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2663 - Pré du Duc

Site de Grand Intérêt Biologique (SGIB)

Synonymes :Bois des Ducs
Communes :Perwez
Cantonnements DNF :Nivelles
Surface : ha
Coordonnées :X Lambert : 179150 - Y Lambert : 145360
Voir la carte du site (statique) ou sa localisation avec la cartographie dynamique
Rappel : toute circulation en dehors de la voie publique requiert l'accord préalable du propriétaire ou de son délégué.

Intro

Brève description

Le "Pré du Duc" est situé en Hesbaye brabançonne, à l'ouest de la petite ville de Perwez, de part et d'autre du ruisseau de Thorembais. Le site est constitué de deux parties contigües mais distinctes: une parcelle privée d'environ 18 ha consistant en une peupleraie installée sur d'anciennes prairies, et, dans son prolongement nord, une propriété communale de 3 ha composée à moitié d'une prairie et l'autre moitié d'un bosquet humide, en direction du hameau de Ponceau. Bien que plantée, la peupleraie renferme un volume élevé de bois mort et elle montre en divers endroits un caractère marécageux favorable à l'installation de végétations intéressantes pour la région, comme des fragments d'aulnaies, des cariçaies à laîche des marais (Carex acutiformis) et des mégaphorbiaies. L'ambiance humide entraine en outre le développement important des mousses épiphytes. Malheureusement le bois est envahi par le cerisier tardif (Prunus serotina), un arbuste exotique qui se révèle souvent difficile à éradiquer. La partie communale, dont la gestion est maintenant assurée par la section locale de Natagora, est considérée comme un reliquat de la végétation existant plus largement jadis dans la région. On y trouve nombre de plantes typiques des prairies humides, des mégaphorbiaies et des roselières. En amont de la peupleraie, le ruisseau de Thorembais, bordé tout le long de tournières de conservation, n'est pas dépourvu d'intérêt, abritant notamment des populations de plantes amphibies comme le cresson de fontaine (Nasturtium officinale) et de l'ache nodiflore (Apium nodiflorum) et localement de petits éléments de phragmitaies. La faune reste à documenter mais diverses espèces rares y ont été notées. Le bruant jaune (Emberiza citrinella), la rousserolle verderolle (Acrocephalus palustris) et le pic épeichette (Dendrocopos minor), entre autres, sont présents durant la période de nidification. L'hiver, la zone est fréquentée par le busard Saint-Martin (Circus cyaneus), la bécassine sourde (Lymnocryptes minimus) ou, plus occasionnellement, le hibou des marais (Asio flammeus). Malgré la diversité de ses habitats, le site du Pré du Duc est resté longtemps méconnu et n'a malheureusement pas été intégré au réseau Natura 2000.

Carto

Régions naturelles

  • D0 - Hesbaye

Limites administratives

Ancienne(s) commune(s)SurfaceNouvelle(s) commune(s)Province(s)
PerwezPERWEZBRABANT
Thorembais-Saint-TrondPERWEZBRABANT

Cantonnements DNF

Cantonnement(s)SurfaceDirection(s)
NivellesMons

Mentions dans d'autres inventaires de sites

A compléter

Propriétaire(s)

Privé(s) Oui  ONG Non  Communes Oui  Région Non  Autres publics Non

Espèces

Espèces de valeur patrimoniale

TaxonStatut de protectionListe rougeStatutAnnéeRep*ProtectionSource
Animaux - Vertébrés - Mammifères
Mustela putoriusNonNon2012J.-Y. Baugnée
Animaux - Vertébrés - Oiseaux
Acrocephalus palustrisOuiNonNicheur2018G. Deschamps, J. Taymans
Asio flammeusOuiNonMigr.-hiv.?2012J.-Y. Baugnée
Circus cyaneusOuiOuiHiv.2019Divers obs.
Dendrocopos minorOuiNonNicheur possible2014V. Adriaens
Emberiza citrinellaOuiNonNicheur2019Divers obs.
Lymnocryptes minimusOuiNonMigr.-hiv.?2012J.-Y. Baugnée
Scolopax rusticolaNonNonMigr.-hiv.?2012J.-Y. Baugnée
Plantes - Plantes supérieures
Hypericum tetrapterum2012J.-Y. Baugnée
Veronica anagallis-aquatica2012J.-Y. Baugnée

Commentaires sur la faune

Mammifères (données divers obs. 2010-2019): Capreolus capreolus, Lepus europaeus, Mustela putorius, Ondatra zibethicus, Vulpes vulpes.

