Des analyses réalisées en 2025 par le SPW et l’Université de Liège ont permis d’améliorer les connaissances sur la présence, en Wallonie, d’un parasite intestinal du raton laveur préoccupant pour la santé humaine, identifié pour la première fois en 2023 : Baylisascaris procyonis.
L’étude réalisée sur près de 500 ratons laveurs en 2025 a confirmé que 1 raton sur 5 (21 %) était porteur. Des cas positifs ont été détectés dans au moins 26 communes (en orange sur la carte), principalement dans les provinces de Liège et de Luxembourg, avec une prévalence particulièrement élevée en Lorraine.
Attention à l’interprétation des absences
Baylisascaris procyonis a été confirmé dans 26 communes, tandis que sa présence dans les autres communes wallonnes demeure encore inconnue. Certaines communes ne semblent pas ou peu concernées par la présence du raton et peuvent être considérées comme indemnes à ce stade. À l’inverse, d’autres communes ont fait l’objet d’un échantillonnage plus intensif, avec l’analyse de plusieurs dizaines d’individus par commune. Dès lors, la carte de distribution doit être interprétée avec prudence : elle met en évidence les zones où le parasite a été détecté, sans pour autant refléter son absence ailleurs. Ces résultats constituent ainsi une première cartographie indicative, appelée à se préciser et à s’enrichir au fil des prochaines campagnes d’échantillonnage.
Pourquoi cette étude est-elle importante pour notre santé ?
Le parasite Baylisascaris procyonis produit des œufs microscopiques qui sont rejetés dans les excréments des ratons laveurs. Un ratons laveur infesté peut excréter plus d’un million d’œufs par jour. Les ratons laveurs en liberté défèquent habituellement toujours aux mêmes endroits, aussi appelés « latrines », où les œufs de B. procyonis peuvent s’accumuler. Très résistants, ces œufs peuvent survivre pendant plusieurs années dans l’environnement (sol, eau…).
La principale voie de contamination est l’ingestion accidentelle de terre ou de substrat souillé par des matières fécales de ces animaux. Chez l’être humain, la contamination est rare, mais elle peut entraîner des complications graves, notamment neurologiques. Les enfants sont les plus à risque en raison de leurs comportements favorisant l’ingestion de particules de terre ou d’objets souillés. Les chiens peuvent également être infestés et excréter des œufs dans leurs matières fécales.
Comment limiter les risques ?

La meilleure prévention consiste à éviter tout contact avec les sources de contamination et à limiter la présence des ratons laveurs dans les zones fréquentées :
- Ne touchez jamais les excréments de raton laveur et évitez tout contact direct avec ces animaux ;
- Ne nourrissez pas les ratons laveurs et gardez les poubelles fermées ;
- Couvrez les bacs à sable ;
- Lavez-vous les mains après avoir joué ou travaillé à l'extérieur, cela aidera à prévenir l'infection ;
- Lavez soigneusement les fruits et légumes du jardin ;
- Tenez les chiens en laisse dans les milieux forestiers et consultez votre vétérinaire pour déterminer la meilleure prévention anti-parasitaire.
En savoir plus
- Etude complète sur Baylisascaris procyonis 2025 (Service de santé et de pathologies de la faune sauvage, ULiège)
- Fiche descriptive de la Baylisascariose
- Rapports annuels de la convention de recherche (ULiège)
- Cohabiter avec le raton laveur
