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723 - La Ficherulle

Site de Grand Intérêt Biologique (SGIB)

Communes :Florenville
Cantonnements DNF :Florenville
Surface :3.14 ha
Coordonnées :X Lambert : 211772 - Y Lambert : 45168
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Intro

Brève description

Située en Lorraine, à l'ouest du village de Fontenoille, l'ancienne carrière de la Ficherulle comprend une petite pelouse sur substrat calcaire, qui constitue le secteur le plus intéressant du site, des friches, une fruticée et des ronciers. En partie intégrée dans le réseau Natura 2000, l'intérêt global du site s'est quelque peu réduit depuis 1995 en raison du développement des ligneux, de l'envahissement par les plantes rudérales et de la densification du tapis graminéen dans la pelouse. Plusieurs espèces protégées s'y maintiennent toutefois, dont l'orchis grenouille (Coeloglossum viride), orchidée rarissime en Lorraine belge. Une sauterelle en danger critique en Wallonie, le dectique verrucivore (Decticus verrucivorus), fut découverte sur le site en 1995 mais semble l'avoir déserté. Depuis janvier 2013, la plus grande partie du site a été classée comme réserve naturelle domaniale.

Rappel : toute circulation en dehors de la voie publique requiert l'accord préalable du propriétaire ou de son délégué.

Carto

Régions naturelles

  • M0 - Lorraine belge

Limites administratives

Ancienne(s) commune(s)SurfaceNouvelle(s) commune(s)Province(s)
Fontenoille3.14 haFLORENVILLELUXEMBOURG

Cantonnements DNF

Cantonnement(s)SurfaceDirection(s)
Florenville3.14 haArlon

Mentions dans d'autres inventaires de sites

A compléter

Site classé

Site non classé.

Propriétaire(s)

Commune de Florenville.

Privé(s) Non  ONG Non  Communes Oui  Région Non  Autres publics Non

Gestionnaire

Service public de Wallonie, Département de la Nature et des Forêts, Cantonnement de Florenville, rue de Neufchâteau 1, 6820 Florenville (Tél. : 061/32.52.80 - Fax: 061/32.52.99).

Sites protégés

Code du siteNom du siteSurface
6117La Ficherulle

Espèces

Espèces de valeur patrimoniale

TaxonStatut de protectionListe rougeStatutAnnéeRep*ProtectionSource
Animaux - Vertébrés - Oiseaux
Emberiza citrinellaOuiNonNicheur2009J.-P. Jacob
Hippolais polyglottaOuiNonNicheur2009J.-P. Jacob
Lanius collurioOuiNonNicheur2009CJ.-P. Jacob
Animaux - Vertébrés - Reptiles
Anguis fragilisOuiNon1999CA. Remacle
Lacerta agilisOuiOuireproduction1999AA. Remacle
Zootoca viviparaOuiNonreproduction2009CA. Remacle
Invertébrés - Insectes - Papillons diurnes
Aporia crataegiNonNon1999CY. Valenne
Argynnis aglajaNonOui1999BY. Valenne
Argynnis paphiaNonNon1999BY. Valenne
Boloria diaOuiOui1999BY. Valenne
Callophrys rubiNonNon2009CY. Valenne, A. Remacle
Carterocephalus palaemonNonNon1999CY. Valenne
Coenonympha arcaniaNonOui1999BA. Remacle
Cupido minimusNonNonreproduction2009A. Remacle
Hamearis lucinaNonOui1999BY. Valenne
Lycaena tityrusNonNon1999BY. Valenne
Melanargia galatheaNonNon2009CA. Remacle
Nymphalis polychlorosNonNon1999BY. Valenne
Plebejus agestisNonNon1999BY. Valenne
Polyommatus coridonNonOuierratique?1999BY. Valenne
Polyommatus semiargusNonNon1999CY. Valenne
Pyrgus malvaeNonOui2009CY. Valenne, A. Remacle
Satyrium pruniNonNon1999BY. Valenne
Spialia sertoriusNonNonreproduction2009AA. Remacle
Thecla betulaeNonNon1999BY. Valenne
Invertébrés - Insectes - Coléoptères - Carabidés
Cicindela campestris2009A. Remacle
Invertébrés - Insectes - Orthoptères
Decticus verrucivorus16 chanteurs1995AJ.-P. Jacob
Gomphocerippus rufus2009J.-P. Jacob, A. Remacle
Metrioptera bicolor2009J.-P. Jacob, A. Remacle
Myrmeleotettix maculatus1995J.-P. Jacob
Tettigonia cantans2009J.-P. Jacob, A. Remacle
Invertébrés - Insectes - Hyménoptères
Anthidium oblongatum1999A. Remacle
Anthidium punctatum2009A. Remacle
Osmia aurulenta1999A. Remacle
Osmia bicolor1999A. Remacle
Osmia spinulosa1999A. Remacle
Panurgus calcaratusplus de 50 nids en 19992009A. Remacle
Plantes - Plantes supérieures
Campanula glomerataUne dizaine de touffes en 1999, 3 pieds en 20092009BA. Remacle
Coeloglossum viride64 pieds en 20092009BD. Champluvier, A. Remacle
Genistella sagittalis2009A. Remacle
Ononis repens2009A. Remacle

