Encoder une observation

La fièvre du Nil occidental est une maladie virale émergente transmise par la piqûre de moustiques. Le virus circule principalement entre oiseaux sauvages, mais peut accidentellement infecter l’être humain et le cheval. Chez l'homme, l'infection est en général asymptomatique, dans certains cas, elle se manifeste par un syndrome grippal léger, et évolue rarement vers une forme neurologique sévère. Chez l'animal, les oiseaux et les chevaux peuvent développer des troubles neurologiques parfois mortels. Détecté pour la première fois en Flandres en 2025 puis en Wallonie en juillet 2026, le virus reste rare mais fait l'objet d'une surveillance renforcée, dans un contexte de progression plus large en Europe ces dernières années. La prévention repose donc sur la réduction des piqûres de moustiques.

Cette fiche est informative et ne remplace pas un avis médical ou vétérinaire.

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Mots clés : Virus (agent pathogène) – Moustiques (vecteur) – Oiseaux (réservoirs) – Chevaux et humains (zoonose) – Piqûres de moustiques (prévention)

Questions fréquemment posées

Quel est l'agent responsable ?

La fièvre du Nil occidental est une maladie causée par un virus, le virus du Nil occidental (VNO), transporté par des moustiques. On l'appelle aussi « West Nile virus ». Le virus a été découvert en 1937 en Ouganda, dans la région du Nil occidental, d'où son nom. Ce virus touche avant tout les oiseaux, mais il peut aussi infecter des mammifères, dont l'homme et le cheval, qui sont les deux espèces les plus susceptibles de tomber malades. En Europe, il s'agit d'une maladie à déclaration obligatoire chez les chevaux et les oiseaux.

Quel est l'animal vecteur ?

Le virus est transporté par des moustiques, principalement du genre Culex, actifs surtout au crépuscule et la nuit. Selon les espèces, ces moustiques sont actifs du printemps à l'automne, avec une période à risque qui peut s'étendre de mars à novembre en Europe.

Quels sont les animaux réservoirs ?

Une fois infectés, certains oiseaux développent une grande quantité de virus dans leur sang, suffisante pour contaminer les moustiques qui les piquent : on les appelle des hôtes « amplificateurs ». Les oiseaux migrateurs jouent aussi un rôle en faisant voyager le virus entre les continents.

La plupart des oiseaux infectés ne tombent pas malades. Mais certaines espèces y sont plus sensibles, en particulier les corvidés (corbeaux, corneilles, pies) et les rapaces, chez qui l'infection peut provoquer fatigue, amaigrissement et troubles neurologiques (paralysie, incoordination), parfois mortels.

Comment se transmet la maladie ?

Un moustique s'infecte en piquant un oiseau porteur du virus, puis peut le transmettre à d'autres oiseaux, ou accidentellement à un mammifère comme l'homme ou le cheval, lors d'une piqûre.

La transmission passe donc toujours par la piqûre d'un moustique infecté. Elle ne se fait jamais directement d'un oiseau à une personne, ni d'une personne à une autre par un contact ordinaire. Chez l'homme et le cheval, la quantité de virus dans le sang reste trop faible pour recontaminer un moustique : ce sont des « culs-de-sac » pour le virus, qui n'y trouve pas de suite pour son cycle de transmission.

D'autres voies de contamination existent mais restent exceptionnelles, comme la transfusion sanguine. À ce jour, aucune transmission directe entre personnes n'a été rapportée dans la vie courante.

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Quels sont les symptômes ?

Chez les oiseaux :

  • Les signes restent peu spécifiques : abattement, perte d'appétit, troubles nerveux, incapacité à voler, parfois mort subite.  
  • Les corvidés développent plus souvent des formes neurologiques graves. 

Chez les chevaux :

  • L'infection est le plus souvent sans symptôme.
  • Quand la maladie se déclare, elle va d'un simple épisode fiévreux à une atteinte neurologique sévère, voire mortelle.

