
Coordonner la mise en place d'une structure de surveillance de la dynamique régionale de différents groupes biologiques.
Deux niveaux d'approches sont privilégiés
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Les différents Groupes de travail sont chargés de faire une synthèse des informations existantes et en particulier, d'évaluer le statut actuel des espèces et d'identifier les espèces qui méritent une attention particulière parce qu'elles sont protégées, qu'elles présentent une forte régression ou un grand intérêt biogéographique, qu'elles sont rares, ...Cet objectif se traduit concrètement par :
- La réalisation de listes rouges provisoires qui identifient des espèces prioritaires, qui doivent faire l'objet d'une attention particulière.
- La réalisation d'une fiche signalétique pour ces espèces prioritaires. Cette fiche standard comprend une brève description taxonomique, une brève description des exigences écologiques, une justification de l'importance accordée à l'espèce et, si possible, une carte de répartition en Wallonie.
- La constitution ou le développement d'une base de données détaillées rassemblant l'ensemble des données connues de chaque espèce. Cette base de données sert de référence pour établir le bilan actuel sur des bases solides et permettre plus facilement les futures mises-à-jour. C'est son analyse qui doit permettre de compléter la fiche signalétique ainsi que les renseignements nécessaires à la complétion des fiches sur les sites majeurs (voir ci-dessous).
Il est demandé aux Groupes de travail d'identifier précisément les sites qui recèlent encore des populations des espèces prioritaires et/ou les sites dont le potentiel d'accueil est très important. Pour chaque espèce, on évaluera les déficits de protection et définira, sur base des menaces potentielles, la meilleure stratégie de protection des populations non-protégées (proposition d'acquisitions, informations du propriétaire, conseils de gestion ...). On proposera ensuite les priorités de mesures de gestion qui sont nécessaires pour développer certaines populations à la limite de la disparition suite notamment à une dynamique latente de l'environnement (envahissement forestier, eutrophication indirecte, ...).Cet objectif se traduit concrètement par :
- La réalisation de nouvelles fiches ou la complétion des fiches d'identification des sites de grand intérêt biologique (SGIB). Il s'agit notamment de compléter les listes d'espèces remarquables présentes dans ces sites. Les renseignements détaillés correspondant aux informations synthétiques fournies dans cet inventaire doivent être accessibles et gérés dans la base de données détaillées (voir ci-dessus). Cela permettra d'identifier l'origine d'une donnée synthétique et d'en connaître d'autres paramètres comme la date de la dernière observation, ...
- La réalisation d'un rapport de synthèse identifiant les axes d'une stratégie de conservation à mettre en oeuvre (mesures de protection, de gestion, ...) pour éviter la disparition des espèces prioritaires.
Les données existantes doivent être complétées par un programme d'échantillonnage structuré qui peut prendre plusieurs formes en fonction des objectifs à atteindre.Depuis 1989, un programme continu de surveillance de la qualité de l'environnement wallon par bioindicateurs était opérationnel (Devillers et al, 1992). Chaque année, il s'agissait de définir, sur la base d'inventaires biologiques, la valeur d'un indice régional dont les différences interannuelles ou l'évolution se devaient d'être représentatives de l'évolution de la qualité de l'environnement. Cet indice était établit à partir d'un inventaire biologique dans un réseau de sites supposés être représentatifs des modifications que subissent les paysages wallons.
Plusieurs éléments récents sont à l'origine d'une restructuration de ce programme. Les nouvelles priorités, axées sur la surveillance de la dynamique des espèces, imposent de revoir la structure du protocole d'échantillonnage. L'année 1996 est considérée comme une année de transition, durant laquelle on définira pratiquement une structure géographique de l'échantillonnage qui devra être opérationnelle l'année 1997. La définition de la méthodologie de la récolte de données la plus adéquate relève de la responsabilité et de l'expertise des Groupes de Travail.
Cet objectif se traduit concrètement par :
- Lorsqu'il existe, mesure de la représentativité de l'échantillonnage actuel ou lorsqu'il n'existe pas, mise en place d'une structure d'échantillonnage pour les espèces prioritaires. Un objectif idéal est qu'environ 50% des sites connus de chaque espèce prioritaire puissent être surveillés périodiquement (3 ans maximum). Cette évaluation pourra être élargie à d'autres espèces (comme celles en extension) en fonction des groupes étudiés et de l'importance de l'échantillonnage nécessaire. La priorité doit toutefois être axée pour l'instant sur la qualité et la fiabilité de l'information obtenue, même si ce n'est que sur quelques espèces menacées.
- Mise en place de structures organisées de récolte de l'information visant à permettre une évaluation de la dynamique de l'ensemble du groupe biologique comme la réalisation ou la mise à jour d'atlas de répartition, la surveillance périodique d'un grand nombre de sites, ...
- Mise en place d'un protocole précis de définition des menaces existantes et identifiables sur les différents sites. Une historique synthétique de toutes les actions demandées à la RW, de leur mise en place sur le terrain et des effets de ces actions sera préparée de manière à avoir un outil d'évaluation précis pour le rapport de l'état de l'environnement wallon.
A leur demande, l'équipe de coordination assurera les analyses nécessaires pour aider les Groupes de Travail à trouver le meilleur compromis possible entre la représentativité des informations obtenues et la charge de travail sur le terrain. On essayera d'élargir le nombre de collaborateurs potentiels aux différents réseaux en y intégrant les services extérieurs de la DGRNE et ceux d'autres groupes de travail.
Chaque année, le rapport devra comprendre une description détaillée des inventaires réalisés sur le terrain. Tous les 3 à 5 ans, une analyse périodique doit être réalisée. Elle comprendra :
- un volet "évaluation de la qualité de la structure de l'échantillonnage",
- un volet "dynamique de la distribution des espèces",
- et un volet "suivi des mesures de gestion".
Ces rapports seront réalisés en concertation étroite avec la cellule de coordination. Des réunions périodiques, rassemblant les différents Groupes de Travail, sont prévues de manière à coordonner les activités et améliorer les échanges d'informations. Le programme proposé est en cours de lancement. Un cahier des charges détaillé a été établi et est en cours de réalisation pour les groupes des Oiseaux, des Batraciens et Reptiles, des Libellules et des Papillons et des Orchidées. Les travaux demandés aux différents groupes de travail font l'objet de conventions ou de subventions séparées.
Pour tout renseignement sur ce document : offh@mrw.wallonie.be