Nombre d'espèces confidentielles en plus de celles citées ci-dessus : 1

Commentaires sur la faune

Oiseaux nicheurs: Hippolais polyglotta, Sylvia communis, Lanius collurio Emberiza citrinella, Carduelis carduelis, Carduelis cannabina, Parus palustris.

Reptiles (données A. Remacle e.a.): Anguis fragilis, Lacerta agilis, Zootoca vivipara.

Orthoptères (données A. Remacle 1999 et 2009): Chorthippus brunneus, Chorthippus parallelus, Chrysochraon dispar, Decticus verrucivorus, Gomphocerippus rufus, Metrioptera bicolor, Myrmeleotettix maculatus, Omocestus viridulus, Phaneroptera falcata, Pholidoptera griseoaptera, Tettigonia cantans, Tettigonia viridissima.

Lépidoptères Hétérocères (données Y. Valenne 1999): Zygaena filipendulae, Zygaena viciae.

Coléoptères Carabidae: Cicindela campestris.

Hyménoptères Aculéates (données A. Remacle 1999 et 2009): Ammophila sabulosa, Andrena chrysosceles, Andrena hattorfiana, Andrena nitida, Andrena tibialis, Anthidium manicatum, Anthidium oblongatum, Anthidium punctatum, Argogorytes mystaceus, Caliadurgus fasciatellus, Cerceris rybyensis, Episyron albonotatus, Halictus rubicundus, Halictus tumulorum, Hoplitis spinulosa, Lasioglossum leucozonium, Lasioglossum villosulum, Lindenius albilabris, Osmia aurulenta, Osmia bicolor, Panurgus calcaratus, Trachusa byssina.

Araignées: Argiope bruennichi, Araneus quadratus.

Commentaires sur la flore

Phanérogames (données D. Champluvier 1985 et 1999, et A. Remacle 1999 et 2009): Achillea millefolium, Aegopodium podagraria, Agrostis capillaris, Agrostis gigantea, Ajuga genevensis, Anthoxanthum odoratum, Anthyllis vulneraria, Arrhenatherum elatius, Artemisia vulgaris, Avenula pubescens, Briza media, Bromus erectus, Calamagrostis epigejos, Calystegia sepium, Campanula glomerata, Campanula rapunculus, Campanula rotundifolia, Carex caryophyllea, Carex flacca, Carex hirta, Centaurea jacea subsp. grandiflora, Centaurea scabiosa, Cerastium arvense, Cirsium acaule, Coeloglossum viride, Cotoneaster horizontalis, Crataegus monogyna, Cytisus scoparius, Dactylis glomerata, Danthonia decumbens, Daucus carota, Deschampsia cespitosa, Equisetum arvense, Euphorbia cyparissias, Fallopia japonica, Festuca arundinacea, Galium aparine,Galium pumilum, Galium verum, Genistella sagittalis, Helianthemum nummularium, Heracleum sphondylium, Hieracium umbellatum, Holcus lanatus, Hypericum perforatum, Knautia arvensis, Koeleria macrantha, Leontodon hispidus, Leucanthemum vulgare, Linum catharticum, Lotus corniculatus, Luzula campestris, Medicago lupulina, Ononis repens, Petrorhagia prolifera, Phleum nodosum, Pimpinella saxifraga, Plantago lanceolata, Poa pratensis, Populus sp., Potentilla neumanniana, Primula veris, Prunus avium, Prunus serotina, Quercus rubra, Ranunculus bulbosus, Rhinanthus minor, Rosa rugosa, Rubus spp., Rumex acetosa, Sanguisorba minor, Scabiosa columbaria, Senecio jacobaea, Silene vulgaris, Solidago gigantea, Solidago virgaurea, Stellaria graminea, Tanacetum vulgare, Thymus pulegioides, Tragopogon pratensis, Trifolium medium, Trifolium pratense, Trisetum flavescens, Urtica dioica, Veronica austriacum/teucrium, Vicia cracca.

