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3475 - Les Marlaires

Site de Grand Intérêt Biologique (SGIB)

Synonymes :Pelouse calcaire du château des Grottes de Floreffe
Communes :Floreffe
Cantonnements DNF :Namur
Surface : ha
Coordonnées :X Lambert : 177705 - Y Lambert : 124178
Voir la carte du site (statique) ou sa localisation avec la cartographie dynamique
Rappel : toute circulation en dehors de la voie publique requiert l'accord préalable du propriétaire ou de son délégué.

Intro

Brève description

Le site des Marlaires s'étend au sud de Floreffe, à l'angle de la Nationale 90 et de la rue Emile Lessire. Il occupe un petit plateau calcaire qui surplombe le versant oriental du vallon d'un petit affluent de rive droite de la Sambre dénommé le ruisseau du Bois du Duc, où se trouve également le Domaine du Château des Grottes. Se présentant actuellement comme une petite clairière forestière d'environ 0,6 ha, bordée à l'est par un terrain de football et au sud par l'ancienne carrière Carsambre, l'endroit renferme une pelouse sèche d'un grand intérêt botanique. En effet, outre les graminées typiques de cet habitat rare en val de Sambre, comme le brome érigé (Bromus erectus) et le brachypode penné (Brachypodium pinnatum), on y rencontre diverses plantes calcicoles peu courantes dans la région comme le gaillet nain (Galium pumilum), la seslérie bleuâtre (Sesleria caerulea), le genêt des teinturiers (Genista tinctoria), la bugrane rampante (Ononis repens), la vulnéraire (Anthyllis vulneraria) ou encore le cirse acaule (Cirsium acaulon). L'observation récente d'une orchidée sauvage pionnière, l'ophrys abeille (Ophrys apifera), mérite également d'être soulignée. Cette pelouse calcicole montre en outre un intérêt entomologique élevé, notamment en ce qui concerne les papillons diurnes représentés par au moins 23 espèces, dont le demi-deuil (Melanargia galathea) et surtout l'argus frêle (Cupido minimus), particulièrement localisé dans le secteur. Dépourvu de statut de protection et hors réseau Natura 2000, ce petit site intéressant est toutefois visé par un projet de création d'une réserve naturelle domaniale.

Carto

Régions naturelles

  • F0 - Condroz

Limites administratives

Ancienne(s) commune(s)SurfaceNouvelle(s) commune(s)Province(s)
FloreffeFLOREFFE (partim ???)NAMUR

Cantonnements DNF

Cantonnement(s)SurfaceDirection(s)
NamurNamur

Mentions dans d'autres inventaires de sites

A compléter

Propriétaire(s)

Commune de Floreffe

Privé(s) Non  ONG Non  Communes Oui  Région Non  Autres publics Non

Biotopes

Biotopes WalEUNIS

CodeNomReprésentativitéSurfaceSource
E1.26Pelouses calcaires mésophiles et méso-xérophilesH. Baltus 2020
E5.2bOurlets mésophilesH. Baltus 2020
F3.11Fourrés sur sols neutroclines à acidoclines, fraisH. Baltus 2020

Espèces

Espèces de valeur patrimoniale

TaxonStatut de protectionListe rougeStatutAnnéeRep*ProtectionSource
Invertébrés - Insectes - Papillons diurnes
Cupido minimusNonNon2017H. Baltus
Melanargia galatheaNonNon2017H. Baltus, J.-S. Rousseau-Piot
Invertébrés - Insectes - Papillons nocturnes
Euplagia quadripunctaria2011J.-S. Rousseau-Piot
Invertébrés - Insectes - Hyménoptères
Anthophora retusa2021H. Baltus
Plantes - Plantes supérieures
Anthyllis vulneraria2013H. Baltus, A. Remacle
Cirsium acaulon2005A. Remacle
Galium pumilum2013H. Baltus
Genista tinctoria2013H. Baltus, A. Remacle
Helianthemum nummularium2013H. Baltus, A. Remacle
Ononis repens2013H. Baltus, A. Remacle
Ophrys apifera2013D. Testaert
Potentilla tabernaemontani2005A. Remacle
Scabiosa columbaria2005A. Remacle
Sesleria caerulea2005A. Remacle