Chez l'homme :

  • Incubation de 2 à 6 jours (jusqu'à 21 jours en cas d'immunodépression). 
  • Environ 80 % des personnes infectées ne présentent aucun symptôme.
  • Quand la maladie se déclare, elle ressemble souvent à une grippe légère : fièvre, maux de tête, fatigue, douleurs musculaires, parfois éruption cutanée ou troubles digestifs.
  • Moins de 1 % des cas évoluent vers une forme grave touchant le système nerveux, pouvant laisser des séquelles ou, rarement, être mortelle. Les personnes âgées ou immunodéprimées sont les plus à risque.

Fréquente en Belgique ?

Il s'agit d'une maladie émergente sur notre territoire. Le virus y a été détecté pour la première fois en 2025, chez trois corvidés sauvages (deux choucas des tours et un corbeau freux) accueillis dans un centre de revalidation de la faune sauvage en Brabant flamand. Cette découverte n'était pas une surprise : le virus circulait déjà chez des oiseaux dans les pays voisins.

Fréquente en Wallonie ?

Le premier cas wallon a été détecté en juillet 2026, en province de Namur, chez une pie bavarde. Le virus reste, à ce stade, rare et sous étroite surveillance dans la région.

Depuis 2023, l'Université de Liège, en collaboration avec le Département de la Nature et des Forêts du Service Public de Wallonie, surveille la circulation du virus du Nil occidental dans les centres de revalidation pour la faune sauvage (CREAVES). Plus de 2 170 oiseaux ont ainsi été analysés entre 2023 et 2025, sans qu'aucun cas ne soit détecté avant celui de la pie bavarde en juillet 2026.

Fréquente dans le monde ?

Le virus est endémique dans de nombreuses régions du monde : Afrique, Moyen-Orient, Amérique du Nord et du Sud, et une partie du sud et du sud-est de l'Europe. Ces dernières années, son aire de répartition s'est étendue vers des régions jusque-là épargnées, dont la Belgique — une extension liée en partie aussi au renforcement de la surveillance.

Présent en Europe depuis les années 1960, le virus y a connu une progression marquée ces cinq dernières années. En 2025, 14 pays européens ont rapporté 1 112 cas humains contractés localement (dont 779 en Italie, 96 en Grèce et 62 en France) et 97 décès. La même année, 186 foyers ont été recensés chez les chevaux et 359 chez les oiseaux à travers l'Europe, dont 3 foyers aviaires en Belgique.

Aux États-Unis, le virus a été identifié pour la première fois en 1999 à New York, avant de se répandre sur l'ensemble du continent nord-américain, puis en Amérique du Sud (Colombie en 2004, Argentine en 2006).

Comment se protéger ?

Il n'existe pas de vaccin humain contre le virus du Nil occidental. La prévention repose donc avant tout sur la réduction des piqûres de moustiques, en particulier au crépuscule et la nuit :

  • Installer des moustiquaires aux portes et fenêtres.
  • Porter des vêtements légers mais couvrants, de préférence clairs (manches et pantalons longs).
  • Utiliser un répulsif anti-moustiques adapté, à renouveler après une baignade.
  • Limiter les eaux stagnantes autour de l'habitation (coupelles, gouttières, réservoirs), qui servent de lieux de ponte aux moustiques.

Comment protéger nos animaux ?

  • Limiter l'exposition des chevaux aux moustiques : écuries protégées, répulsifs adaptés, sorties au pré évitées aux heures de forte activité des moustiques. Un vaccin existe pour le cheval. Référez-vous aux conseils de votre vétérinaire.
  • Participer à la lutte contre les moustiques en supprimant les eaux stagnantes autour des lieux d'hébergement des animaux.
  • Signaler tout oiseau trouvé mort via le formulaire d'encodage prévu à cet effet ou directement en contactant par téléphone le 1718 pour les francophones ou le 1719 pour les germanophones.
  • Contacter un CREAVES pour tout oiseau affaibli ou blessé.

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