La santé des espèces sauvages constitue un véritable baromètre de l’état de nos écosystèmes. Lorsqu’une maladie touche la faune, c’est tout un équilibre naturel qui peut vaciller : des populations s’affaiblissent, des équilibres naturels se dérèglent et, à terme, la biodiversité s’appauvrit. En surveillant ces menaces, nous agissons concrètement pour protéger la vitalité du vivant — une richesse dont notre propre avenir dépend.

Un impact direct sur la santé humaine

La santé animale et la santé humaine sont étroitement liées. Certaines maladies peuvent se transmettre à l’homme (zoonoses), comme la grippe aviaire ou la rage. Anticiper ces risques est crucial pour prévenir des crises sanitaires et protéger la santé publique. Cette vision globale s’inscrit pleinement dans l’approche One Health, qui considère la santé humaine, la santé animale et la santé des écosystèmes comme indissociables.

Quelles maladies sont étudiées ?

En collaboration avec des Universitaire et des Institutions fédérales, les équipes du Service Public de Wallonie suivent l’évolution de pathologies et pathogènes majeurs, parmi lesquels :

  • Grippe aviaire – Risque de mortalités massives chez les oiseaux, avec un impact majeur sur les élevages et la faune sauvage. De plus transmission possible à l’homme.
  • Peste porcine africaine – Hautement contagieuse, avec un impact énorme sur les populations de sangliers et les porcs domestiques
  • Bsal – champignon hautement pathogène qui représente une menace majeure pour la biodiversité des amphibiens
  • Tuberculose – rôle de réservoir de certaines espèces sauvages (cerfs, sangliers, blaireaux)
  • Aujeszky – portage asymptomatique par le sanglier et infection fatale pour le chien
  • Virus de la fièvre catarrhale ovine et virus de la maladie hémorragique épizootique – atteinte principalement des ruminants domestiques et potentiellement des cervidés
  • Usutu et fièvre du Nil occidental (West Nile) – pathogènes des oiseaux, transmis potentiellement à l’homme et à d’autres mammifères (WN : chevaux )
  • Echinococcus multilocularis –parasite intestinal affectant principalement le renard ; chez l’homme, maladie rare mais très sévère

Pourquoi ce monitoring ?

Notre objectif est de détecter précocement les maladies, comprendre leur dynamique et mettre en place des mesures de prévention. Cette surveillance contribue à la protection de la biodiversité, à la sécurité sanitaire et à la recherche scientifique.

Vous avez découvert un animal blessé ou mort ?

Contactez le CREAVES (Centre de Revalidation des Espèces Animales Vivant à l'Etat Sauvage) le plus proche. La manipulation d’animaux sauvages nécessite une grande prudence. Ne touchez jamais un animal malade, affaibli ou mort avec vos mains nues : portez toujours des gants et, si possible, un masque afin de réduire les risques de transmission de maladies. Lavez-vous soigneusement les mains et désinfectez-les avec un gel hydroalcoolique.

Contact

Pour toute question concernant la santé de la faune, écrivez à sante.faune@spw.wallonie.be ou au Service Faune Sauvage, avenue Maréchal Juin 23, 5030 Gembloux.

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