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| Code WalEUNIS : | G1.82 - Code EUNIS européen : G1.82 |
|---|---|
| Nom WalEUNIS complet : | Chênaies acidophiles atlantiques |
| Nom EUNIS français : | Chênaies acidophiles atlantiques |
| Nom EUNIS anglais : | Atlantic acidophilous [Fagus] - [Quercus] forests |
| Phytosociologie : | # Fago-Quercetum Tüxen 1955 |
| Niveaux supérieurs : | G / G1 / G1.8 |
Chênaies, chênaies à hêtre ou à bouleau, acidophiles, vicariantes des chênaies acidophiles médio-européennes non thermophiles (G1.87a). Habitat à définition stationnelle assez large, occupant une grande gamme de sols siliceux à l'exception des podzols les plus oligotrophes et des sols très hydromorphes, ces deux types de station correspondant davantage à la chênaie pédonculée à bouleau, G1.81). La chênaie acidophile atlantique peut être divisée en deux-grands types :
- des chênaies appartenant au métaclimax des variantes pauvres des chênaies-hêtraies acidophiles atlantiques (auquel apartient également l'unité G1.62) ; il s'agit alors d'habitats repris, au même titre que les unités G1.62 et G1.A1ab, à l'annexe I de la Directive Habitats sous le code 9120 ;
- des chênaies climaciques sur sols schisteux ou schisto-gréseux très superficiels, acides et secs, beaucoup plus rares.
Le peuplement est dominé par les chênes sessile et/ou pédonculé, éventuellement accompagnés du hêtre. La strate arbustive contient fréquemment le sorbier des oiseleurs et la bourdaine, et il n'est pas rare d'y retrouver le houx. A l'exception du groupe de l'anémone, parfois présent, la végétation herbacée est acidophile ou acidocline : groupes de la germandrée et de la myrtille, accompagnés des groupes de la fougère femelle, des dryopteris et de la molinie dans les variantes plus humides. Cette unité, comme l'unité G1.81, avec laquelle elle peut former des habitats intermédiaires sur les sols à tendance podzolique, présente des faciès à sous-bois de fougère-aigle ou de ronce.
Habitat occupant les substrats oligotrophes, dans le domaine atlantique
Peuplements dominés par les chênes sessile et/ou pédonculé, souvent accompagnés par la hêtre et/ou le bouleau, dont la flore herbacée se caractérise par une dominante acidophile ou acidocline, et peut présenter des faciès à sous-bois de fougère-aigle ou de ronce.
- Chênaies pédonculées à bouleau (G1.81) : Forêts mélangées à bouleau et chêne, ayant une végétation assez proche de celle des variantes humides ou très pauvres des chênaies acidophiles, mais occupant des sols franchement podzoliques et/ou hydromorphes et étant de ce fait climaciques. La distinction doit donc se faire essentiellement sur une base pédologique, mais les variantes les plus humides et les plus pauvres des chênaies acidophiles constituent un habitat de transition vers les chênaies pédonculées à bouleau.
- Chênaies acidophiles médio-européennes (G1.87) : Forêts acidophiles présentant une flore essentiellement identique à celle des chênaies acidophiles atlantiques, mais dans le domaine médio-européen. Les chênaies acidophiles de la zone de transition entre les domaines atlantique et médio-européen présentent donc un caractère intermédiaire. La présence du groupe de la luzule blanche peut confirmer le caractère continental d'une chênaie, mais son absence ne permet a contrario pas d'en déduire le caractère atlantique.
- Variantes pauvres des chênaies-charmaies acidoclines atlantiques (G1.A1a) : Chênaies ou chênaies-charmaies ayant, dans leurs variantes les plus pauvres, une flore assez proche de celle des variantes riches des chênaies acidophiles atlantiques (groupes de la germandrée, de la myrtille, de l'anémone), mais se distinguant par la présence de groupes à caractère plus riche, comme celui de la stellaire holostée, voire celui du lamier. Il est néanmoins évident que les chênaies-charmaies acidoclines et les chênaies acidophiles forment un continuum et que des habitats intermédiaires entre ces deux unités existent.
| Code | Nom résumé WalEUNIS | Commentaires |
|---|---|---|
| G1.81 | Chênaies pédonculées à bouleau | |
| G1.87 | Chênaies acidophiles médio-européennes | |
| G1.87a | Chênaies acidophiles médio-européennes non thermophiles | |
| G1.A1a | Chênaies-charmaies atlantiques acidoclines |
Espèces les plus fréquentes :
- ligneux : Quercus petraea, Quercus robur, Fagus sylvatica, Betula pendula, Sorbus aucuparia, Frangula alnus
- herbacées : Vaccinium myrtillus, Pteridium aquilinum, Deschampsia flexuosa, Lonicera periclymenum, Teucrium scorodonia, Molinia caerulea, Carex pilulifera, Dicranella heteromalla, Rubus fruticosus
- espèces différentielles des variantes plus humides, tendant vers l'unité G1.81 : Blechnum spicant, Dryopteris carthusiana, Dryopteris dilatata, Luzula sylvatica, Athyrium filix-femina
- espèces différentielles des variantes plus sèches : Leucobryum glaucum
Groupes :
- les mieux représentés : germandrée, myrtille
- autres groupes bien représentés : molinie, anémone
- groupes différentiels des variantes plus humides : dryopteris, fougère femelle
| Relation | Code | Nom Natura 2000 | Commentaires |
|---|---|---|---|
| #recouvrement partiel | 9120 | Hêtraies acidophiles atlantiques Houx et If |
Gestion forestière favorisant le chêne et sa régénération, surtout si les conditions abiotiques sont favorables au hêtre.
- Eutrophisation
- Enrésinement ou transformation en peuplements exotiques feuillus (châtaignierc chêne rouge…)
- Forte pression touristique (forêts péri-urbaines)
- Passage d'engins provoquant un tassement du sol lors de l'exploitation forestière
- Morcellement par pression démographique
- Installation d'espèces invasives ([Prunus serotina], [Quercus rubra], [Castanea sativa]…)
ZDF
SOUGNEZ (1974)
NOIRFALISE (1984)
COMMISSION EUROPEENNE (1999)
DEVILLERS (2001)
DURWAEL ET AL. (2000)
Lionel WIBAIL