Oiseaux (données divers obs. 2010-2019): Accipiter gentilis, Accipiter nisus, Acrocephalus palustris, Aegithalos caudatus, Alauda arvensis, Anas platyrhynchos, Anthus pratensis, Asio flammeus, Buteo buteo, Carduelis carduelis, Ciconia ciconia, Circus aeruginosus, Circus cyaneus, Coloeus monedula, Columba palumbus, Corvus corone, Coturnix coturnix, Cyanistes caeruleus, Dendrocopos major, Dendrocopos minor, Emberiza citrinella, Erithacus rubecula, Falco tinnunculus, Fringilla coelebs, Garrulus glandarius, Hirundo rustica, Lymnocryptes minimus, Parus major, Phasianus colchicus, Phylloscopus collybita, Picus viridis, Scolopax rusticola, Sitta europaea, Sturnus vulgaris, Sylvia atricapilla, Sylvia borin, Sylvia communis, Troglodytes troglodytes, Turdus merula, Turdus philomelos, Turdus pilaris, Tyto alba.

Amphibiens (données J.-Y. Baugnée, 2012; G. Deschamps, 2018): Rana temporaria.

Poissons (données J.-Y. Baugnée, 2012; G. Deschamps, 2018): Gasterosteus aculeatus.

Lépidoptères (données divers obs. 2010-2019): Anthocharis cardamines, Aphantopus hyperantus, Araschnia levana, Aricia agestis, Celastrina argiolus, Coleophora albitarsella, Coleophora lineolea, Coptotriche marginea, Ectoedemia rubivora, Ectoedemia septembrella, Euspilapteryx auroguttella, Inachis io, Maniola jurtina, Pararge aegeria, Parornix anglicella, Phyllonorycter oxyacanthae, Phyllonorycter spinicolella, Phyllonorycter stettinensis, Pieris brassicae, Pieris napi, Pieris rapae, Polygonia c-album, Stigmella aurella, Stigmella plagicolella, Stigmella prunetorum, Stigmella splendidissimella, Thymelicus lineola, Vanessa atalanta, Vanessa cardui.

Coléoptères (données divers obs. 2010-2019): Acupalpus dubius, Agabus paludosus, Agonum gracile, Archarius crux, Bembidion biguttatum, Bembidion obtusum, Chrysolina brunsvicensis, Chrysolina staphylaea, Coccinella septempunctata, Crepidodera aurata, Demetrias atricapillus, Limnobaris T-album, Longitarsus melanocephalus, Nedyus quadrimaculatus, Oulema gallaeciana, Oxypselaphus obscurus, Phratora laticollis, Psammoecus bipunctatus, Quedius molochinus, Rhamphus oxyacanthae, Tachyporus obtusus.

Hémiptères (données J.-Y. Baugnée, 2012): Acanthosoma haemorrhoidale, Aphalara maculipennis, Bactericera albiventris, Chartoscirta cincta, Cicadella viridis, Conomelus anceps, Drymus brunneus, Edwardsiana crataegi, Eupteryx aurata, Ischnodemus sabuleti, Liocoris tripustulatus, Lygus rugulipennis, Megamelus notula, Podops inuncta, Stenodema calcarata, Trioza urticae, Velia caprai, Zygina flammigera, Zygina lunaris.

Mollusques (données J.-Y. Baugnée, 2012): Arion sp., Carychium minimum, Cepaea hortensis, Cepaea nemoralis, Clausilia bidentata, Cochlicopa lubrica, Columella aspera, Deroceras laeve, Deroceras reticulatum, Discus rotundatus, Monacha cantiana, Pisidium sp., Succinea putris, Trochulus hispidus, Vertigo pygmaea.

