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Libellule fauve (Libellula fulva)

Taxonomie

Synonymes :
Français : Libellule fauve
Néerlandais : Bruine korenbout
Anglais : Scarce Chaser
Allemand : Spitzenfleck
Groupe biologique :Animaux / Invertébrés / Insectes / Libellules / Anisoptères

Intro

Synthèse

Libellule de taille moyenne, son nom provient de la couleur rouge orangée à fauve de l'abdomen de la femelle. Celui du mâle est par contre bleu avec l'extrémité noir. Les deux sexes montrent la base des ailes postérieures marquée de noir. Présente dans une grande partie de l'Europe, elle est en expansion probablement en raison des modifications climatiques. La libellule fauve reste cependant très rare en Belgique et son statut est en danger. On la rencontre en vol au printemps au-dessus des bras morts, étangs, argilières, canaux et semble préférer les milieux aquatiques avec des poissons, une végétation rivulaire développée ou des vallées boisées.

Description morphologique

Comme Libellula depressa , Libellula fulva possède de grandes taches noires à la base des ailes, mais ces taches ne s'étendent pas au-delà des triangles chez ces dernières. Au niveau des ailes antérieures, ces taches se présentent sous la forme de deux traits parallèles. La femelle (et plus rarement les mâles) possède des taches foncées sur l'apex des ailes

Législation

Législation régionale (Conservation de la Nature)

  • LCN 1973 : Annexe 2b

    Cette espèce est mentionnée dans l'Annexe 2b du décret du 6 décembre 2001 modifiant la Loi du 12 juillet 1973 de la Conservation de la Nature qui indique (Article 2) que cette espèce est intégralement protégée (espèces menacées en Wallonie). Cette protection implique l'interdiction :

    • 1° de capturer et de mettre à mort intentionnellement de spécimens de ces espèces dans la nature ;
    • 2° de perturber intentionnellement ces espèces, notamment durant la période de reproduction, de dépendance, d'hibernation et de migration ;
    • 3° de détruire ou de ramasser intentionnellement dans la nature ou de détenir des oeufs de ces espèces ;
    • 4° de détériorer ou de détruire les sites de reproduction, les aires de repos ou tout habitat naturel où vivent ces espèces à un des stades de leur cycle biologique ;
    • 5° de naturaliser, de collectionner ou de vendre les spécimens qui seraient trouvés blessés, malades ou morts ;
    • 6° de détenir, transporter, échanger, vendre ou acheter, offrir aux fins de vente ou d'échange, céder à titre gratuit les spécimens de ces espèces prélevés dans la nature, y compris les animaux naturalisés, à l'exception de ceux qui auraient été prélevés légalement avant la date d'entrée en vigueur de la présente disposition ainsi qu'à l'exception de celles de ces opérations qui sont constitutives d'une importation, d'une exportation ou d'un transit d'espèces animales non indigènes et de leurs dépouilles ;
    • 7° d'exposer dans des lieux publics les spécimens.

    Les interdictions visées aux points 1°, 2°, 5°, 6° et 7° de l'alinéa précédent s'appliquent à tous les stades de la vie des espèces animales visées par le présent article, y compris les oeufs, nids ou parties de ceux-ci ou des spécimens.
    Voir aussi les modalités de déclaration de la capture accidentelle ou de la mise à mort accidentelle de spécimens d'une des espèces strictement protégées (Article 2 quater) et les modalités de déplacement à brève distance d'espèces, nids ou oeufs menacés d'un danger vital immédiat ou vers un centre de revalidation (Article 2 sexies).

    Les Articles 5 et 5bis définissent les modalités de dérogations aux mesures de protection des espèces animales et végétales. Voir l'AGW du 20 novembre 2003 relatif à l'octroi de dérogations aux mesures de protection des espèces animales et végétales (M.B. 20.01.2004).

Législation régionale (Chasse et pêche)

  • Aucune réglementation

Législation fédérale

  • Aucune réglementation

Convention internationale

  • Aucune réglementation

Directives européennes

  • Aucune réglementation

Autres législations régionales

  • Aucune réglementation

Distribution

Distribution en Belgique :Wallonie, Flandre

Sources :Goffart et al. 2006

Statut de présence :Re : reproduction

Sources :Goffart et al. 2006

Indigenat :Or : indigène

Sources :Goffart et al. 2006

Carte :
carte

Ecologie

Ecologie :

L'espèce fréquente aussi bien les plans d'eau stagnante que les eaux courantes. Dans la région du « Klein-Brabant » et des polders de l'Escaut, on la retrouve principalement sur d'anciens bras-morts de rivières et sur des criques de l'Escaut et du Ruppel. Elle colonise ici aussi des argilières, tout comme à Ben-Ahin. Dans tous ces sites, il est frappant de noter que Libellula fulva semble préférer surtout des milieux aquatiques comportant des poissons. Dans le nord-est du Limbourg et le long de l'ancien canal Bruxelles-Charleroi, elle fréquente des eaux courantes plus ou moins lentes, comme par exemple les wateringues (anciens systèmes d'irrigation en Campine). La présence d'une végétation rivulaire bien développée, parmi laquelle le Roseau (Phragmites australis) semble être important, aussi bien en contexte d'eau stagnante que d'eau courante. En Gaume, le biotope qu'elle occupe est constitué à la fois d'étangs et d'un ruisseau aux eaux claires et relativement rapides, situés dans une vallée très boisée.

Geert De Knijf in Goffart et al. 2006

Statut

Tendance

Tendance :NE : non évalué

Liste Rouge

Espèce menacée :Oui
Statut :Sans objet
Sources :Goffart & al., 2006

Espèce invasive

Liste :NE

Divers

Auteurs

Grégory Motte