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| Communes : | Ath |
|---|---|
| Cantonnements DNF : | Mons |
| Surface : | 3.87 ha |
| Coordonnées : | X Lambert : 109037 - Y Lambert : 148548 Voir la carte du site (statique) ou sa localisation avec Google map |
La réserve naturelle des Bas Prés est située sur la rive droite de la Dendre canalisée, à environ 3 km au nord de la ville d'Ath. Elle s'inscrit dans un paysage champêtre avec quelques fermes éparpillées, des bosquets, des alignements de peupliers, des prairies entrecoupées par un réseau de fossés et de ruisselets (ou rieux). Elle comporte deux étangs, où niche notamment le grèbe castagneux (Tachybaptus ruficollis), un ancien bassin occupé actuellement par un bois de saules, une zone de friche abritant la rare gesse de Nissole (Lathyrus nissola) ainsi qu'une belle zone marécageuse constituée de plusieurs groupements végétaux : roselière, magnocariçaie, mégaphorbiaie et des herbiers aquatiques de potamots (Potamogeton spp.) et de callitriches (Callitriche spp.). Ces milieux alluviaux sont devenus extrêmement rares sur le plan régional alors qu'ils étaient jadis fort répandus avant les drainages, remembrements et autres activités destructrices de ces dernières décennies. La réserve des Bas Prés représente, à cet égard, un précieux témoignage du paysage traditionnel en même temps qu'un refuge pour la faune et la flore.
| Ancienne(s) commune(s) | Surface | Nouvelle(s) commune(s) | Province(s) |
|---|---|---|---|
| Ath | 3.87 ha | ATH | HAINAUT |
| Cantonnement(s) | Surface | Direction(s) |
|---|---|---|
| Mons | 3.87 ha | Mons |
A compléter
Site non classé.
Commune d'Ath
Privé(s)
ONG
Communes
Région
Autres publics 
Guy Boosten, Avenue du Bois du Roy, 31, 7800 Ath (tél./fax. 068/28.49.16).
| Code du site | Nom du site | Surface |
|---|---|---|
| 384 | Réserve naturelle des Bas Prés de la Dendre | 3,87 ha |
| Code | Nom | Représentativité | Surface | Source |
|---|---|---|---|---|
| C3.26 | Phalaridaies | |||
| G1.111 | Saulaies alluviales |
| Taxon | Statut de protection | Liste rouge | Statut | Année | Rep* | Protection | Source | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Animaux - Vertébrés - Oiseaux | ||||||||
| Falco tinnunculus | Oui | Non | 2001 | J. Duvigneaud et al. | ||||
| Fulica atra | Non | Non | 2001 | J. Duvigneaud et al. | ||||
| Locustella naevia | Oui | Non | 2001 | J. Duvigneaud et al. | ||||
| Streptopelia turtur | Oui | Oui | 2001 | J. Duvigneaud et al. | ||||
| Tachybaptus ruficollis | Oui | Non | 1 couple | 2001 | J. Duvigneaud et al. | |||
Invertébrés - Insectes - Orthoptères | ||||||||
| Conocephalus dorsalis | 2001 | J. Duvigneaud et al. | ||||||
Plantes - Plantes supérieures | ||||||||
| Lathyrus nissolia | 2001 | A | J. Duvigneaud et al. | |||||
| Scrophularia umbrosa | 2001 | J. Duvigneaud et al. | ||||||
L'avifaune comprend notamment le Grèbe castagneux (1 couple nicheur), la Foulque macroule, la Poule d'eau, la Locustelle tachetée, la Tourterelle des bois, le Faucon crécerelle et le Pic vert.
L'herpétofaune est bien représentée mais doit encore faire l'objet de recensements détaillés.
L'entomofaune renferme plusieurs espèces intéressantes comme la sauterelle Conocephalus dorsalis, la chrysomèle Cassida murraea (sur la pulicaire) et un autre coléoptère rarissime, Anthiscus thobias. Les Lépidoptères rhopalocères ne semblent représentés que par des espèces banales.
