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LIFE Vallées ardennaises

 
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BE34013 Haute vallée de l'Aisne (1858, 904 ha)

Le site correspond au parcours de la Haute vallée de l'Aisne entre Odeigne et Amonines et englobe un important massif forestier à l'est d'Amonines (Bois du Pays, de Wihogne et de Dochamps).

La Cigogne noire (Ciconia nigra) et d'autres espèces forestières comme les Pics noir et mar (Dryocopus martius, Dendrocopos medius) sont présentes, tout comme la Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio) dans les prairies de fauche et le Martin-pêcheur (Alcedo atthis) le long de l'Aisne.

Le paysage est caractéristique des plateaux ardennais en bordure du plateau des Tailles, avec des hêtraies à Luzule blanche (9110), des aulnaies riveraines (91E0*), des nardaies et des prairies humides bien représentées. Des milieux faiblement tourbeux et des fragments d'aulnaies marécageuses et oligotrophes à sphaignes sont également présents.

Les espèces d'intérêt communautaire sont également représentées par le Murin de Daubenton (Myotis daubentonii), le Castor (Castor fiber), la Grande aigrette (Casmerodius alba), la Petite lamproie (Lampetra planeri) et le Chabot (Cottus sp.).

Le Bois du Pays couvre une série de collines de l'Ardenne septentrionale. L'altitude décroît progressivement de 520 m à l'est, à 300 m à l'ouest. La limite méridionale du domaine aboutit à la vallée de l'Aisne dont les versants abrupts de la rive droite sont exposés principalement au sud, tandis que les vallons latéraux montrent de fortes pentes d'exposition nord-ouest et sud-est dans le Sansinri et nord-est ou sud-ouest dans le ruisseau de Sadzot ; l'exposition nord n'est représentée que dans la partie septentrionale, près du hameau de Sadzot. Voici une description détaillée de la végétation du Bois du Pays, qui constitue un massif forestier remarquable tant sur le plan paysager qu'aux niveaux phytosociologique, botanique ou encore faunistique. On y observe : la hêtraie submontagnarde à luzule riche en Luzula luzuloides, Polygonatum multiflorum, Polygonatum verticillatum, Anemone nemorosa, Poa nemoralis, Moehringia trinervia et Ilex aquifolium ; la chênaie à charme à Stellaria holostea, Potentilla sterilis, Brachypodium sylvaticum, Stachys sylvatica, Geum urbanum, ... ; la chênaie sessiliflore acidophile à bouleau à Vaccinium myrtillus, Deschampsia cespitosa, Pteridium aquilinum, ... incluant une variante humide à Molinia caerulea ; l'aulnaie-frênaie à Stellaria nemorum ; l'aulnaie rivulaire à Carex laevigata, Carex pendula, Carex remota, Carex sylvatica, ... ; l'aulnaie oligotrophe à sphaignes; la lande à callune, présente sous forme de fragments, surtout le long des chemins et dans les coupes et clairières; la sarothamnaie à Cytisus scoparius, dans laquelle prospère localement son parasite, Orobanche rapum-genistae. Des plantations de résineux (épicéas et pins sylvestres principalement) occupent environ la moitié du massif.

Le site comprend des surfaces significatives de hêtraies acidophiles (9110 – 250 ha) et des forêts alluviales (91E0* – 38 ha). Malgré cela, de nombreuses parcelles ont été enrésinées (54 ha de résineux sur pentes fortes, 64 ha sur sols alluviaux). Le site possède donc un excellent potentiel de restauration de ces habitats.

Les 976 ha de terrains privés seront passés en revue afin de démarcher les propriétaires concernés par des habitats ciblés par le projet, en vue d'acheter des parcelles (action B1) ou de signer des conventions trentenaires (action B2). Pour les 567 ha des communes de Manhay et d'Erezée, un accord de principe a été donné pour la participation au projet LIFE. Au sein de ces propriétés communales, dans les 18 ha de réserves forestières intégrales, le travail de restauration pourra y être envisagé sans devoir négocier. Enfin, les habitats ciblés se trouvant en propriété domaniale ne nécessiteront de concertation qu'avec le DNF local (SPWARNE), bénéficiaire coordinateur du projet, ce qui devrait faciliter la mise en place de travaux de restauration.

Les actions qui sont visées dans ce site sont :

  • C1 : restauration des forêts naturelles via l'élimination des semis

  • C2 : nettoyage des coupes,

  • C3 : plantations de feuillus indigènes et protections

  • C4 : restauration du lit majeur

  • C5 : lutte contre les exotiques envahissantes

  • C6 : pour la libre circulation de la faune aquatique, 4 levées d'obstacles potentielles ; 2 sur l'Aisne, 1 sur l'Estinale, 1 sur la Lue

  • C7 : 6023 mètres potentiels de linéaire pour des aménagements du lit mineur

  • C8 : 1 aménagement potentiel de gué forestier sur l'Aisne ;

  • C10 : pose de gîtes artificiels en forêt et aménagement d'ouvrages d'art en faveur des chauves-souris (12 infrastructures potentielles)

  • B3 : abandon de la sylviculture résineuse