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LIFE Vallées ardennaises

 
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BE33022 La Gileppe (1 173,731 ha)

Le site, centré autour du lac et du ruisseau de la Gileppe, couvre une part importante du massif forestier de l'Hertogenwald occidental.

La hêtraie acidophile médio-européenne (9110) y est très bien représentée. Dans les fonds de vallées de plusieurs ruisseaux, on rencontre de petites aulnaies marécageuses et oligotrophes à sphaignes, des petites zones de boulaies tourbeuses (91D0*) ainsi que des aulnaies-frênaies riveraines (91E0*). Quelques érablières de pente (9180*) ponctuent les versants instables. La chênaie pédonculée à bouleau (9190) occupe des sols très humides à mesure que l'on s'approche du plateau des Hautes-Fagnes. 9110, 9180* et 91E0* sont localisés sur les cartes. La présence d'oiseaux typiques des grands massifs forestiers feuillus tel que la Cigogne noire ( Ciconia nigra ), la Bondrée apivore ( Pernis apivorus ), les pics noir, mar et cendré (à rechercher) ( Dryocopus martius, Dendrocopos medius, Picus canus ) souligne l'intérêt de ces milieux. Les milieux ouverts d'intérêt communautaire sont notamment représentés par des petites superficies de landes tourbeuses (4010) et de mégaphorbiaies rivulaires à reine des prés (6430). Au niveau des cours d'eau, les espèces d'intérêt communautaire sont également représentées par le Martin-pêcheur ( Alcedo atthis ) et le Chabot ( Cottus sp .). Les espèces d'intérêt communautaire sont également représentées par le Grand murin ( Myotis myotis ), le Murin des marais ( M. dasycneme ) et le Murin de Bechstein ( Myotis bechsteinii ). Dans deux étangs privés, proches des sources des ruisseaux du Gélonru et du Louba, subsiste une population de 200 à 400 individus d'Ecrevisses à pieds rouges ( Astacus astacus ).

La végétation le long de la vallée comporte, au Pont Noir, hêtraie acidophile, des espèces abondantes comme Vaccinium myrtillus et Molinia caerulea. De belles accumulations de fougères occupent le pied des versants très ombragés. Comme ailleurs dans l'Hertogenwald, ce sont des pessières, des hêtraies ou hêtraies chênaies qui occupent la banquette alluviale. Dans les zones déprimées peuvent s'établir des fragments d'aulnaies. Les bras temporaires hébergent Glyceria fluitans et Juncus bulbosus et quelques rares aulnes et érables sycomores. Quelques buissons de Frangula alnus, Viburnum opulus, Corylus avellana sont épars le long des berges. En aval, non loin du lac, au pied du versant exposé au sud, un suintement montre une aulnaie fragmentaire riche en Carex pendula, C. remota, Scutellaria minor, Valeriana repens, Cardamine amara, Stellaria alsine, Callitriche sp., etc. Plus en aval encore, une boulaie rassemble Calamagrostis arundinacea, Vaccinium myrtillus, Deschampsia cespitosa, D. flexuosa, Luzula luzuloides, Agrostis capillaris, Teucrium scorodonia, Convallaria majalis, Maianthemum bifolium, Polygonatum verticillatum.

Au nord-ouest du site, dans la carrière du bois de la Borchêne, d'environ 12 ha abonde Pyrola minor.

Le site BE33022 comprend des surfaces significatives de hêtraies acidophiles (9110 – 250 ha), quelques forêts alluviales (91E0* – 1 ha) et forêts de pente (9180* – 1 ha). Malgré cela, de nombreuses parcelles ont été enrésinées (30 ha de résineux sur pentes fortes, 26 ha sur sols alluviaux). Le site possède donc un bon potentiel de restauration de ces habitats. En outre, des détections récentes attestent la présence du Grand murin ( Myotis myotis ), du Murin des marais ( M. dasycneme ) et du Murin de Bechstein ( Myotis bechsteinii ).

Dans la majorité du site (79%) les habitats ciblés se trouvent en propriété domaniale. La proportion de terrains privés couvrant tout de même 207 ha, les propriétaires concernés seront démarchés, en vue d'acheter des parcelles (action B1) ou de signer des conventions trentenaires.

Les actions qui sont visées dans ce site sont :

  • C1 : restauration des forêts naturelles via l'élimination des semis

  • C2 : nettoyage des coupes

  • C3 : plantations de feuillus indigènes et protections

  • C4 : restauration du lit majeur

  • C5 : lutte contre les exotiques envahissantes

  • C7 : 1617 mètres potentiels de linéaire pour des aménagements du lit mineur

  • C10 : pose de gîtes artificiels en forêt et aménagement d'ouvrages d'art en faveur des chauves-souris (10 infrastructures potentielles)

  • B3 : abandon de la sylviculture résineuse