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La gestion des bords des routes

Fauchage, broyage, abandon de l'herbe sur place ou récolte du foin, paturage : différentes techniques permettent la gestion des bords de routes

La gestion des bords de routes

Gestion intensive ou extensive

La gestion des bords de routes constitue une tâche onéreuse pour les gestionnaires de voiries, souvent sans aucun retour du point de vue économique. La gestion sera intensive ou extensive selon les besoins. La gestion caractérisée par des fauchages très réguliers, appliqués à l'ensemble du réseau, a un impact financier très important. Le mode de gestion doit ternir comptes des ressources financières, humaines et matérielles.

La gestion intensive doit être limitée aux zones où les exigences en matière de sécurité routière sont très élevées. Ailleurs, il n'est pas nécessaire de faucher aussi souvent et la gestion sera qualifiée d'extensive. Par gestion extensive on entend :

  • Un fauchage tardif tardif pour respecter le cycle de vie des animaux et des plantes herbacées ;

  • Des fauchages espacés de plusieurs années pour permettre le développement des arbustes et fournir un abri végétal aux animaux présents sur les bords de routes en hivers ;

  • Un pâturage par quelques chèvres ou moutons.

Les méthodes de gestion

Le fauchage et le broyage

Les gestionnaires de voiries rassemblent sous le terme de fauchage aussi bien l'action d'une faucheuse à fléaux qui hache l'herbe (abandonnée sur place), que l'action d'une faucheuse à barre de coupe ou à outils rotatifs qui coupe l'herbe sans la hacher. L'herbe sera ensuite évacuée. Ces méthodes permettent d'atteindre les différents objectifs que le gestionnaire s'est fixé, en relation avec les différentes fonctions des bords de routes.

Le fauchage doit :

  1. assurer la bonne visibilité entre automobilistes et la visibilité de la signalisation routière ;

  2. permettre la circulation aisée des véhicules sur la chaussée et le stationnement de ceux-ci en cas d'arrêt d'urgence ;

  3. garantir la circulation des piétons sur l'accotement ;

  4. maintenir un couvert végétal dense afin de limiter l'érosion et d'assurer la pérennité de l'infrastructure routière,

  5. empêcher l'implantation de plantes invasives non désirées, souvent colonisatrices de terrains nus, telles que les chardons ;

  6. maintenir et développer la biodiversité,

  7. améliorer la diversité spatio-temporelle des strates de végétation en faveur des espèces sauvages ;

  8. éliminer des plantes non désirées par épuisement, suite à l'élimination répétée de leur partie aérienne.

Gestion des bords de routes
Le brûlage

Il s'agit de la destruction par le feu des herbes et des broussailles. Pour des raisons de sécurité routière, de protection du mobilier routier et de protection de la vie sauvage, le brûlage des bords de routes n'est plus un mode de gestion officiellement pratiqué. Cette méthode est critiquée pour ces effets négatifs sur les individus peu mobiles de la faune. Elle touche également les espèces vivant dans la couche supérieure du sol.

L'extirpation et l'étrépage

Si l'extirpation consiste à arracher les racines des plantes au moyen d'une herse, l'étrépage consiste à enlever les horizons organiques du sol. La prolifération de plantes pionnières est à redouter les premières années. Ces deux techniques conduisent à un appauvrissement rapide du sol, mais peuvent provoquer, sous certaines conditions, de graves problèmes d'érosion par la pluie ou par le vent. Il est éventuellement conseillé de procéder sur des surfaces peu sensibles à l'érosion et de manière progressive.

Le pâturage

Le pâturage est la méthode d'entretien qui engendre le moins de destruction pour la faune et a conduit, là où il fut pratiqué de manière extensive, à une grande diversité dans la flore et la faune.

L'absence d'entretien

L'absence d'entretien favorise les espèces herbacées et ligneuses capables de pousser à travers le tapis de débris organiques accumulés au fil des ans. Progressivement, le bord de route évolue vers le stade boisé.

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