cliquez ici (DOC-151 ko)

Un vadémécum (PDF-180 ko) plus détaillé est également disponible pour les communes Maya.


Rapportage

Une fiche de rapportage unique pour vos actions est à présent disponible en version électronique sur le site www.wallonie.be ou directement en cliquant ici.

La Wallonie, en partenariat avec le projet SAPOLL (www.sapoll.eu) et l'asbl ECOWAL (www.ecowal.be), met à votre disposition des articles pour vos bulletins communaux et vos sites web... il suffit de cliquez sur les titres suivants !

Bibliothèque Maya

Nombreux sont les auteurs qui se sont penchés sur la thématique des abeilles. Cette liste non-exhaustive de brochures, de revues, de vidéos vous aidera à approfondir la matière.

Les publications du SPW

Notre dernière parution :

cover brochure fleurissement

VEREECKEN Nicolas J. , APPELDOORN Mélanie & COLOMB Pascal, « Vers un fleurissement favorable aux pollinisateurs (PDF-7632 ko) », SPW éditions, 2018.

COLOMB Pascal, « Fleurs sauvages et prairies fleuries pour nos pollinisateurs, guide technique et choix des mélanges (PDF-1294 ko) », SPW éditions, 2012.

MAROT Jean-Marie (éditeur responsable), « Plan Maya, un bon plan pour nos abeilles (PDF-1380 ko) », SPW Editions, 2015.

MAROT Jean-Marie (éditeur responsable), « Abeilles sauvages protégées de Wallonie (PDF-641 ko) », SPW Editions, 2013.

MAROT Jean-Marie (éditeur responsable), « Abeilles sauvages de nos jardins (PDF-623 ko) », SPW Editions, 2013.

NAVEAU François, « La vie sauvage emprunte aussi nos routes (PDF-4804 ko) », SPW Editions 2012.

TERZO Michaël et RASMONT Pierre, « Abeilles sauvages, bourdons et autres insectes pollinisateurs (PDF-2066 ko) », Les Livrets de l'agriculture N°14.

Autres publications

HAINAUT DEVELOPPEMENT, « Abeilles et pollinisation », 2008.

MHOOF, Markus, « Des hommes et des abeilles », Imagine film, 2013.

REMACLE-JACOB, Annie, « Abeilles et guêpes de nos jardins (PDF-12236 ko) », Faculté des Sciences agronomiques de Gembloux, 1989.

REMACLE- JACOB, Annie, « Abeilles sauvages et pollinisation (PDF-10889 ko) », Faculté des Sciences agronomiques de Gembloux, 1989.

FAQ

Foire aux questions :


Quand semer le pré fleuri tout en respectant les délais ?

Pour les prés fleuris, 2 périodes sont propices au semis : avril-mai et fin août à mis octobre.

On constate une tendance aux semis de fin d'été qui permettent de se prémunir des échecs de printemps trop pluvieux.

Le rapportage est cependant exigé pour fin juin de l'année n+1. Vos factures ne peuvent être introduites pour le subside qu'une fois le semis réalisé. Attention : Il est rappelé que toutes les demandes de paiement dûment accompagnées des photos et factures doivent être introduites pour le 15 novembre de l'année n+1 au plus tard.

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Puis-je mettre des graminées dans mon pré fleuri ?

L'indice de 60% de mellifères vise le nombre de plantes et non le poids des graines.
Coquelicot, tournesol et pâturin des prés ne sont pas égaux si on ne parle que du poids en graines. Il y a donc une marge pour introduire des graminées qui permettent de pérenniser le pré fleuri, favoriser les bisannuelles ou les vivaces. Nous conseillons cependant une évaluation dans le temps de votre pré fleuri si vous fauchez sans exportation. Des vivaces ou bisannuelles peuvent être réintroduites les années suivantes. Une marge existe donc bel et bien.


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Dois-je uniquement réaliser mon pré fleuri ou mon verger sur espace public?

Toutes les communes ne sont pas égales en ce qui concerne la disponibilité foncière.
On considère que les espaces accessibles au public, moyennant convention écrite ou les espaces semi-public tels les parkings de zones commerciales, abords de zonings, écoles... sont éligibles à votre projet. Attention aux accords avec les agriculteurs qui disposent eux de mesures agri environnementales distinctes. Le double subventionnement reste bien sûr interdit. Les jardins de particuliers sont également à proscrire dans un souci de pérennité et d'égalité de traitement des citoyens.

L'enrichissement de 20% en fleurs mellifères doit-il se faire dans chaque pot de plantation communale (20% de plants mellifère dans chaque pot) ou est-ce que celui-ci peut se faire sur seulement une partie de la commune ?

Le but de l'enrichissement du fleurissement de la commune par des plantes mellifères est d'éviter des leurres pour les abeilles, c'est à dire de grosses masses de fleurs qu'elles viendront visiter en vain, dépensant leur énergie en pure perte. C'est pourquoi il faut placer des plantes mellifères, si pas dans chaque jardinière, au moins sur chaque implantation pour atteindre 20% de mellifères. Par exemple ajouter des plantes de thym, sarriette, verveine, bruyère... dans les bacs ou au sein des parterres...

FAQ 3 abeille mellifère

Est-ce que de nouvelles plantations totalement mellifères peuvent être comprises comme enrichissement du fleurissement de la commune ?

Les prés fleuris ne sont pas comptabilisés dans le fleurissement. Par fleurissement on entend les parterres structurés, totalement ou partiellement renouvelés annuellement et les bacs à fleurs. Si un parterre d'annuelles est remplacé par un pré fleuri en tout ou partie, on peut comptabiliser le pré fleuri sur base de sa surface fleurie sur l'implantation.

Plus concrètement : en aucun cas un pré fleuri au village de X ne peut justifier aucune plante mellifère dans les parterres du village de Z. Par contre un rond point en partie "pré fleuri " peut neutraliser les bacs à fleurs non mellifères du même carrefour... La logique est alimentaire, l'abeille doit trouver son intérêt dans le fleurissement.

En pratique, implanter une part de vivaces mellifères dans les parterres permet de satisfaire les butineurs tout en économisant sur les annuelles et en gardant une structure hivernale à la réalisation.

Source : http://biodiversite.wallonie.be/