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| Code WalEUNIS : | G1.62 - Code EUNIS européen : G1.62 |
|---|---|
| Nom WalEUNIS complet : | Hêtraies acidophiles atlantiques |
| Nom EUNIS français : | Hêtraies acidophiles atlantiques |
| Nom EUNIS anglais : | Atlantic acidophilous [Fagus] forests |
| Phytosociologie : | # Milio-Fagetum Trautmann 1972 (variantes pauvres uniquement) |
| Niveaux supérieurs : | G / G1 / G1.6 |
| Niveaux inférieurs : | Arbre de classification des biotopes à partir de "G1.62" |
Hêtraies atlantiques sur substrat oligotrophe (des sols bruns lessivés aux sols bruns podzoliques), sableux à limono-caillouteux, vicariantes des hêtraies acidophiles médio-européennes (unité G1.61). Elles occupent des sols à drainage favorable à modéré, voire imparfait, et on ne les retrouve qu'en domaine atlantique et dans la zone de transition entre les domaines atlantique et continental.
Le peuplement est dominé par le hêtre accompagné des chênes sessile et pédonculé et, dans les stations les plus acides, des bouleaux et du sorbier des oiseleurs. La dominance du hêtre peut être naturelle dans certaines stations, et due à un traitement anthropique ayant favorisé cette essence au détriment du mélange chêne-hêtre dans d'autres stations. Le sous-bois contient la bourdaine, le houx, le néflier (rare) dans les stations les plus pauvres (sur sable et grès), le charme, le coudrier et l'érable sycomore dans les stations moins pauvres, sur limons éventuellement caillouteux. La strate herbacée à caractère acidophile (groupes de la germandrée, de la myrtille, voire de la molinie) et acidocline (groupe de la stellaire holostée surtout) est marquée par l'absence quasi complète des espèces neutrophiles ou neutroclines.
La ronce et la fougère-aigle peuvent atteindre de très hauts recouvrements dans cet habitat. Les groupes de la fougère femelle, de l'anémone sylvie et des dryopteris caractérisent les variantes les plus riches et/ou humides. Sur les sables podzoliques de plaine, l'habitat à tendance à céder sa place à la chênaie pédonculée à bouleau (unité G1.81), caractéristique des podzols très pauvres.
Sur les substrats acides (sableux à limono-caillouteux) situés en domaine atlantique.
Peuplements dominés par le hêtre, souvent accompagné des chênes sessile et pédonculé, voire du bouleau et du sorbier des oiseleurs. Le sous-bois contient, en plus, la bourdaine, le houx, le néflier (rare) dans les stations les plus pauvres, le coudrier, le charme et l'érable sycomore dans les variantes les plus riches. La strate herbacée a un caractère acidophile (groupes de la germandrée, de la myrtille, voire de la molinie) et acidocline (groupe de la stellaire holostée), avec des espèces des groupes de la fougère femelle et des dryopteris dans les variantes les plus riches. La ronce et la fougère-aigle peuvent atteindre de hauts recouvrements dans ces hêtraies.
Remarque : Là où le hêtre forme des peuplements pratiquement purs et très denses, il peut limiter fortement le développement des strates arbustives et herbacées, réduisant le sous-bois à une couche de litière parsemée de quelques espèces herbacées et de polytric élégant.
- Hêtraies acidophiles médio-européennes (G1.61) : Hêtraies acidophiles également, mais situées dans le domaine médio-européen. Dans les zones de transition entre les deux domaines (une partie de l'Entre-Sambre-et-Meuse...), les hêtraies acidophiles peuvent être difficiles à classer en atlantiques ou médio-européennes. Dans ces zones, si le groupe de la luzule blanche est présent dans la hêtraie, celle-ci peut être considérée comme médio-européenne, s'il est absent, la hêtraie peut être classée comme intermédiaire.
- Variantes pauvres des hêtraies neutrophiles à jacinthe (G1.63b) : Hêtraies occupant également le domaine atlantique, mais sur des sols plus riches. Les groupes d'espèces neutroclines (groupe du lamier) et neutrophiles (groupe de l'aspérule) y sont mieux représentés. Mais dans leurs variantes les plus pauvres, ces groupes sont moins abondants et la flore a un caractère intermédiaire qui se rapproche de celle des variantes riches des hêtraies acidophiles.
| Code | Nom résumé WalEUNIS | Commentaires |
|---|---|---|
| G1.61 | Hêtraies acidophiles médio-européennes | |
| G1.63b | Hêtraies neutrophiles atlantiques |
| Code | Nom résumé WalEUNIS | Relation | Nom de la série | Commentaires |
|---|---|---|---|---|
| G1.82 | Chênaies acidophiles atlantiques | |||
| G1.A1ab | Chênaies-charmaies atlantiques acidoclines de substitution de la hêtraie | |||
| G1.9 | Forêts avec bouleau, tremble, sorbier des oiseleurs, coudrier ou saule | |||
| F3.13 | Fourrés de colonisation des sols pauvres, acides | |||
| F3.14 | Sarothamnaies | |||
| F3.11 | Fourrés sur sols neutroclines à acidoclines, frais | |||
| F4.2 | Landes sèches | |||
| E1.7 | Nardaies | Habitat devenur rarissime en région atlantique |
Espèces les plus fréquentes :
- ligneux : Fagus sylvatica, Quercus robur, Quercus petraea, Betula pendula, Sorbus aucuparia
- herbacées : Pteridium aquilinum, Deschampsia flexuosa, Lonicera periclymenum, Rubus fruticosus, Polytrichum formosum
- espèces différentielles des variantes plus humides : Blechnum spicant (variante pauvres), Dryopteris carthusiana, Dryopteris dilatata, Luzula sylvatica, Athyrium filix-femina
- espèces différentielles des variantes plus pauvres et sur sables ou limons sableux : Vaccinium myrtillus, Teucrium scorodonia, Molinia caerulea, Carex pilulifera
- espèces différentielles des variantes plus riches : Oxalis acetosella, Milium effusum, Luzula pilosa, Carex remota, Circaea lutetiana
- espèces différentielles des variantes plus sèches : Leucobryum glaucum
Groupes :
- les mieux représentés : germandrée, myrtille, anémone
- groupes préférentiels des variantes pauvres : molinie
- groupes préférentiels des variantes riches et/ou plus humides : dryopteris, fougère femelle
| Relation | Code | Nom Natura 2000 | Commentaires |
|---|---|---|---|
| <est une partie de | 9120 | Hêtraies acidophiles atlantiques Houx et If |
Non pertinent (habitat climacique). L'existence de certains faciès uniquement constitués de hêtre peut être liée à la pratique de plantations monospécifiques de cette essence, alors qu'il semble que les variantes sur sol pauvre soient naturellement des chênaies-hêtraies mélangées. Il n'est pas du tout évident que la hêtraie monospécifique doive être considéré comme un faciès à favoriser pour la biodiversité.
- Eutrophisation
- Enrésinement ou transformation en peuplements exotiques feuillus (châtaignierc chêne rouge...)
- Forte pression touristique (forêts péri-urbaines)
- Passage d'engins provoquant un tassement du sol lors de l'exploitation forestière
- Développement de populations de plantes invasives ([Prunus serotina], [Quercus rubra]...)
ZDF
SOUGNEZ (1974)
NOIRFALISE et ROISIN (1981)
NOIRFALISE (1984)
COMMISSION EUROPEENNE (1999)
DURWAEL et al. (2000)
DEVILLERS (2001)
RAMEAU, GAUBERVILLE et DRAPIER (2000)
Lionel WIBAIL