Commentaires sur la flore

Plantes supérieures (données J.-Y. Baugnée, 2012; J. Taymans, 2015): Acer campestre, Alliaria petiolata, Alnus glutinosa, Alnus incana, Alopecurus pratensis, Apium nodiflorum, Arrhenatherum elatius, Artemisia vulgaris, Athyrium filix-femina, Calamagrostis epigejos, Callitriche sp., Calystegia sepium, Carex acutiformis, Carex disticha, Carex hirta, Cirsium arvense, Cirsium palustre, Cirsium vulgare, Corylus avellana, Crataegus monogyna, Cruciata laevipes, Dactylis glomerata, Deschampsia cespitosa, Dryopteris filix-mas, Elymus repens, Epilobium hirsutum, Epilobium parviflorum, Equisetum arvense, Fallopia sp., Festuca arundinacea, Filipendula ulmaria, Galeopsis tetrahit, Galium aparine, Galium mollugo, Galium palustre, Geranium dissectum, Geranium robertianum, Geum urbanum, Glechoma hederacea, Heracleum sphondylium, Holcus lanatus, Humulus lupulus, Hypericum tetrapterum (= quadrangulum), Iris pseudacorus, Juglans regia, Juncus effusus, Juncus inflexus, Lactuca serriola, Lamium album, Lathyrus pratensis, Lemna minor, Linaria vulgaris, Lolium perenne, Lotus pedunculatus, Lychnis flos-cuculi, Lycopus europaeus, Lythrum salicaria, Myosoton aquaticum, Nasturtium officinale, Persicaria amphibia, Phleum pratense, Phragmites australis, Poa trivialis, Populus x canadensis, Prunus avium, Prunus serotina, Prunus spinosa, Quercus robur, Ranunculus repens, Ribes nigrum, Ribes rubrum, Rosa canina s.l., Rubus fruticosus s.l., Rubus idaeus, Rumex crispus, Rumex obtusifolius, Salix alba, Salix caprea, Salix cinerea, Salix viminalis, Salix x rubens, Sambucus nigra, Scirpus sylvaticus, Scrophularia auriculata, Silene dioica, Solanum dulcamara, Sonchus oleraceus, Stachys germanica, Stachys sylvatica, Stellaria graminea, Stellaria media, Symphytum officinale, Tanacetum vulgare, Urtica dioica, Valeriana officinalis, Veronica anagallis-aquatica, Veronica beccabunga, Veronica montana.

Espèces exotiques

Plantes: Alnus incana, Fallopia sp., Juglans regia, Populus x canadensis, Prunus serotina.

Animaux: Ondatra zibethicus, Phasianus colchicus.

Conservation

Objectifs de conservation

Seule la partie aval de la vallée du ruisseau de Thorembais, entre la peupleraie et le hameau de Ponceau, est plus ou moins protégée actuellement suite à une convention de mise à disposition des terrains signée en 2019 entre la commune de Perwez, propriétaire des terrains, et l'asbl Natagora. En attendant son éventuel agrément par la Région wallonne, cette nouvelle réserve naturelle est appelée "Pré du Duc".

Menaces

A compléter

Recommandations

A compléter

Plan de gestion

A compléter

Accès du public

La peupleraie est une propriété privée inacessible au public sans autorisation des propriétaires.

La réserve naturelle Natagora est visitable par le biais d'activités pédagogiques et de chantiers de gestion organisés par Natagora et d'autres acteurs locaux.

Détails

Description physique

Le Pré du Duc (lieu-dit "Bois des Ducs" sur la carte topographique de l'IGN) est localisé en Hesbaye, à environ 2,5 km à l'ouest de Perwez, petite ville comptant 5000 habitants en marge de la province du Brabant wallon, à mi-distance entre Namur et Wavre.

Le site concerné ici s'étend en gros depuis la Ferme de la Sarte jusqu'à l'entrée du hameau de Ponceau, soit une distance d'environ 1,2 km. Il est longé au sud-ouest par l'autoroute E411 qui est la voie de communication importante la plus proche. Au nord se trouve aussi une route carrossable, la rue de l'Intérieur, desservant notamment Ponceau et d'où part, vers l'est, un chemin agricole qui longe le nord de la peupleraie (à la limite de la propriété communale) en direction de la chapelle Sainte-Madame. Une ancienne voie ferrée transformée en voie lente du réseau RAVeL passe au sud: il s'agit de la ligne 147 reliant jadis Tamines, dans la vallée de la Sambre, à Landen, en Brabant flamand, via Gembloux et Fleurus.

L'endroit est traversé du sud au nord par le ruisseau de Thorembais, petit cours d'eau limoneux de 2ème catégorie rattaché au bassin de la Gette et prenant sa source un kilomètre plus au sud, au sein d'un petit bois proche du lieu-dit "Bois de Gonval" (toponyme historique "Source du Grand Ry", carte de Vandermaelen 1850). Cette source alimente un étang aménagé pour des raisons cynégétiques par le propriétaire actuel (SGIB 274 - Source du ruisseau de Thorembais). Depuis le début des années 1970, la vallée est coupée par l'imposant talus de l'autoroute E411, un peu à l'ouest de la Ferme de la Sarte.