Espèces exotiques

Solidago gigantea, Fallopia japonica, Aster sp. (aster américain), Rosa rugosa (un petit massif), Cotoneaster horizontalis (ancien dépotoir), Quercus rubra (planté), Prunus serotina (un pied en bordure du site).

Conservation

Objectifs de conservation

Préservation d'une population relictuelle de Lacerta agilis, de la pelouse sèche et de de l'entomofaune associée (Lépidoptères, Orthoptères, Hyménoptères).

Menaces

- Développement des plantations d'arbres et du boisement spontané.

- Progression des plantes rudérales et nitrophiles vers la partie orientale la plus intéressante, occupée par la pelouse calcicole.

- Développement considérable de diverses plantes exotiques, dont plusieurs invasives (Fallopia japonica, Solidago gigantea, asters américains,...).

- Conditions de développement des plantes nitrophiles et exotiques favorisée, sur une partie du site, par les terres et inertes présents en surface suite aux comblement de trous à pierre par un dépotoir communal.

Recommandations

La mise en réserve naturelle (RND) d'une partie du site Natura 2000 doit permettre de restaurer la pelouse existante et de créer un milieu favorable à son extension dans des parties restaurées après déboisement et éradication des plantes exotiques. La gestion du site Natura 2000 doit conduire à rétablir un bon état de conservation globale pour la faune, la flore et les habitats.

- La restauration du site demande de poursuivre les déboisements et recépages d'une partie des fruticées ainsi que d'amplifier les efforts d'éradication des plantes exotiques. A la suite et en fonction des caractéristiques du sol, la restauration de pelouses peut au besoin être favorisée par des apports de sables et de pierres provenant des carrières voisines, afin d'accentuer le caractère xérique et ouvert du site.

- L'installation d'une clôture périphérique permettra de réduire la surfréquentation d'une partie du site et d'assurer la gestion récurrente par pâturage extensif.

- Création de petits abris (tas de bois, de branches ou de pierre) favorables aux reptiles.

Plan de gestion

Un plan de gestion est en préparation pour le périmètre appelé à devenir une RND.

Accès du public

Accès sous conditions, sauf sur le chemin traversant le site.

Détails

Description physique

A. REMACLE (1999, mise à jour en 2009): Le site est localisé sur le relief cultivé s'étendant entre Muno et Fontenoille, à proximité du réservoir de Fontenoille. Il se trouve à moins de 500 m à l'ouest de ce village. On y a exploité des grès calcarifères du sinémurien. Il est accessible par le chemin reliant le réservoir au village de Fontenoille, parallèlement à la route Watrinsart-Fontenoille. Il peut être divisé en quatre parties:

- au nord du chemin, vers l'ouest, la partie A couverte d'une friche rudérale sur des terres apportées; elle comprend cependant des plages à végétation assez intéressante, notamment le long du chemin;

- au nord du chemin, vers l'est, la partie B, en légère pente vers l'est. Le sol, encore pierreux et couvert d'une végétation discontinue en 1999, est actuellement occupé par une pelouse de plus en plus dense et de plus en plus réduite par suite du développement des ligneux et de la progression des plantes rudérales et des ronces;

- au sud du chemin, vers l'ouest, la partie C clôturée qui correspond à l'ancien dépotoir et est couverte d'une friche de faible intérêt;

- au sud du chemin, vers l'est, la partie D où la végétation est assez hétérogène.

Le site a fait l'objet de tentatives de boisement avec des feuillus (faible reprise). Il est ceinturé d'un rang de peupliers.

En 1999, un tas de bois important est présent en bordure de la partie B. Actuellement, la fréquentation est sporadique par les riverains (surtout la partie B, la plus accessible).

Un dépotoir fermé en 1981 a été recouvert de terres. Quelques déchets sont visibles dans la partie A (petite zone boisée).

L'environnement du site est constitué de prés.

