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Les bords de routes

La gestion des bords des routes participe à l'objectif général de sauvegarde de la biodiversité

Opération Bords de Routes Wallonie

Des habitats à préserver

Les bords de routes abritent une flore diversifiée et constituent des couloirs de dispersion pour de nombreuses espèces sauvages. En Wallonie, au moins 25 % d'espèces (mammifères, oiseaux, insectes, ...) se trouvent dans une situation préoccupante en matière de conservation. Ou, pour conserver une espèce, il faut préserver son habitat.

Après avoir interdit l'utilisation d'herbicides sur les bords de routes en 1984, la Région wallonne a lancé en 1995 un programme de gestion de ces milieux : la convention “Bords de routes” invite les gestionnaires de voiries à pratiquer une gestion raisonnée un fauchage annuel tardif.

Le fauchage tardif (FT) concerne le réseau routier des Communes ainsi que plusieurs tronçons gérés par la Région et les Provinces . Les signataires de la convention s'engagent à pratiquer un fauchage tardif après le 1er août ou le 1er septembre pour les communes situées respectivement au nord et au sud du sillon Sambre-et-Meuse.

Les bords de routes ne disposent pas d'un statut de protection propre à l'instar des réserves naturelles.

Plus de 75 % des communes appliquent un fauchage tardif

La campagne de fauchage concerne :

  • 226 communes, 15.900 km de bords de routes,

  • soit environ 20 % du réseau routier total,

  • une superficie d'environ 3.600 ha.

Chaque année, de nouvelles communes adhèrent à la convention, développant ainsi le réseau écologique que constituent ces bords de routes.

50 % de la flore wallonne présente en bords des routes

Des relevés botaniques effectués de 1998 à 2008 sur les bords de routes de 222 communes ont permis d'identifier la vie sauvage qu'ils abritent :

  • 851 espèces végétales différentes, représentant environ 50 % de la flore wallonne ;

  • 38 espèces qui figurent sur la liste rouge de la flore de Wallonie (dans 60 % des communes suivies) ;

  • 55 espèces qui sont considérées comme menacées en Région wallonne (dans 26 % des communes suivies) ;

  • 13 espèces sont considérées comme partiellement protégées ou faisant l'objet de limitations de prélèvement (dans 43% des communes).

Moyens mis en oeuvre

  • 36.000 € sont consacrés chaqueannée à l'étude du suivi de la végétation.

Envisager des mesures complémentaires

Après 20 ans de gestion par un mulching tardif, le moment est venu de suggérer aux gestionnaires attentifs à l'état de conservation du patrimoine naturel des bords de routes de réserver un ou plusieurs sites à la pratique du fauchage avec ramassage de la biomasse pour favoriser le développement des plantes à fleurs.  Le choix sera raisonnable, limité dans l'espace, en fonction des moyens humains, financiers et techniques des partenaires et concernera les talus remarquables.  Le Département de la Nature et des Forêts, grâce à sa banque de données, aide les partenaires dans cette sélection de sites.

 

Quelques exemples à ne pas suivre...

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Les pratiques des voisins des bords de routes

Le maintien de la végétation en bords de routes dépend également de la gestion pratiquée sur la parcelle contiguë .

  • La transformation d'une prairie de fauche en terre de culture,
  • le labour trop près ou au delà des limites,
  • une pulvérisation qui déborde sur un talus,
  • un dépôt de fumier en limite de parcelle,
  • un feu de déchets,

sont des pratiques qui peuvent engendrer des modifications dans la flore des bords de routes. Il apparaît donc opportun d'envisager des mesures complémentaires au fauchage tardif comme l'application d'une gestion favorable à la flore et à la faune sauvages dans les parcelles contiguës.

 

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