Le paysage de la région est typique de la Hesbaye avec une prédominance des grandes cultures (céréales et betteraves surtout), une rareté des prairies permanentes et des zones boisées, un caractère rural des noyaux d'habitats. Le relief est peu accusé, légèrement ondulé et l'altitude moyenne tourne autour de 150 m. Le sol est formé d'une épaisse couche de limons nivéo-éoliens, très fertiles pour l'agriculture.

Description biologique

La flore et les groupements végétaux présents actuellement sur l'ensemble du site du Pré du Duc n'ont pas encore été décrits en détail. Il ne semble pas exister de données historiques ni bibliographiques. Les informations présentées ci-après sont basées sur des relevés botaniques ponctuels effectués en novembre 2012 (J.-Y. Baugnée - SPW-DEMNA) et en début juillet 2015 (J. Taymans - Natagora).

Flore et végétation

1) La réserve naturelle du Pré du Duc

Située juste au sud du hameau du Ponceau, cette zone humide est traversée du sud au nord par le ruisseau de Thorembais. Cette propriété communale d'environ 3,1 ha est depuis 2019 une réserve naturelle dont la gestion a été attribuée à l'asbl Natagora.

La moitié sud, à la sortie de la peupleraie, comprend une prairie plus ou moins humide, tandis que la partie septentrionale est essentiellement boisée. Des relevés botaniques effectués en juillet 2015 (J. Taymans - Natagora) permettent de se faire une première idée de la végétation en place.

Le relevé en prairie rassemble Cruciata laevipes, Lychnis flos-cuculi, Alopecurus pratensis, Carex acutiformis, Carex disticha, Carex hirta, Cirsium arvense, Cirsium palustre, Epilobium hirsutum, Festuca arundinacea, Filipendula ulmaria, Galeopsis tetrahit, Galium aparine, Galium mollugo, Galium palustre, Heracleum sphondylium, Holcus lanatus, Lotus pedunculatus, Juncus effusus, Phragmites australis, Poa trivialis, Scirpus sylvaticus, Stellaria graminea, Valeriana officinalis, Arrhenatherum elatius, Persicaria amphibia.

Le bois humide est constitué principalement de Salix alba dans la strate arborée avec, dans le sous-bois Humulus lupulus, Athyrium filix-femina, Carex acutiformis, Cirsium palustre, Filipendula ulmaria, Caltha palustris, Calystegia sepium, Phragmites australis, Poa trivialis, Ribes nigrum, Ribes rubrum, Scirpus sylvaticus, Scrophularia auriculata, Urtica dioica, ...

2) La peupleraie

De forme vaguement hexagonale, ce bois privé de près de 18 ha est installé sur d'anciennes prairies lesquelles, à la fin du 19ème siècle, occupaient toute la vallée du ruisseau de Thorembais depuis sa source jusqu'au hameau de Ponceau. Le site forme à présent un ilot boisé au sein d'un paysage de grandes cultures.

Le peuplement est dominé par des peupliers hybrides (Populus x canadensis) qui ont été plantés probablement durant les années 1960 ou un peu avant, en partie sur terrain humide voire marécageux. Un certain nombre d'entre eux sont en cours de dépérissement ou déjà morts sur pied, ce qui a provoqué la formation de petites clairières ici et là.

Dans la strate arbustive abonde l'exotique Prunus serotina, en compagnie de Sambucus nigra, Ribes nigrum, Crataegus monogyna, Rubus fruticosus s.l., Rubus idaeus, Salix caprea, Salix cinerea, ainsi que diverses herbacées souvent nitrophiles tels que Alliaria petiolata, Silene dioica, Geranium robertianum, Glechoma hederacea, Stachys sylvatica, Urtica dioica, Geum urbanum, etc.

Aux endroits les plus humides s'installe une aulnaie à Alnus glutinosa avec en sous-bois Carex acutiformis, Juncus effusus, Deschampsia cespitosa, Phragmites australis, Filipendula ulmaria, Solanum dulcamara, Athyrium filix-femina, ... Localement, la strate arborescente peut être dominée par Salix alba, en particulier dans la partie centrale du bois.

Sur les lisières s'observent notamment, outre les ligneux précités: Heracleum sphondylium, Cirsium arvense, Corylus avellana (rare), Myosoton aquaticum, Lamium album, Dactylis glomerata, Calamagrostis epigejos, Phragmites australis, Galium aparine, Salix viminalis, Prunus spinosa, etc.

