Tous les 6 ans, les états membres de l’Union européenne doivent rassembler des informations sur l’état de conservation des espèces d’intérêt communautaire. Ce rapport est prévu à l’article 17 de la Directive Habitats (Directive 92/43/CEE). Il permet en outre d'identifier l’incidence des mesures prises pour "assurer le maintien ou, le cas échéant, le rétablissement, dans un état de conservation favorable, des types d'habitats naturels et des habitats d'espèces concernés dans leur aire de répartition naturelle." (Article 2 de la Directive).

L’exercice doit être mené sur l’ensemble des espèces animales et végétales reprises à l’annexe II, IV et V de la Directive Habitats (Espèces d’intérêt communautaire).

Le rapport détaille l’état de conservation de chaque espèce d’intérêt communautaire présente sur le territoire national, dans chacune des régions biogéographiques. Celles-ci sont, pour la Belgique, les régions atlantique et continentale, séparées par le sillon Sambre-et-Meuse, et la région marine atlantique. Le rapport transmis à la Commission Européenne est un rapport belge, qui intègre, pour la région atlantique, les résultats des suivis réalisés par la Flandre, la Wallonie et Bruxelles, et pour la région continentale, les résultats du suivi wallon, intégrant l’information flamande pour les Fourons.

Les résultats présentés sur cette page sont les résultats du suivi pour la Wallonie uniquement, pour la période 2019-2024.

 Pour chaque espèce présente dans chaque région biogéographique wallonne, sont présentés la cote finale de l’état de conservation et sa tendance (sur les 12 dernières années). Cette cote et cette tendance sont la synthèse d’analyses plus fines sur 4 paramètres :

  • l’aire de répartition (= range) qui est l’enveloppe extérieure de la distribution géographique de l’espèce,
  • la population qui reprend les effectifs estimés selon les taxons en nombre d’individus, en carrés de 1x1km ou dans une autre unité imposée par la Commission. La cote est attribuée en fonction de la différence estimée par rapport à la population de référence.
  • l’habitat d’espèce qui doit être suffisamment grand et suffisamment qualitatif pour assurer la survie à long terme de l’espèce sur le territoire,
  • Les perspectives futures (à 12 ans) qui intègrent les pressions actuelles et futurs subies par l’espèce et les mesures de conservation qui lui sont favorables.

Le type de présentation et l’attribution des cotes et tendances répondent aux lignes directrices de rapportage établies par la Commission Européenne - qui établissent notamment les règles pour atteindre un état favorable, inadéquat ou mauvais, ainsi que les règles d’agrégation des différents paramètres pour obtenir l’état de conservation final.