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Points-clés

  1. L'aire de distribution du cerf continue de s'accroître en Wallonie depuis la date pivot de 2010. Ceci est partiellement dû au repeuplement « accidentel » en lien avec certains parcs (Arche-en-Condroz ou Deux-Ourthes), tel que mis en évidence par les analyses génétiques menées de 2013 à 2019.
  2. Malgré un prélèvement soutenu depuis 2010 (figure 23), la chasse ne permet pas de réduire la population de cerfs, et la majorité des conseils cynégétiques parviennent juste à maintenir les populations en en prélevant l'accroissement, ce qui est visible au travers des INA sur des périodes qui offrent un recul intéressant (> 10 ans pour la majorité des conseils).
  3. Les estimations de population qui en découlent indiquent une population comprise entre 18 et 19000 cerfs en 2022, soit une progression d'environ 25% par rapport à 2016.
  4. La non-réalisation régulière des objectifs minimums en cerfs non-boisés est probablement à la base de cette augmentation significative. Quand le minimum est atteint, il est rarement dépassé de manière significative.
  5. Alors que la chasse au cerf est ouverte le 21 septembre, le tableau médian en biches est atteint le 19 novembre. A ce rythme, il est illusoire d'espérer réaliser un plan de tir minimum, a fortiori s'il n'y a pas de prolongement de l'ouverture au mois de janvier.
  6. La chasse à l'approche et à l'affût des cerfs non-boisés est peu utilisée. Elle intervient en fin de saison pour éventuellement boucler un plan de tir, à une période qui n'est pas optimale. Ce mode de chasse est davantage utilisé dans les conseils germanophones. Le tir des non-boisés, plus tôt dans la saison à l'approche et à l'affût, faciliterait l'atteinte des minima imposés.
  7. L'ouverture « exceptionnelle » de la chasse au Cerf en janvier 2023 n'a permis le tir que de 4.6% du tableau de chasse. Cette ouverture est décidée dans le courant du mois de décembre de la saison de chasse en cours, ce qui peut entraîner des problèmes d'organisation.
  8. A l'échelle de l'ensemble des conseils cynégétiques qui prélèvent du cerf (429768 ha), de 2016 à 2021, on constate que 50% des tirs de cerfs non-boisés sont le fait de 89 territoires (5%) sur une surface de 88295 ha (20%). Ce qui signifie finalement qu'une minorité de territoires, généralement de grande surface, sont responsables de la moitié des prélèvements.
  9. La surface forestière où sont tirés les cerfs non-boisés est légèrement inférieure à 300.000 ha.
  10. Une partie de la solution pourrait provenir de la spatialisation des statistiques de tir qui représentera un outil précieux pour chaque conseil cynégétique en bénéficiant d'une meilleure lisibilité de la situation en vue de répartir au mieux le plan de tir en fonction des territoires.
  11. De même une connaissance, même approximative, de l'effort de chasse consenti par les territoires permettrait de mieux évaluer le niveau de population, de faciliter la répartition des bracelets par le conseil cynégétique et d'adapter

fig23

Figure 23 – Evolution du nombre de constats de tir et de mortalité pour le cerf (DBCentrale – DNF 1996-2022)