Hantavirose
L’hantavirose est une maladie virale transmise à l’homme par inhalation de particules contaminées provenant des excréments de rongeurs, notamment le campagnol. En Europe, elle provoque généralement une forme avec atteinte rénale, débutant par des symptômes grippaux pouvant évoluer vers des complications plus sévères. La prévention repose surtout sur la limitation des contacts avec les rongeurs et leurs déjections dans les environnements à risque.

© Christian Schulz
Fiche d'identité de la maladie
Quel est l’agent responsable de l’hantavirose ?
Les hantavirus sont des virus à ARN, qui survivent dans l'environnement pendant 12 à 15 jours. Ils sont sensibles à la dessication et inactivés par la chaleur.
Il en existe des dizaines de variantes, et l'hantavirus le plus répandu en Europe est le Puumala. Il est répandu sur la majeure partie du continent, à l'exception du Royaume-Uni, des régions côtières méditerranéennes et des régions les plus septentrionales.
Quels sont les animaux réservoirs ?
Les hôtes naturels des hantavirus sont des rongeurs. Le Puumala a comme réservoir animal le campagnol roussâtre (Clethrionomys glareolus), qui est donc le principal réservoir d’hantavirus en Belgique.
Les rongeurs présentent une infection inapparente mais ils excrètent des hantavirus dans l'urine, les matières fécales et la salive. Ils peuvent excréter le virus pendant toute leur vie.
On retrouve le campagnol roussâtre dans les bois de feuillus, les broussailles, aux lisières forestières, dans les parcs, et parfois dans les maisons en hiver.
Les personnes exposées sont celles habitant en forêt ou à proximité, ainsi que les professionnels du bois et les personnes travaillant en forêt et en milieu agricole.
© Christian Schulz
Comment se transmet l’hantavirose ?
On peut être infecté par l’hantavirus en entrant en contact avec les excréments, l’urine ou la salive des rongeurs.
La contamination se fait presque exclusivement par voie respiratoire, notamment par l’inhalation de virus en suspension dans l’air ( par exemple des poussières contaminées par des rongeurs).
Moins fréquemment, la contamination peut s'opérer via une morsure de rongeur, par contact direct avec des matières infectieuses via des plaies ouvertes ou des muqueuses (œil, bouche), ou encore via la consommation d'aliments contaminés.
Il n'y a pas de contamination d'homme à homme en Europe.
Il est à noter que cette possibilité de transmission interhumaine existe avec le variant des Andes, qui a défrayé l’actualité en mai 2026 de par sa présence sur un navire de croisière, sans doute suite à des contacts en Amérique du Sud.
Quels sont les symptômes ?
Une période d'incubation moyenne de 2 à 4 semaines est observée (jusqu'à 6 semaines).
En Europe, les hantavirus provoquent chez l'homme, la fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR).
La maladie peut se manifester sous forme bénigne (le plus fréquent), modérée ou grave :
- Dans les formes bénignes et modérées, l'infection est souvent asymptomatique.
- Dans les formes graves, elle peut entraîner une insuffisance rénale ou des tendances hémorragiques qui nécessitent une hospitalisation et entraînent parfois le décès.
En Belgique, le sérotype Puumala entraîne généralement une forme clinique atténuée, avec une fièvre aiguë, des maux de tête et des malaises. L'atteinte au niveau des reins (néphropathie épidémique) présente une évolution moins sévère et rarement hémorragique.
La plupart des patients se rétablissent en 2 à 3 semaines, et les anticorps leur procurent une protection à vie.
Cette maladie est-elle fréquente dans le monde ?
Il existe plus de 20 espèces virales dans le genre hantavirus, avec une distribution géographique différente, et chaque hantavirus est associé à une espèce hôte spécifique de rongeur ou un groupe d'espèces hôtes étroitement apparentées. Les hantavirus sont de virulence variable envers l'homme et peuvent provoquer des tableaux cliniques différents : en Amérique, ils sont responsables de la fièvre hémorragique avec Syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH) . En Europe, en Asie et en Afrique, ils sont responsables de la fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR).
En Europe, l'hantavirus le plus répandu est le Puumala, transmis par le campagnol roussâtre. Trois autres hantavirus sont transmis par le mulot à collier et le mulot rayé, le rat et le campagnol commun.
La maladie est-elle fréquente en Belgique ?
L'incidence de l'hantavirose est limitée en Belgique. Le nombre de cas annuels varie entre 20 et 200. L’année 2023 a été qualifiée d’épidémique en Belgique avec 144 cas confirmés, pour 87 cas rapportés en 2022.
On observe une évolution cyclique du nombre de cas en Belgique et en Europe, avec des pics tous les 2 à 4 ans. L'incidence du nombre de cas est liée aux conditions climatiques et aux modifications de l'environnement qui ont un impact, à la fois sur la survie du virus ainsi que sur les ressources alimentaires disponibles pour les rongeurs (semis de chênes et de hêtres) et par conséquent sur leur reproduction et donc leur densité. Vu l’effet positif d’un climat plus chaud sur la disponibilité en nourriture, on peut s’attendre à ce que le changement climatique influence à la hausse le nombre de cas d’hantavirose en Belgique.
Le nombre de cas rapportés est plus élevé au sud du pays, et particulièrement à la frontière française des provinces du Hainaut et du Luxembourg, qui sont des zones endémiques à hantavirus.


Source : Rapport de Sciensano "Surveillance épidémiologique de l’hantavirose Orthohantavirus spp. - 2023"

Source : Etat de l'Environnement wallon
Comment la maladie affecte-t-elle l'homme et l'animal ?
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Espèces hôtes :
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Activités professionnelles à risque :
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Transmission et cycle |
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Mesures de prévention |
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Lutte contre la présence de rongeurs :
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Quel est le cycle de la maladie?