Description biologique

A. REMACLE (1999, mise à jour en 2009): Tout le site a fait l'objet d'une plantation d'essences feuillues (Prunus avium, Quercus rubra, Populus sp.), avec un taux d'échec important, surtout dans la partie B.
La partie A est largement couverte d'une friche composée de diverses espèces pionnières des milieux anthropiques. Vers l'ouest, où furent surtout plantés des merisiers, l'espèce dominante est l'invasive Solidago gigantea qui y forme par endroits un peuplement quasi monospécifique. Vers l'ouest, où subsistent surtout des chênes d'Amérique, la friche est dominée par Tanacetum vulgare, Rubus spp., Urtica dioica, Artemisia vulgaris, Heracleum sphondylium et Calystegia sepium, mêlés localement de Solidago gigantea. Des massifs de la graminée Calamagrostis epigejos se trouvent un peu partout dans ce secteur.

Au sein de la friche, là où le substrat est relativement superficiel, quelques aires abritent des plantes de pelouses sèches, comme Genistella sagittalis, Centaurea scabiosa et Thymus pulegioides. Cette partie comprend une zone boisée sur un substrat exogène (ligneux spontanés et plantés dont la croissance est plus forte ici). Le tapis herbacé y est discontinu et composé de nitrophytes, comme Aegopodium podagraria, Urtica dioica, Galium aparine et Fallopia japonica.

La pelouse de la partie B, la plus intéressante du site, a été décrite par CHAMPLUVIER (2000) comme un Mesobrometum. Il s'agit d'une pelouse sur sol calcaire, sec à frais, dominée par des espèces calcicoles pérennes comme Bromus erectus, Koeleria sp., Carex flacca, Helianthemum nummularium, Sanguisorba minor, Scabiosa columbaria,… Elle présente une particularité due à une certaine décalcification du substrat qui se marque par la présence d'espèces acidoclines, en particulier Genistella sagittalis, assez abondant. L'espèce phare de cette pelouse est Coeloglossum viride, orchidée très rare dans le district phytogéographique lorrain; observée dans le site avant son remaniement (1985), elle a été retrouvée en 1999 par D. Champluvier et y est encore présente.

En fonction du caractère plus ou moins superficiel du substrat, des espèces prairiales de l'Arrhenatheretalia (entre autres Arrhenatherum elatius, Dactylis glomerata, Achillea millefolium), sont plus ou moins abondantes. Le développement des arbres et arbustes mais aussi des grandes herbacées rudérales (dont Solidago gigantea) et des ronces entraîne une réduction de la surface de pelouse.

Sur l'ancien dépotoir (partie C) s'est développée une friche composée de diverses graminées (Arrhenatherum elatius, Dactylis glomerata, Holcus lanatus, Festuca arundinacea, Deschampsia cespitosa, Agrostis gigantea,…), de ronces (Rubus spp.), de Tanacetum vulgare, Urtica dioica, Leucanthemum vulgare, etc. Les espèces invasives, en particulier Solidago gigantea, y sont nettement moins abondantes que dans la friche de la partie A au nord du chemin.

Plusieurs touffes de Veronica du groupe de V. austriacum/teucrium (probablement introduit) y ont été observées en 1999 et 2009, de même que quelques plants d'Ajuga genevensis.

La partie D, assez hétérogène, comprend des zones envahies de buissons épineux formant une fruticée, des plages couvertes d'une végétation de friche, des ronciers et, à l'extrémité ouest, un lambeau de pelouse altéré. Cette partie a vu son intérêt décroître depuis 1995 suite au développement des ligneux.

CHAMPLUVIER (2000) a effectué des relevés au sein des pelouses à orchis grenouille en 1985 et en 1999 et a observé:

* des espèces caractéristiques du Mesobrometum et du Mesobromion: Bromus erectus, Sanguisorba minor, Primula veris, Galium verum, Centaurea scabiosa, Coeloglossum viride, Anthyllis vulneraria, Euphorbia cyparissias, Briza media, Carex flacca, Pimpinella saxifraga, Linum catharticum, Cirsium acaule, Carex caryophyllea, Koeleria macrantha, Leontodon hispidus, Ononis repens, Avenula pubescens, Potentilla neumanniana, Ranunculus bulbosus, Thymus pulegioides, Silene vulgaris, Cerastium arvense, Lotus corniculatus, Trifolium medium, Scabiosa columbaria;

* des espèces caractéristiques et différentielles de la sous-association à Genistella sagittalis, Galium pumilum, Luzula campestris, Hieracium umbellatum, Solidago virgaurea, Campanula rotundifolia, Danthonia decumbens, Cytisus scoparius;

* des espèces prairiales : Achillea millefolium, Trisetum flavescens, Plantago lanceolata, Knautia arvensis, Campanula rapunculus, Rumex acetosa, Poa pratensis, Anthoxanthum odoratum, Rhinanthus minor, Agrostis capillaris, Carex hirta, Hypericum perforatum, Medicago lupulina, Vicia cracca, Phleum nodosum (= bertolonii), Dactylis glomerata, Tragopogon pratensis, Arrhenatherum elatius, Tanacetum vulgare, Centaurea jacea subsp. grandiflora (= thuillieri), Stellaria graminea, Trifolium pratense, Senecio jacobaea;

* les espèces pionnières Daucus carota et Equisetum arvense.