L'élément le plus remarquable est sans nul doute la gesse de Nissole Lathyrus nissolia, une espèce des moissons et des friches devenue rarissime en Belgique.
On peut également signaler la présence de peuplements de Scrophularia umbrosa et d'Equisetum telmateia.
A compléter
Conservation d'une des dernières prairies alluviales de la vallée de la Dendre au nord d'Ath.
A compléter
Compléter les inventaires faunistiques.
cf. Duvigneaud et al. (2001) :
A. La gestion de la zone humide ne s'impose pas actuellement. À l'avenir, il faudrait néanmoins prévoir le fauchage par rotation de la cariçaie à Carex acutiformis et de la mégaphorbiaie.
B. La friche à Arrhenatherum qui abrite la gesse de Nissole doit être fauchée tardivement, après la maturation des graines de cette dernière espèce; un accord en ce sens a été obtenu auprès du MET.
C. Le long des berges de la Dendre, il est proposé de maintenir une bande refuge d'un mètre de largeur afin de permettre à la végétation palustre de se réinstaller. Ici encore, l'accord du MET est acquis.
D. Les dépôts de terres, qui ont heureusement cessés aux abords de la zone humide, sont progressivement recolonisés par une végétation herbacée hétérogène; l'évolution vers le stade de prairie à Arrhenatherum pourra être favorisée par l'application d'un fauchage très tardif suivi de l'exportation du foin (sauf quelques tas qui seront maintenus en plusieurs endroits en guise d'abri pour les batraciens et l'entomofaune).
E. Un observatoire ainsi qu'un panneau d'information ont été installés à l'attention des visiteurs de la réserve mais ils ont malheureusement fait l'objet d'actes de vandalisme.
L'accès au public est autorisé sur les sentiers. Un panneau didactique ainsi qu'un observatoire ornithologique ont été installés récemment.
Le site s'étend sur les limons alluviaux de la Dendre, à une altitude moyenne de 30 m. Le relief est inexistant hormis les talus et digues artificielles. Le terrain est occupé par des zones humides relictuelles, des prairies pâturées, des cultures... Plusieurs ruisselets (appelés localement 'rieux') affluents de la Dendre quadrillent la région. Le paysage a été fortement remodelé au fil des années à la suite d'apports de remblais ainsi que d'immondices divers ! Plusieurs bassins furent également creusés pour la décantation des boues de curage de la Dendre canalisée.
Dans le périmètre de la réserve naturelle, la végétation est dominée par les espèces aquatiques et palustres mais présente également des espèces de friche. Les berges de la Dendre montrent quant à elles une flore de grand intérêt.
La végétation en place est très variée mais dans l'ensemble, elle est très nitrophile. D'après Duvigneaud et al. (2001), on peut y reconnaître les groupements suivants:
- une saulaie à Salix alba;
- un groupement aquatique d'eau stagnante à Potamogeton crispus, P. pectinatus, Lemna minor, Callitriche obtusangula et C. platycarpa;
- un groupement d'eau courante à Scrophularia umbrosa;
- une roselière à Phalaris arundinacea;
- une roselière à Phragmites australis;
- un groupement à Glyceria maxima;
- une magnocariçaie à Carex riparia et Equisetum telmateia;
- une cariçaie à Carex acutiformis;
- une mégaphorbiaie à Filipendula ulmaria, Eupatorium cannabinum et Epilobium hirsutum;
- des zones de ronciers ainsi qu'une végétation nitrophile colonisant les talus;
- une friche à Arrhenatherum elatius renfermant la rare Lathyrus nissolia.
A compléter
A compléter
La région d'Ath était jadis très humide. La carte de Ferraris, dressée à la fin du 18ème siècle, montre une large plaine alluviale occupée par des marais. La toponymie locale en fait d'ailleurs abondamment référence, comme par exemple le lieu-dit 'Grands Marais', au sud de Lessines (d'après Duvigneaud et al. 2001).
Convention A&G
J. DUVIGNEAUD, J. SAINTENOY-SIMON & BOOSTEN (2001).