Commentaires sur la faune

Papillons (données J.-S. Rousseau-Piot, 2011; D. Testaert, 2013; H. Baltus, 2013-2020): Agapeta hamana, Aglais urticae, Aglia tau, Aleimma loeflingiana, Aphantopus hyperantus, Araschnia levana, Aricia agestis, Autographa gamma, Callistege mi, Camptogramma bilineata, Carcharodus alceae, Celastrina argiolus, Chiasmia clathrata, Coenonympha pamphilus, Cupido minimus, Ematurga atomaria, Euclidia glyphica, Euplagia quadripunctaria, Hedya pruniana, Inachis io, Lasiocampa quercus, Maniola jurtina, Melanargia galathea, Neozephyrus quercus, Ochlodes sylvanus, Papilio machaon, Pararge aegeria, Pieris brassicae, Pieris rapae, Polygonia c-album, Polyommatus icarus, Pyronia tithonus, Siona lineata, Thymelicus lineola, Tyria jacobaeae, Vanessa atalanta, Vanessa cardui, Zygaena filipendulae.

Orthoptères (données H. Baltus, 2013): Chorthippus parallelus, Chrysochraon dispar, Leptophyes punctatissima, Pholidoptera griseoaptera.

Libellules (données J.-S. Rousseau-Piot, 2011; H. Baltus, 2013; D. Testaert, 2013): Aeshna grandis, Gomphus pulchellus, Libellula quadrimaculata, Platycnemis pennipes.

Hémiptères (données H. Baltus, 2013-2020): Aelia acuminata, Carpocoris fuscispinus, Ceraleptus lividus, Coptosoma scutellatum, Corizus hyoscyami, Eurygaster testudinaria, Heterocordylus tibialis, Horistus orientalis, Peribalus strictus, Stenotus binotatus.

Coléoptères (données H. Baltus, 2013-2020): Clytra quadripunctata, Coccinella septempunctata, Cryptocephalus moraei, Exochomus quadripustulatus, Malachius bipustulatus, Oedemera nobilis, Stenurella melanura.

Commentaires sur la flore

Plantes supérieures (données A. Remacle, 2003-2005; H. Baltus, 2013; D. Testaert, 2013): Achillea millefolium, Agrimonia eupatoria, Anthyllis vulneraria, Bellis perennis, Betonica officinalis, Betula pendula, Brachypodium pinnatum, Brachypodium sylvaticum, Briza media, Bromus erectus, Buddleja davidii, Calamagrostis epigejos, Campanula rotundifolia, Carex flacca, Carlina vulgaris, Carpinus betulus, Centaurea jacea, Centaurea scabiosa, Cirsium acaulon, Clematis vitalba, Clinopodium vulgare, Cornus sanguinea, Crataegus monogyna, Crepis biennis, Cruciata laevipes, Daucus carota, Echium vulgare, Erigeron acer, Euonymus europaeus, Eupatorium cannabinum, Fraxinus excelsior, Galium pumilum, Galium verum, Genista tinctoria, Geranium columbinum, Geranium robertianum, Helianthemum nummularium, Hieracium pilosella, Hypericum perforatum, Inula conyzae, Knautia arvensis, Leontodon hispidus, Leucanthemum vulgare, Ligustrum vulgare, Linum catharticum, Lotus corniculatus, Medicago lupulina, Melilotus albus, Myosotis ramosissima, Ononis repens, Ophrys apifera, Pimpinella saxifraga, Plantago lanceolata, Plantago media, Poa compressa, Polygala vulgaris, Potentilla tabernaemontani, Prunus spinosa, Quercus petraea, Quercus robur, Ranunculus bulbosus, Sanguisorba minor, Scabiosa columbaria, Senecio erucifolius, Senecio inaequidens, Sesleria caerulea, Solidago virgaurea, Thymus pulegioides, Tragopogon pratensis, Vicia cracca.

Espèces exotiques

Plantes: Buddleja davidii, Melilotus albus, Senecio inaequidens.

Conservation

Objectifs de conservation

Site dépourvu de statut de protection et hors réseau Natura 2000 mais objet d'un projet de création d'une réserve naturelle domaniale.

Menaces

Abandon - fermeture du milieu - lotissement

Recommandations

Mise sous statut afin de protéger cette petite pelouse calcicole très intéressante.

Inventaires faunistiques souhaitables.