Cet auteur signale également la présence dans les environs de la station de Botrychium lunaria , aujourd'hui apparemment disparue.

La faune locale est assez riche et comprend plusieurs espèces rares.

Parmi les oiseaux, on peut relever la présence de l'hypolaïs polyglotte (Hippolais polyglotta), de la pie-grièche écorcheur (Lanius collurio), du bruant jaune (Emberiza citrinella), de la linotte mélodieuse (Carduelis cannabina), etc.

Le site héberge trois espèces de reptiles: l'orvet (Anguis fragilis), le lézard vivipare (Zootoca vivipara) et le lézard agile (Lacerta agilis). Cette dernière espèce fut observée à plusieurs reprises entre 1995 et 1999 (adultes et juvéniles). Elle était connue avant le comblement de la carrière, mais semblait avoir disparu du site (A. Lejeune, comm. or.).

L'entomofaune y est très diversifiée. On y a observé notamment 12 espèces d'Orthoptères, dont Metrioptera bicolor (abondante), Tettigonia cantans (plus abondante que T. viridissima), Gomphocerippus rufus, Omocestus viridulus, Myrmeleotettix maculatus (non revu en 2009) ainsi que le rare Decticus verrucivorus (au moins 16 chanteurs en 1995, mais aucun en 2009, cf REMACLE, 2017).

Les Lépidoptères Rhopalocères comprenaient dans les années 1990 pas moins de 40 espèces différentes (d'après des observations effectuées par Y. Valenne en 1999 et secondairement par A. Remacle en 1995 et 1999). Il est cependant probable que le site ait perdu une partie de cette diversité. La présence d'une population de Spialia sertorius, décelée dès 1999, est intéressante car cette espèce est devenue extrêmement rare en Lorraine. Deux espèces de zygènes y ont été observées: Zygaena filipendulae et Z. viciae (obs. Y. Valenne, 1999).

En 1999, le site abritait un remarquable peuplement d'Hyménoptères apoïdes, caractérisé en particulier par l'abondance des abeilles hélicicoles Osmia bicolor, O. aurulenta et Hoplitis spinulosa, ainsi que Anthidium manicatum, Anthidium oblongatum et Trachusa byssina. Des espèces terricoles nidifiaient dans les petites plages sableuses du site et sur le chemin: entre autres l'abeille Panurgus calcaratus et le sphécide Cerceris rybyensis. D'autres espèces avaient alors été recensées: les andrénides Andrena chrysosceles, A. hattorfiana, A. nitida et A. tibialis; les halictides Halictus rubicundus, H. tumulorum, Lasioglossum leucozonium et L. villosulum (dét. A. Pauly); les Pompilides Caliadurgus fasciatellus et Episyron albonotatus (rarissime en Wallonie - dét. R. Wahis); les Sphécides Ammophila sabulosa, Argogorytes mystaceus et Lindenius albilabris. Aucun recensement n'a été réalisé depuis lors. En 2009, les parties encore sableuses du chemin abritent en faible nombre des nids de quelques espèces, dont ceux de l'abeille protégée Panurgus calcaratus. L'abondance des fabacées offre une source de nourriture importante pour les abeilles solitaires, dont Anthidium punctatum, observé en 2009.

Monument naturel

A compléter

Monument historique

A compléter

Histoire du site

Occupation du site avant exploitation: terrains agricoles.
Ancien exploitant: Gilbert Millard.
Matériau(x) extrait(s): grès jurassique.
Déroulement de l'exploitation: l'ouverture de la carrière remonte à la fin du 19ème siècle. L'extraction s'est arrêtée dans les années 1970.
Réaffectation: l'excavation (partie C) a servi de décharge communale (ordures ménagères); elle fut fermée en 1981.

Divers

Sources

SABLIERES

Plan d'action Lézard des souches (A. Remacle et J.-P. Jacob)

Répondants de l'information

A. Remacle

J.-P. Jacob (Aves)

Date de la dernière modification de la fiche

2017-08-30