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Liste rouge

Cette page présente de façon synthétique la méthologie utilisée pour l'élaboration de la liste rouge des Libellules de Belgique (Goffart et al., 2006). Les résultats sont consultables dans l'Atlas des Libellules de Belgique publié en 2006 ainsi que dans les fiches espèces présentées sur ce site.

Une première évaluation de l'état de cette faune a été réalisée par Goffart (2000) sur base d'une méthodologie similaire à celle utilisée en Flandre par De Knijf & Anselin (1996) (voir aussi Goffart 1997) et une Liste Rouge préliminaire fut proposée. Une évaluation plus approfondie a été menée en 2003, sur base de la dernière version des critères et catégories mis au point par l'Union Internationale de la Conservation de la Nature (UICN, 2001), en les adaptant à un contexte régional selon les propositions de Gardenfors et al. (2001) et en prenant en compte toutes les données de libellules à notre disposition jusque et y compris la saison 2000 (la précédente évaluation était basée sur les données jusque 1995), soit un total de quelque 26.730 données.

Les catégories de menace retenues par l'UICN (2001) sont les suivantes :


RE (regionally extinct) : éteint régionalement
CR
(critically endangered) : en danger critique d'extinction
EN
(endangered) : en danger
VU
(vulnerable) : vulnérable
NT
(near threatened) : quasi menacé
LC
(least concern) : préoccupation mineure (non menacé)
DD
(data defecient) : données insuffisantes
NE
(not evaluated) : non évalué

Liste rouge tableau

Figure : Résumé schématique des critères de l'UICN (A–E) pour le classement des espèces dans les trois catégories de menace (UICN, 2001) (modifié d'après Gardenfors et al. 2001).

Les critères développés par l'UICN (2001) pour classer les espèces dans les différentes catégories de menace sont essentiellement quantitatifs. Ils ont trait à l'étendue de l'aire de distribution (zone d'occurrence), aux surfaces réellement occupées (zone d'occupation), aux effectifs des populations et à la réduction de ces paramètres sur dix ans. Ils sont regroupés en cinq ensembles de combinaisons de ces paramètres (A-E), mettant toutefois chacun l'accent sur un de ces paramètres (Figure 1). Le critère B, se focalisant sur la répartition géographique (zones d'occurrence et/ou d'occupation) est le plus aisément applicable dans le cas des Invertébrés. Toutefois, les autres peuvent également être utilisés lorsque les informations disponibles le permettent, le critère E étant cependant réservé à des espèces très bien étudiées et ayant fait l'objet de simulations de populations.

Deux paramètres quantitatifs ont été pris en compte pour appliquer les critères de l'UICN aux libellules sur le territoire wallon:

- une estimation de la rareté des espèces en Wallonie
- une estimation de la tendance des espèces en Wallonie

L'analyse a été menée sur deux périodes de temps distinctes :

- à l'échelle du siècle en prenant 1990 comme date pivot, ce qui revient à comparer la période « avant 1990 » à la période « de 1990 à 2000 » ; cette analyse a été menée en prenant les carrés de 10 km de côté comme maille d'échantillonnage, de façon à pouvoir prendre en compte les anciennes données dont la localisation est souvent peu précise ;
- à l'échelle de 12 années, de 1989 à 2000, soit depuis la mise en place du programme de surveillance, en comparant dans ce cas deux périodes de six ans, « de 1989 à 1994 » et de « 1995 à 2000 » ; les données récentes étant plus précises, la maille d'échantillonnage retenue dans cette comparaison est de 1 km2.

Depuis 2008, avec l'aide des bénévoles du GT Gomphus, les sites concernés par la présence d'espèces prioritaires font l'objet d'un suivi. En 2013, sur base des résultats de ces suivis, on prévoit de revoir la liste rouge des Libellules. A suivre...

La liste des espèces prioritaires en Wallonie (Goffart et al. 2006) est :

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