Contexte et objectifs des concertations

Dans le cadre de la mise en œuvre du règlement européen sur la restauration de la nature (NRL), une phase de concertation est engagée afin d’associer les parties prenantes concernées à la réflexion. Cette démarche vise à nourrir l’élaboration du futur plan wallon de restauration en tenant compte des réalités du territoire, des enjeux sectoriels et des attentes des acteurs concernés. Elle s’inscrit dans une volonté de construire une approche partagée, éclairée et adaptée au contexte wallon.

Principes de la démarche 

La concertation repose sur une approche structurée et transparente. Elle vise à favoriser l’expression de points de vue diversifiés, à croiser les expertises techniques et de terrain, et à identifier de manière collective les principaux enjeux liés à la mise en œuvre du règlement. Il s’agit de recueillir des éléments de réflexion, des préoccupations et des propositions susceptibles d’alimenter les travaux en cours.

La concertation repose sur l’implication des parties prenantes concernées par les enjeux du Plan de restauration de la nature. Celles-ci sont entendues comme l’ensemble des acteurs dont les activités, les missions, les responsabilités ou les intérêts sont susceptibles d’être concernés, directement ou indirectement, par les objectifs et les mesures du règlement sur la restauration de la nature.

La démarche vise à associer ces acteurs de manière équilibrée et représentative, afin de garantir que les réflexions engagées tiennent compte à la fois des enjeux écologiques, des réalités socio économiques et des contraintes territoriales.

Accompagnement méthodologique dédié

Afin de garantir la qualité de la démarche de concertation et la cohérence de son déroulement, le Service public de Wallonie s’appuie sur l’expertise d’Espace Environnement ASBL, qui accompagne le processus sur le plan méthodologique. Cet accompagnement porte tant sur la conception de la démarche de concertation que sur le déroulement des séances de travail, dans une logique de neutralité des échanges, de clarté des objectifs et d’efficacité collective.

Ce travail conjoint vise à structurer la concertation comme un processus progressif, permettant aux parties prenantes de s’approprier les enjeux, de disposer d’un socle d’information commun et de contribuer de manière éclairée aux réflexions engagées.

Démarche structurée en plusieurs étapes

La concertation se déploie selon une approche progressive, articulée en plusieurs étapes complémentaires. Elle a été initiée en 2025, avec l’organisation de la Journée d'échanges des parties-prenantes et des acteurs de terrain (13 novembre 2025)

Dans le prolongement de cette rencontre, par thématique, des séances de présentation des documents de travail seront progressivement planifiées. Ces séances s’inscrivent dans une logique progressive et complémentaire. Là où la journée du 13 novembre visait à partager un cadre commun et à lancer la dynamique collective, les ateliers thématiques proposés ici, ont pour objectif d’approfondir les contenus, de présenter de manière structurée les études et supports de travail, et de permettre aux participants de se les approprier. 

Ces temps d’information constituent un préalable essentiel aux travaux de concertation. Ils permettent de clarifier les attentes et de préparer les échanges à venir au sein des groupes de travail thématiques.

Agenda des séances (réunions fixées à ce stade) 

  • 27/04/2026 : Thématique « Population de pollinisateurs » et « écosystèmes agricoles » 

Présentation des résultats de l’étude réalisée par SYTRA, limités au contexte agricole et présentation du Premier travail de définition des actions importantes, faisables et nécessaires pour atteindre les objectifs du règlement en ce qui concerne les trois indicateurs agricoles.

Les étapes de concertation suivantes reposent sur l’organisation de réunions de concertation en présentiel, portant donc sur l’analyse, la discussion et la priorisation des mesures envisagées dans le cadre du Plan wallon de restauration de la nature. Elles viseront à en analyser le contenu, à en discuter les implications et, le cas échéant, à co-construire des propositions d’évolution ou de nouvelles mesures, en lien avec les objectifs opérationnels définis par le règlement européen sur la restauration de la nature.

Principes de sélection des parties prenantes

La constitution des groupes de concertation s’appuie sur une méthode de caractérisation des parties prenantes fondée sur plusieurs critères complémentaires, utilisés comme grilles de lecture fonctionnelles.
Les parties prenantes sont analysées au regard :

  • de leur rôle ou fonction systémique en Wallonie ;
  • de leur degré d’impact face au Plan de restauration de la nature ;
  • de leur couverture territoriale ;
  • de leur capacité à représenter un collectif ou un secteur.

Il est reconnu qu’une même organisation peut cumuler plusieurs rôles. Cette pluralité constitue une richesse pour la concertation. Néanmoins, afin de garantir l’équilibre des échanges et l’efficacité des travaux, un rattachement principal est défini pour chaque partie prenante, en fonction de son rôle dominant au regard de la thématique abordée et de la contribution attendue.

Constitution des groupes de concertation

Pour chaque thématique du Plan de restauration de la nature, un groupe de concertation spécifique est constitué. La méthode retenue vise à garantir :

  • la représentativité des enjeux, en associant des acteurs couvrant l’ensemble des dimensions concernées ;
  • un équilibre entre catégories d’acteurs, afin d’éviter toute surreprésentation d’un intérêt particulier ;
  • la complémentarité des expertises, en réunissant des profils scientifiques, techniques, opérationnels et de terrain ;
  • une taille volontairement limitée des groupes, afin de favoriser des échanges de qualité et une réelle capacité de travail collectif.

Les organisations identifiées comme parties prenantes sont regroupées par thématiques. La composition finale des groupes thématiques est arrêtée conformément à la méthodologie définie et validée par Madame la Ministre Anne-Catherine DALCQ, dans un souci de cohérence d’ensemble, d’équilibre des représentations et d’efficacité du processus de concertation.

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