3) Le ruisseau de Thorembais

S'inscrivant dans un contexte défavorable de par son environnement de grandes cultures, le tronçon du ruisseau de Thorembais depuis le talus de l'autoroute E411 jusqu'à son entrée dans la peupleraie ne paraît pour autant pas dépourvu d'intérêt du point de vue biodiversité. L'impact des champs y est atténué par l'aménagement de bandes herbeuses jouant le rôle de zones tampons.

Ce ruisseau de 2ème catégorie à courant lent possède des eaux eutrophes. Le lit est envahi, surtout dans sa portion aval, par des herbiers de Nasturtium officinale, Apium nodiflorum, Veronica beccabunga, Veronica anagallis-aquatica, Callitriche sp., tandis qu'un cortège varié de plantes hygrophiles et prairiales colonise les berges: avec entre autres Heracleum sphondylium, Cirsium arvense, Cirsium palustre, Symphytum officinale, Calystegia sepium, Carex hirta, Dryopteris filix-mas, Hypericum tetrapterum, Iris pseudacorus, Juncus effusus, Galeopsis tetrahit, Lycopus europaeus, Lythrum salicaria, Epilobium hirsutum, Epilobium parviflorum, Phragmites australis, Dactylis glomerata, Poa trivialis, Festuca arundinacea, Phleum pratense, Persicaria amphibia, Ranunculus repens, Filipendula ulmaria, Cruciata laevipes, Scrophularia auriculata, Linaria vulgaris, etc.

Au niveau de la Ferme de la Sarte, cette végétation est davantage rudéralisée comme en témoigne la présence de Tanacetum vulgare, Artemisia vulgaris, Sonchus oleraceus, Lactuca serriola, Sambucus nigra, Calystegia sepium, Equisetum arvense, Geranium robertianum, Juglans regia, Stachys germanica (échappé de jardin), Elymus repens, etc.

Intérêt faunistique

Le peuplement faunistique de la zone considérée n'a jusqu'ici fait l'objet d'aucun inventaire particulier, les données disponibles étant issues essentiellement d'observations naturalistes courantes.

Le site du Pré du Duc ainsi que la plaine agricole environnante est fréquenté par une avifaune typique de ce type de paysage pourvu de vastes espaces ouverts entrecoupés de bosquets et autres petits éléments bocagers: citons entre autres le bruant jaune (Emberiza citrinella), la rousserolle verderolle (Acrocephalus palustris), la fauvette grisette (Sylvia communis), l'alouette des champs (Alauda arvensis), le faisan de colchide (Phasianus colchicus), le faucon crécerelle (Falco tinnunculus), l'effraie des clochers (Tyto alba), la caille des blés (Coturnix coturnix) durant la période de reproduction, le busard des roseaux (Circus aeruginosus) lors du passage migratoire, le busard Saint-Martin (Circus cyaneus) et la bécassine sourde (Lymnocryptes minimus) durant l'hiver.

Des espèces plus nettement forestières sont cantonnées dans la peupleraie, comme le pic épeiche (Dendrocopos major), le pic épeichette (Dendrocopos minor), l'épervier d'Europe (Accipiter nisus), ...

Certains oiseaux migrateurs peuvent faire étape sur le site pour s'alimenter: épinglons par exemple en février 2012, un hibou des marais (Asio flammeus) observé en chasse dans la prairie communale, ou encore, début mars 2019, un groupe d'une dizaine de cigognes blanches (Ciconia ciconia) s'alimentant dans le ruisseau de Thorembais près de la ferme de la Sarte (obs. B. Marchal).

Parmi les mammifères, les espèces aperçues le plus souvent sont le lièvre d'Europe (Lepus europaeus), le renard roux (Vulpes vulpes) et le chevreuil (Capreolus capreolus), et ce toute l'année. La présence du rat musqué (Ondatra zibethicus) est notée en bordure du ruisseau.

L'entomofaune, qui représente la part majeure de la biodiversité de nos régions, reste en grande partie à inventorier. A ce jour, seule une petite centaine d'espèces d'insectes sont signalées sur le site, auxquelles s'ajoutent quelques araignées ainsi que, parmi les autres invertébrés, quinze espèces de mollusques.

Biblio

Divers

Date de la dernière modification de la fiche

2020-04-15