Plan de gestion

A compléter

Accès du public

A compléter

Détails

Description physique

A compléter

Description biologique

Le site des Marlaires est formé principalement d'une petite clairière d'environ 100 m de longueur dans l'axe nord-sud et de 70 m maximum dans l'axe est-ouest. Cette clairière, dont l'étendue a peu évolué depuis le milieu des années 2000, est entourée d'une forêt feuillue de pente au nord, à l'ouest et au sud, et par un terrain de football à l'est.

La végétation principale est constituée d'un cortège assez riche d'espèces de pelouses calcicoles et de prairies maigres mésophiles, comme illustré par les relevés botaniques effectués en 2003-2005 par A. Remacle et en 2013 par H. Baltus. Citons en particulier les trois graminées les plus typiques des pelouses calcicoles méso-xérophiles wallonnes, à savoir le brome érigé (Bromus erectus), le brachypode penné (Brachypodium pinnatum) et la seslérie bleuâtre (Sesleria caerulea), auxquelles se joignent également l'amourette (Briza media), le pâturin comprimé (Poa compressa), la laîche glauque (Carex flacca), ainsi que de nombreuses dicotylées comme le gaillet nain (Galium pumilum), la grande marguerite (Leucanthemum vulgare), la renoncule bulbeuse (Ranunculus bulbosus), la scabieuse colombaire (Scabiosa columbaria), le polygala vulgaire (Polygala vulgaris), l'épervière piloselle (Hieracium pilosella), la petite pimprenelle (Sanguisorba minor), la vipérine commune (Echium vulgare), la campanule à feuilles rondes (Campanula rotundifolia), le millepertuis perforé (Hypericum perforatum), le plantain moyen (Plantago media), le genêt des teinturiers (Genista tinctoria), la bugrane rampante (Ononis repens), la vulnéraire (Anthyllis vulneraria), le cirse acaule (Cirsium acaulon), le serpolet commun (Thymus pulegioides), le lin purgatif (Linum catharticum), l'hélianthème jaune (Helianthemum nummularium), le gaillet jaune (Galium verum), la knautie des champs (Knautia arvensis), l'achillée millefeuille (Achillea millefolium), la centaurée jacée (Centaurea jacea), le pied de pigeon (Geranium columbinum), le salsifis des prés (Tragopogon pratensis), la luzerne lupuline (Medicago lupulina), le lotier corniculé (Lotus corniculatus), le petit boucage (Pimpinella saxifraga), la carotte sauvage (Daucus carota), la potentille printanière (Potentilla tabernaemontani), etc.

Les lisières arbustives renferment les ligneux habituels dans ce genre de situation: l'aubépine à un style (Crataegus monogyna), le prunellier (Prunus spinosa), le chêne pédonculé (Quercus robur), le troène commun (Ligustrum vulgare), le charme (Carpinus betulus), le bouleau verruqueux (Betula pendula), la clématite des haies (Clematis vitalba), le cornouiller sanguin (Cornus sanguinea), le fusain d'Europe (Euonymus europaeus), ...

Des espèces d'ourlet mésophiles se développent dans la zone de contact entre la pelouse et les fourrés, tels le clinopode commun (Clinopodium vulgare), l'aigremoine eupatoire (Agrimonia eupatoria), l'inule conyze (Inula conyzae), le brachypode des bois (Brachypodium sylvaticum), etc.

Des observations isolées indiquent en outre la présence, au moins ponctuelle, de l'ophrys abeille (Ophrys apifera) (en 2013), de la centaurée scabieuse (Centaurea scabiosa) (en 2011), de la bétoine officinale (Betonica officinalis) (en 2011).

L'intérêt faunistique de la clairière des Marlaires n'a été que très peu documenté à ce jour, en dehors des papillons diurnes dont les inventaires disponibles font état de la présence d'au moins 23 espèces différentes! On soulignera plus particulièrement le demi-deuil (Melanargia galathea) et surtout l'argus frêle (Cupido minimus), une espèce particulièrement rare et localisée dans le secteur tout comme la plante hôte principale de sa chenille, la vulnéraire. Parmi les Hyménoptères, mentionnons l'observation en avril 2021 de l'anthophore rétuse (Anthophora retusa), abeille solitaire rare et légalement protégée en Région wallonne.

Divers

Répondants de l'information

Annie Remacle

Hubert Baltus

Date de la dernière modification de la fiche

2020-10-05